Sam 3 Mai 2025 - Âme de polygame
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Sam 3 Mai 2025 - Âme de polygame
Je n'ai pas encore vraiment fait le point, il me faut un peu de temps pour ça. Je sais que je dois faire des efforts, apprendre à me remettre en question. Repenser à tout ce que j'ai fait de travers. Je dois surtout faire attention à ma manière de réagir envers Pascal. Quand j'y pense, ça me donne mal à la tête, des migraines, et ça me donne envie de dormir.
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Je n'aime pas y penser, alors je zappe. Parce que, pour être parfaitement honnête, je n'aurai pas supporté la moitié de ce qu'il s'est pris dans les dents de ma part. Ça me ramène à mes relations passées… Ils m'ont tous reproché les même choses... Je suis froide, distante, je me ferme comme une huître s'ils font un pas de travers… Je croyais avoir changé! Apparemment pas!
Je les traite d'une façon que je n'accepterai jamais d'être traitée. J'ai honte.
Pourquoi sont-ils si patients? Pourquoi ne disent-ils rien avant qu'il ne soit trop tard… Oh! Est-ce que c'est trop tard avec Pascal? Non, non, ça ne se peut pas. Faut que je me rattrape et vite. Mon dieu, comment puis-je être aussi horrible, distante, froide avec quelqu'un que je dis aimer? Une horreur. Je me déteste d'être comme ça.
Jeudi soir, en arrivant chez Pascal, j'ai appelé Caro comme prévu avant d'entrer. Caro était top.
Elle a bien joué le jeu. Elle est venue gratter à la porte côté jardin. Dès son entrée, elle a annoncé à Pascal qu'elle était en manque de sexe. Ça m'a fait sourire. Elle a fait semblant de me voir après et on s'est fait signe. Pace est resté planté là, ne sachant pas comment réagir. Il a glissé un regard dans ma direction, et s'est détendu quand il a vu que je souriais.
J'étais au salon, alors elle a dépassé Pascal pour venir s'asseoir vers moi. Elle lui a demandé de lui préparer un drink aussi. On a échangé quelques mots avant qu'elle ne retourne rejoindre Pascal derrière le bar pour se pendre à son cou. Elle avait oublié de lui faire un bisou en arrivant.
Quand il est venu s'asseoir, en plein milieu de la discussion, elle s'est jetée à califourchon sur lui. Ils se sont embrassés et Pascal a voulu gentiment la repousser, gêné j'imagine par ma présence. J'ai rigolé. Caro disait qu'ils ne s'étaient pas vu de la semaine, et qu'elle se sentait délaissée. Pascal a pris ça à la rigolade, et me suppliait de l'aider à se débarrasser d'elle.
J'ai répondu que c'était sa copine aussi, que c'était à lui d'assumer. Je n'avais rien à dire et que je n'allais pas m'en mêler. Que si elle se sentait délaissée, ce devait être de sa faute, c'était à lui de savoir quoi faire. Il a sourit. Elle était mignonne avec son petit top moulant et décolleté. Il a des signes physiques qui ne trompent pas; elle l'excitait.
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Il a passé la main dans ses cheveux pour dégager son visage et lui a rendu son baiser. Il hésitait encore, et je crois que c'était parce que j'étais là. Ou peut-être parce qu'il repensait à Viki qui venait à peine de partir. Je ne sais pas. Pour montrer que je n'avais pas l'intention d'intervenir, je me suis levée pour aller à la cuisine me chercher à boire, et en passant je l'ai embrassé.
En revenant de la cuisine, je me suis allongée dans le fauteuil, en leur tournant le dos. Je me suis mise à zapper la télé, à la recherche de quelque chose à regarder. J'ai choisi "World War Z".
Je l'avais déjà vu et revu. Mais, je l'ai choisi, parce que le bruit du film pourra couvrir le bruit de leurs ébats. Caro l'a pris par la main pour l'entraîner vers la chambre.
Il lui a dit qu'il la rejoindrait et il s'est accroupi près de moi pour demander si ça ne me gênait pas. Je lui ai demandé si j'avais une tête de quelqu'un que ça dérangeait en souriant. Je me suis penchée pour l'embrasser et lui ai chuchoté qu'elle avait le droit de le vouloir pour elle toute seule de temps en temps. Il a secoué la tête. Ouf, pas besoin de me forcer ou faire semblant ce soir!
Parfois, j'éprouve une vive jalousie à voir Pascal si affectueux et tendre avec Caro. Ou de l'entendre lui murmurer des mots d'amour. Parfois, j'ai même l'impression qu'il prend plus de plaisir avec elle qu'avec moi. Mais pas ce soir. Ce soir, j'étais contente qu'elle soit là. Contente de l'avoir comme amie et complice. Et contente de ne pas être sa seule petite femme!
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On pourrait croire que c'est dur pour moi que Pascal ait une autre femme que moi depuis si longtemps, mais même pas. Je viens d'une famille de polygame.
Mon grand-père maternelle avait 11 femmes.
Ma grand-mère était sa femme principale, parce que la 1ère, ce qui fait que petite, je ne trouvais pas bizarre toutes ces femmes qui se relayaient pour s'occuper de nous quand on allait chez ma grand-mère.
A cet âge là, on est pas surpris que sa mère ait autant de demi-frères et sœurs. Ma grand-mère s'entendaient bien avec les autres femmes, et elles vivaient toutes dans le même village. Je ne trouvais pas la situation bizarre. Je trouve plutôt bien de ne pas avoir à jeter sa femme parce qu'on en rencontre une autre. Mais bon, on nous a programmé pour la monogamie...
Ils n'ont pas jugé utile de fermer la porte de la chambre. Pascal a dû s'imaginer que j'irai les rejoindre. J'ai souri toute seule en me disant que j'avais eu une brillante idée d'appeler Caro. Je ne me sentais pas d'humeur de passer après Victoria. Je pense que Caro a dû lui faire même oublier que quelques instants plus tôt, il s'envoyait en l'air avec une autre.
Vendredi matin, au réveil, on était toutes les 2 étalées sur lui. Il devait avoir chaud. Je m'étais réveillée avant eux, mais j'ai préféré continuer à faire semblant de dormir. Je ne suis pas du matin, et je n'avais pas vraiment envie de me lever. Il faisait gris, il pleuvait et il faisait froid. Je les ai entendu faire la navette à la salle de bains, mais moi, j'avais juste envie de rester sous la couette.
Pascal a été le 1er à quitter la chambre après avoir pris sa douche. Sans doute pour aller préparer le petit déjeuner. Au moment que Caro sortait de la chambre, Pascal lui a demandé de me dire de venir déjeuner. Elle a voulu me secouer, j'ai juste ouvert un œil en secouant la tête et me suis retournée de l'autre côté. Il savait tous les 2 que je déteste qu'on me réveille.
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Une fois que Caro est sortie de la chambre, je me suis étirée. Arh, aucune envie de me lever!
En mode zombie, j'ai fait un tour à la salle de bains. Pas envie de sortir du lit. En plus, il faisait froid. Trainant les pieds, je me suis décidée à aller déjeuner.
Quand j'ai ouvert la porte, ils étaient à moitié couché sur la table à manger en pleine... heu... J'ai aussitôt refermé la porte. Ils ne m'ont pas vu. Par contre, ces quelques secondes m'ont suffit pour prendre la mesure de ce qui se passait.
Pascal avait la main sur sur sa bouche et lui faisait "chuuut", pour qu'elle ne fasse pas de bruits, pour ne pas me réveiller. Je me suis replongée au lit.
Ce temps gris était une invitation à dormir. Je me suis endormie presque aussitôt...
On a passé toute la journée au lit. Pascal avait assez d'énergie pour nous satisfaire toutes les 2. A force de les voir se grimper dessus, j'en ai eu envie aussi…
Vendredi soir, on n'avait pas envie de sortir. Tant mieux, je n'avais pas envie de passer la soirée crispée, à m'attendre à le voir disparaître, ou faire une crise parce qu'il discutait trop avec celle-là ou celle-ci. Ou que je me sentais seule parce qu'il passe trop de temps avec ses copains. A la maison, je me sens "safe". Après son appel vidéo avec Jess et les enfants, Pascal s'est détendu.
Caro est restée un moment avec nous, puis je crois que Pascal lui a demandé de nous laisser seuls. On est resté planquée pendant qu'il parlait à Jess. En venant me faire la bise, elle m'a fait un clin d’œil. J'ai failli éclaté de rire. On a échangé un clin d’œil, parce que notre plan avait marché. Ces petits secrets renforcent notre amitié, comme savoir qu'on peut toujours compter l'une sur l'autre.
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