Ven 2 Mai 2025 - J'avais tord (1)

Publié le par JaneDo

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Ven 2 Mai 2025 - J'avais tord  (1)

Ah, je suis tellement bête! Hier matin, Pascal s'était absenté un moment, j'avais oublié que lui et MSG (Victoria) devaient aller chercher les résultats des tests qu'ils avaient fait ensemble. Qu'est-ce que je suis idiote. Je me rappelais juste qu'ils avaient RV ce soir pour fêter ça. Le fêter sexuellement bien entendu.

Pascal a été malin, on est sorti manger au resto hier soir, il m'avait incitée à prendre ma voiture. Il avait quelque chose après. C'est là que je me suis rappelée de leurs conversations, et que j'ai compris qu'il essayait de se débarrasser de moi le plus simplement du monde. Sauf que là, je sais ce qu'il essaie de faire et ça me fout les nerfs en plots. Ce soir, ça ne marchera pas!

On a discuté pendant tout le repas. Quand le sujet devenait chaud, on baissait le ton, le lieu pour discuter était mal choisi. Je l'observais, ciel, qu'est-ce qu'il est beau. Ça devrait être punissable d'être aussi beau, d'être à l'aise financièrement, d'avoir de la classe… et d'être si bon dans un lit. J'ai eu envie de l'embrasser, de le serrer dans mes bras et de lui dire que je l'adorais du plus profond de mon cœur.

Je le revoyais camper devant ses portes françaises à regarder le lac au loin. Moi, j'appelle ça une baie vitrée, mais avec des portes, ça devient des portes vitrées. Je ne savais pas qu'on appelait ça des "portes françaises". C'est Pascal qui me l'a dit. Comment les fabriquant ont-ils fait pour intégrer ces stores occultant? Aucune idée.

Hier, j'ai dit à Pascal que son attitude du dernier week-end au chalet m'avait dégoûtée. Je voulais savoir pourquoi il avait été si distant, si froid. Il m'avait évité tout le week-end. Je m'étais demandée ce que je faisais là. J'ai eu envie de partir. Ce qui m'a retenue, c'était qu'on risquait de penser que j'avais fini par en avoir marre qu'il me trompe tout le temps. Ils penseraient que j'avais finalement pété un câble. Ou pire, que j'étais jalouse qu'une autre ait réussi à me voler ton cœur.

Pascal s'est gratté la tête et a été se poster devant les portes vitrées à regarder le lac. J'ai été vers lui. A ses côtés, j'ai regardé le paysage. Dieu que c'est agréable d'être chez lui. Ça m'a rappelé tous les bons moments passés ici, Thomas, les grillades, etc. J'aimais être chez lui. Passer le week-end ici, c'était un peu comme être en vacances. En plus, il cuisine comme un chef, et me prépare toujours de petits plats.

  • Tout allait bien le vendredi soir. Même si on est arrivé tard, c'était chouette de sortir. J'ai adoré danser avec toi, et tout à coup… le lendemain, tu étais froid.

Pascal s'est retourné vers moi. Mince, il avait les larmes aux yeux. Arh, pourquoi?

  • Jane… est-ce que tu m'aimes?

J'étais atterrée! Comment pouvait-il même me poser une question pareille. Bien sûr que je l'aime. Je l'aime à la folie. Ne le sait-il pas?

  • Bien sûr…
  • Pas bien sûr, pas, je t'aime bien… Je veux savoir si tu m'aimes vraiment?
  • Comment peux-tu en douter? Oui, tu le sais bien, je t'aime plus que ma vie…
  • La tête penchée, il a plongé ses beaux yeux verts dans mes yeux. Il a soupiré.
  • Difficile à croire. Tu sais… parfois ce que tu dis ou ta façon d'agir avec moi me blesse. Tu me repousses sans arrêt. Ça me déchire le cœur. Parfois, je ne sais vraiment pas ce qui se passe…

Il a baissé les yeux, hésitant.

  • J'ai souvent l'impression que tu joues avec mes sentiments… J'avais envie qu'on parte quelques jours rien que les 2. Évidemment, tu as refusé. Chaque fois qu'on est parti en vacances, tu as ramené Caro. A croire que tu ne veux pas être seule avec moi. C'est moi qui ait dû insisté pour qu'on se voit les lundi et mardi. Tu n'as jamais de temps pour moi. Ça me fait penser que je… t'impose ma présence. J'ai voulu t'emmener aux Seychelles, un paradis pour les amoureux. Tu trouvais ça trop loin. Tu as refusé tout mes iodées de vacances à 2...

Pascal a eu un long soupir;

  • Tu n'aime peut-être pas partir en vacances avec moi. J'ai voulu t'aider avec ton loyer. Tchiiii, c'était comme si je t'avais insultée. J'aide Caro, mais je ne peux pas aider ma femme! Tu connais tous mes amis, mais tu me gardes éloigné des tiens. Les rares fois où on a croisé des amis à toi, ou des membres de ta famille, tu as dis que j'étais un "pote". Rien qu'un pote. Ça m'a blessé, mais je n'ai rien dis. Tu ne veux pas de moi dans ta sphère privée. C'est à se demander qui je suis pour toi…

Que dire! Ce n'était pas tout à fait vrai, mais comment m'expliquer? On en avait parlé et reparlé, il savait pourquoi. Est-ce qu'il voulait vraiment qu'on vive comme tout le monde?

Est-ce qu'il veut vraiment qu'on ait la vie de ces petits couples ennuyeux?

Je me demande comment il me voyait finalement! Ce qu'il me disant me poignardait dans le cœur. Est-ce que j'étais si horrible?

  • Vendredi, c'était super. T'étais venue vers moi, j'y croyais pas. C'est aussi rare que les mois de 28 jours! Mais… il a rigolé tristement… je t'ai pris la main 2 ou 3 fois, et tu as chaque fois retiré ta main. Je suis aussi venu vers toi, et passé les bras autour de toi, tu t'es arrangée pour t'éclipser. J'ai essuyé rejet sur rejet. Je ne comprenais plus rien. Tu t'amusais avec les autres, mais tu m'évitais. C'était discret peut-être, mais tu me repoussais invariablement. Tu es distante et froide. Je me fais une raison et j'ai préféré me murer dans mon coin et t'ignorer.

Pascal avait les larmes aux yeux en ajoutant; "ton attitude m'a énormément blessé". Tu me fais souvent vraiment mal. Je n'ose plus t'approcher quand on est en groupe, parce que je devine que tu vas me jeter.

Aoutch! Est-ce que j'étais si horrible? Est-ce que je l'avais autant blessé? Je ne me rendais pas compte que j'étais aussi distante! Alors que je l'écoutais continuer à énumérer les nombreuses vexations que je lui avais causé, je me remémorais ma conduite. C'est vrai, je comprends que de son point de vue, je l'avais repoussé, jeté, moi qui pensais ne pas le mettre mal à l'aise, j'ai fait tout le contraire. Je l'avais blessé, alors que je croyais être celle qui avait été blessée!

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L
Les peu de fois où tu as parlés de ça, tu l'avais clairement repoussés. En lisant ce qu'il ta dit, je pense que les tords sont partagés. Tu pensais bien faire, tu ne pouvais pas deviné qu'il prendrait mal chaque geste venant de toi. Je dirais que c'est partagé. Mais en lisant entre les lignes, c'est sûr que tu le rabroue trés souvent.
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J
Aïe... tu as totalement raison. Je ne me rendais pas compte que j'étais encore comme ça. Je croyais avoir changé, parce que presque tous mes ex me reprochent la même chose.... Je suis trop nulle :(