Ven 20 mars 2026 - Trop chou
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Ven 20 mars 2026 - Trop chou
Des fois, Pascal me fait mourir de rire. Je n'avais pas trop envie de monter à Loèche. Si j'étais sûre qu'il ne montait pas du week-end, je ne serais pas venu. Je lui ai donné une chance, il avait insisté qu'il viendrait demain. Si par hasard il ne venait pas, je serais libérée, le week-end prochain, je ne viendrais pas m'emmerder à Loèche, alors que Pascal n'est pas là.
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Aussi je repensais au fait que j'avais laissé couler la dernière fois qu'il m'avait posé un lapin. Du coup, il avait remis ça encore et encore, comme il allait sans doute le faire ce week-end. C'est de ma faute, je n'aurai pas dû laisser passer ça la dernière fois. J'aurai dû refuser de le voir. Mais, Pascal est arrivé ce soir. Tard, mais il était là. Rien que d'entendre sa voix et voilà que mon cœur danse la Java!
Il m'a dit qu'après le souper chez sa grand-maman, il a appelé un taxi et les a fourré dedans pour monter directement ici. Il n'allait pas faire 150 km pour les ramener et retour pour monter. Depuis Montreux, il n'avait plus que 100km à faire et il était au chalet. Avec la tête qu'il faisait, ça me fait pouffer de rire. On dirait qu'il savait que ce n'était pas cool de faire ça, mais ça lui faisait moins de route.
Jess a dû me bénir de tous les noms d'oiseaux. C'est mignon qu'il soit venu ce soir. A sa place, je serais rentré me reposer chez moi, et j'aurai pris la route demain vers midi, sans me stresser. Mais il était là, avec ses yeux verts étincelants. J'avais envie de lui sauter dans les bras. Mais je me retiens, même si je rigole, je lui ai fais un petit bisou bien sage sur les lèvres.
Il a passé son bras autour de moi et m'a attirée à lui, en me disant qu'il avait promis qu'il serait là ce week-end, alors il est là. Adorable. C'était à peine 23h, la soirée ne faisait que commencer. Il m'a prise la main et traînée vers ses potes qui discutaient au bar. J'ai fais celle qui se laisse traîner, mais en fait, j'étais toute contente et fière. J'étais trop contente.
J'avais envie de passer mes bras autour de lui et poser ma tête sur ses épaules. Si j'étais plus sûre de moi, je lui aurais proposé qu'on se retire dans notre chambre. Et on aurait passé le reste de la soirée à se faire des bisous, au salon ou dans notre chambre. Les autres pouvaient bien faire la fête en bas, ou dans un des bars de la station, et moi, je l'aurai pour moi toute seule.
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Mais voilà, j'avais peur qu'il se fasse chier enfermé avec moi. Arh, puisqu'il me serrait contre lui, je me suis contentée de rester collée à lui. Ils ont voulu que Pascal se mette au piano. Ils avaient envie de chanter. Chaque fois que nos regards se croisaient, Pascal voyait que je souriais. Que j'étais contente. Parfois je pouffais de rire à l'imaginer en train de fourrer Jess dans un taxi!
Seul gros bémol, son natel n'arrêtait pas de buzzer! Probablement sa femme. C'était assez énervant… Même si je me sentais grasse, grosse, personnage tristou, mal dans ma carcasse, j'étais contente de passer tout le week-end avec lui. Je me réjouissais de me mettre en boule dans ses bras pour dormir tout à l'heure. Son sourire me fait croire qu'il est content d'être là, qu'il est venu pour moi…
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