Sam 11 juil 2026 - De la concurrence! (2)
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Sam 11 juil 2026 - De la concurrence! (2)
Je me repose trop sur mes lauriers. Je ne cherche plus à stimuler les choses. Je fais très peu d'efforts. Et je passe juste mon temps à regarder Pascal… vivre sa vie! Est-ce que j'ai perdu mon côté amusante, excitante? Arh, j'étais mortifiée à l'idée qu'ils fassent des choses pareilles quand je suis moi dans les parages! Dire que je souris bêtement pendant qu'ils me poignarde dans le dos.
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Caro continuait d'une voix remplie de tendresses; que si on n'y allait pas, qu'il lui envoi un petit message, elle n'irait pas non plus. Elle lui a demandé s'il ne pouvait pas inventé un truc, comme quoi il passait 1h au picnic, juste pour les potes, et rentrerait tout de suite après. Juste 1h...
Elle aurait préféré qu'on passe le week-end chez elle en fait.
Pascal a dit qu'il sentait que j'avais besoin qu'on passe du temps ensemble. C'est ce qu'il voulait faire ce week-end. Caro lui a demandé s'il avait eu Natacha en ligne. Je l'ai vu faire la grimace. Je lui souriais comme si de rien. Pascal a dit qu'il devrait y aller. Je savais qu'il était en ligne avec elle. J'allais finir par me poser des questions. Pour donner le change, il est entré dans le magasin.
Je l'entendais toujours. J'ai appris dans quel hôtel on allait, parce que Caro le lui a demandé. Mes oreilles ont pris feu quand elle lui a dit qu'elle prendrait une chambre dans le même, et qu'il pourrait faire une pause vers elle. Pascal a rit. Puis, il lui a dit que c'était une bonne idée. Excitante même. Qu'il ferait lui-même la réservation une fois à l'hôtel. Il lui a même dit qu'il allait acheter des clopes pour justifier l'arrêt.
Ils se sont chamaillé en riant à qui devait raccrocher. Ils sont dit des mots d'amours, et partager des bisous. Et Pascal est revenu. Je m'imaginais la tête des gens dans le magasin, qui l'entendait envoyer des bisous, et dire des "je t'aime" à quelqu'un au téléphone, alors qu'une ploukette attendait dans la voiture. J'avais envie de me cacher. J'étais mortifiée, au bord des larmes. Mais j'ai fait semblant de bailler et j'ai souri.
Après s'être installé à l'hôtel, on est sorti prendre un verre et manger une glace sur une terrasse. Pascal était descendu m'attendre dans le Lobby. Je devine que c'était pour réserver une chambre pour Caro. Il a prétendu que c'était pour me laisser me préparer tranquillement. OMG, en temps normal, je ne me serais doutée de rien.
Comme je ne mentionnais pas le coup de fils de Caro, Pascal en a parlé. Il a prétendu qu'elle appelait pour savoir si on allait au picnic ce soir. Je lui ai demandé ce qu'il en pensait, ce qu'il voulait faire. Il a dit qu'on verra ça plus tard. Ce qui n'a fait que sonner toute sorte d'alarmes dans ma tête. Il allait utiliser ça comme excuse pour filer?
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Ou si j'étais assez distrayante, il restera avec moi? Et je fais quoi de Caro dans notre hôtel?
En milieu d'après-midi, on est rentré à l'hôtel faire une petite sieste crapuleuse. Pascal était tendre et très câlin, ce qui fait que j'ai complètement oublié Caroline. Je me suis endormie dans ses bras. J'avais entendu son natel. Ou était-ce le mien? Il est sorti de la chambre. Il n'a pas fait long. Il est revenu avec un verre d'eau pour moi. La seconde d'après je dormais.
Vers les 18h, comme il pensait que je dormais, il s'est éclipsé pendant un peu plus d'1h. J'ai calculé.
On s'est installé sur la terrasse pour manger, et Pascal m'a redemandé si je voulais manger ici, ou aller au picnic? Comme s'il se parlait tout seul, il a marmonné qu'il devrait peut-être y faire un saut, même seul, juste un petit 1/4h, question de montrer qu'on participait aussi. Il m'a demandé ce que j'en pensais.
J'ai fait la grimace, je n'avais pas envie de bouger. Pour digérer, j'ai proposé qu'on aille marcher au bord du lac. Pascal a souri, il avait un autre idée. Il allait faire un saut au picnic, qu'il serait de retour dans 1h. Donc, il m'a ramenée en haut. Dans l'ascenseur, j'ai cherché quoi dire, pour finir, je lui ai dit que je l'accompagnais. Après tout, on n'allait pas faire long. Il a dit que ce n'était pas la peine.
Il m'a dit de rester tranquille, que ce serait un aller-retour. J'ai répondu que justement, puisque c'était un aller retour, l'idée me plaisait. Il s'est changé sans me répondre. Il a répété que ce n'était pas la peine de s'embêter à 2, il m'a fait un bisou et filé. Tsss, il me prend pour une bille! Il était aussi impatient que ça d'aller rejoindre Caro?
Pascal avait dit qu'il ne serait absent qu'une petite heure. Mais il a près de 2h avec Caro.
Je sais qu'il n'a pas été au picnic. Sa voiture était toujours dans le parking sous-terrain. J'ai été vérifié. Je devais continuer à faire l'ignorante, mais je me sentais blessée. J'ai essayé de voir le côté positif, comme je fais d'habitude, mais sans succès. C'était atroce qu'il fasse venir sa maîtresse à notre hôtel, et m'abandonne pour aller la retrouver.
Il est vraiment bizarre. J'étais sur le canapé quand il est revenu. Après avoir passé son absence à sauter Caro, il m'a embarquée pour remettre ça. Je ne pouvais pas le repousser, alors j'ai joué le jeu. Un moment donné, j'ai même oublié ce qui s'était passé avec Caro.
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Avant que je ne glisse dans les bras de Morphée, je l'ai senti se relever et quitter la chambre. C'était quand même plus de minuit. J'allais m'endormir, mais pour me rassurer, je me suis levée pour le chercher. J'aurai prétendu avoir soif. Mais il n'était déjà plus dans la chambre. Le rat! Il est retourné se vautrer dans les bras de Caro?!
Je ne lui suffisais pas??? Triste et vexant. Tant pis, j'ai éclaté en sanglots. J'avais mal.
J'ai décidé de frapper fort. De marquer le coup. Bon, peut-être que ça ne fera rien, qu'il s'en foutrait, mais il fallait que je réagisse. J'ai décidé de partir. Foutre le camp. Qu'il retrouve un lit vide en rentrant. Il saura que j'ai remarqué son absence. Je ne dirais jamais que je savais. Je n'en parlerai pas. Je voulais qu'il se creuse la tête tout seul.
Il avait dit à Caro qu'il voulait me consacrer son week-end... mais il l'a faite venir ici... Imbuvable.
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