209/2013 - Comme un cheveu sur la soupe... (1)
Dimanche, 28 juillet 2013 - 209/2013 - Comme un cheveu sur la soupe... (1)
Le message de Caro: “Mais qu’est-ce que tu fous? Dépêche toi de te ramener.” m’avait quelque peu alarmée. Je n’avais pas eu le temps de la rappeler, je me suis juste dépêchée de me changer et de partir vite fait. Je l’ai appelée en route, et j’ai croisé les flics, mon natel à l’oreille. Heureusement, ils auraient dû interrompre la circulation pour faire demi-tour et me chasser après.
Caroline a vu le bateau rentrer. On dirait qu’elle a passé la nuit à surveiller!!! Avec les lumières sur le bateau, elle a vu qu’ils n’étaient pas rentré seuls. Ils étaient partis à 5, et là, il devait y avoir au moins une dizaine de personnes sur le bateau au retour. Pour faire bonne mesure, elle a attendu une bonne demi-heure avant de se pointer chez les garçons. A son arrivée sur la terrasse, éclairé uniquement à la bougie, les silences et regards froids l’ont presque fait fuir.
Mais le fait qu’elle connaissait Pascal et Thomas depuis bien plus longtemps que toutes les filles sur place l’a décidée à ne pas se laisser intimider. En arrivant à mon tour après 4h du matin, j’ai compris ce qu’elle avait voulu dire! J’ai moi aussi été accueillie comme un cheveu sur la soupe.
La balançoire, "ma balançoire", sur la terrasse, était occupée par 2 effrontées que je ne connaissais pas. Elles se balançaient en poussant des gloussements. Le peu de tissu qui les couvraient ne suffirait même pas pour faire une moitié de t-shirt. Ventre à l’air, quelques centimètres de tissus pour couvrir l’endroit où devrait se trouver les seins, et un short qui faisait plus penser à un slip tanga!
Pascal occupait un des canapés de jardin,tournant le dos au parc de voitures, la copine à Elodie collée à son épaule. Ils étaient en pleine discussion quant j’ai parqué devant la maison. Pfff, on aurait cru qu’elles étaient en territoire conquis, et m’ont regardées l’air de dire; “C’est qui celle-là? Qu’est-ce qu’elle vient foutre ici?”. Elles ne devaient pas savoir que j’étais une copine à Pascal, même, sa copine!
Caroline, était juchée sur le bord d’un des fauteuils. Elle avait l’air seule. Personne ne semblait lui adresser la parole. J’avais les crics! J’aurai voulu aller m’asseoir à côté de Pascal, juste entre les 2. Quitte à la pousser hors du canapé. Je n’aurai pas pu sans avoir l’air de faire une scène. J’ai dû me contenter de faire un bisou à Pascal et m’asseoir en face. Caro s’est aussitôt assise à côté de moi.
Effectivement, personne ne nous adressait la parole. Paul et Michel étaient occupés à se faire draguer. Ils étaient aux anges. Pascal bien trop occupé à discuter avec l’autre pouffe, m’a adressé un vague sourire. Elodie était assise à la droite de Pascal, dans un fauteuil. Elle ne semblait pas beaucoup s’amuser. Je piaffais d’être reléguée dans un coin, d’avoir l’impression d’être une fois encore de trop. Comme si Caro et moi étions dans une fête privée à laquelle on n’avait pas été invitée.
A mesure que les minutes s’écoulaient, j’avoue que je commençais à fulminer de rage. Pascal ne m’avait pas adressé la parole depuis que j’étais arrivée. Jamais ce genre de chose se serait produite si ça avait été Thomas. D’ailleurs, où était Thomas?
Je suis rentrée sous prétexte de me faire un café. Ensuite, au summum de la frustration, je suis revenue, et je me suis incrustée au milieu, où j’avais envie d’être depuis le départ. Le coeur dans la gorge, j’ai demandé à l’autre de m’excuser et de se pousser. Et, faisant celle qui ne remarquait pas avoir été malpolie, j’ai demandé de quoi ils parlaient. Intérieurement, j’étais furax de chez furax. Furax contre Pascal de se laisser aussi facilement mener par le bout du nez. Se comportant comme un imbécile avec "sa copine" face à ce genre de pouffiasse.