210 - Tu es ma Paire
Jeudi..... 29 juillet 2010
Avec Pascal, on avait décidé qu'il était préférable d'éviter de se croiser en public, genre en boîte ou dans les bars. Cela évitait qu'il y ait un malaise ou de devoir se comporter comme de vrais salauds l'un envers l'autre; devoir s'éviter, ne pas trop se parler, supporter de voir l'autre passer la soirée avec d'autres gens, s'amuser ou même flirter avec quelqu'un d'autre. Pascal m'a rappeler qu'il était jaloux, qu'il ne pourrait pas supporter de me voir folâtrer avec un autre mec.
Si on était sous surveillance ce serait un peu trop facile de deviner que, le jeudi soir, il y avait bien des chances qu'on nous trouve ensemble. De plus, j'avais du boulot, j'avais commencé une grande toile et je devais la terminer.
Mais Pascal ne voulait pas sortir, traîner dans les boîtes n'a jamais vraiment été sa tasse de thé, il voulait me voir. Il n'avait pas d'entraînements ou de matchs, alors c'était un peu bête de gâcher autant de nos soirées.
Finalement, je me suis laissée convaincre. J'ai proposé qu'on aille prendre un verre et rentrer après chacun chez soi; j'avais l'intention de passer la fin de soirée à peindre.
J'avais des trucs à lui demander, cela faisait plusieurs jours que ça me travaillait. Je savais qu'il voyait Caro, je voulais la confirmation.
Probablement que quelque part, je cherchais à jeter la faute sur lui, un moyen de me déculpabiliser, à cause de ce qui c'était passé avec Thomas, en rejetant la faute sur lui. Donc je cherchais à le rendre coupable, puis lui avouer ma faute...
On a été manger et il était trop chou... Je le lui ai dit... Pas facile d'amener le sujet sur la table!
Glups, j'avais un peu les boules! Je ne sais pas si j'avais raison, mais je pensais que je devais tout lui dire, lui expliquer, m'expliquer, tout lui avouer avant qu'il ne l'apprenne par quelqu'un d'autre. J'avais peur, peur qu'il le prenne très mal.
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Qu'est-ce que tu fais avec Caro? Tu ne veux pas qu'elle vienne en vacances avec nous, pourtant, je sais que tu passes beaucoup de temps avec elle! Comme un soir quant tu m'as parlé de ton boulot, je crois que c'est ce soir là que Caro avait débarqué chez toi, tu es parti la raccompagner, et tu es rentré tard, si tard que tu ne m'as pas réveillée... Qu'est-ce qui s'est passé?
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Rien. Il ne s'est rien passé. Je l'ai raccompagnée, point barre. Elle voulait que je reste, pour parler, mais tu m'attendais à la maison.
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Arrête, je sais que tu va souvent chez elle et aussi que tu dors chez elle...
- Je ne peux pas me permettre ce genre de chose, tu le sais bien. Ca pourrait me causer des ennuis. Caro le sait. Les photos qui pourraient avoir l'air compromettante, huh, je préfère éviter... Dis? Tu cherche à ce qu'on se dispute ou quoi?
Glups! M'aurait-il perçue à jour? Comment être fâchée avec lui, comment lui en vouloir? Impossible!
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Ne parlons pas de Caro, je ne veux pas que tu sois jalouse d'elle, ça n'en vaut pas la peine! Tu sais, je suis loin d'être parfait, ça m'arrive de faire des conneries monstres! Je suis bourré de défauts, d'une jalousie implacable, têtu, un peu trop possessif, même encombrant par moment, mais je t'aime à mort. Je suis bien avec toi, j'aime comme tu es...
- Cœur, je t'aime. Je t'aime très très fort, à l'infini et ce que tu appelles des défauts, je les aime aussi.
Il souriait et ses yeux étincelaient.... Graouh, j'avais envie de lui... L'envie d'embrasser cette bouche, frotter ma joue contre la sienne, de toucher sa peau, le coller comme une limace géante... Afff!
- Ta chaleur, ta tendresse, tes sourires, tes rires, les battements de mon cœur quant je suis près de toi... Afff, tellement de petites choses comme ça, je pourrais continuer des heures, tout ce que tu m'as fait ressentir, ton amour... Je ne veux RIEN PERDRE de tout ça... Tu es ma paire Jane. Oui, tu es ma paire, je crois que je l'ai su dès que je t'ai vue...
- Ta paire? Tu veux dire ton âme sœur?
- Non, pas âme sœur, ma paire... Tu sais, ce qui rend un ensemble complet... Ma paire quoi!
J'allais passer des heures à y réfléchir... Je ne comprenais pas vraiment ce qu'il voulait dire, mais c'est un terme qui m'a marqué. Ce qu'il venait de dire m'avait fait une forte impression et m'avait touchée!
On s'est baladé un peu au bord du lac, mais on ne pouvait pas se tenir la main, rien. Juste marcher côte à côte. C'est toujours difficile de se séparer. Probablement, pour ne pas être trop collant, content déjà que j'aie accepter de le voir, Pascal n'a pas trop insisté pour qu'on aille chez lui.
Je dois être carrément maso, parce que je n'avais pas envie de rentrer, plutôt envie de rester avec lui et je ne sais pas pourquoi j'ai tenu à rentrer... J'aurai pu me fouetter pour ma connerie.
A la maison, difficile de me concentrer sur ma toile, il fallait que je me concentre plutôt pour ne pas bondir sur mon natel et le rappeler!!! En se quittant, on avait déjà passé 1h au téléphone après avoir passé la soirée ensemble... Ç'aurait été du délire!
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------ Une Paire - 29.juil.10.jeu - (210) ------