212/11 - Tiraillé entre 3 femmes!!!

Publié le par JaneDo

Dimanche, 31 juillet 2011

On était toujours au salon à discuter quant Jess est arrivée. Elle m’a jeté un regard rempli de mécontentement, elle a demandé à Pascal si c’était pour ça (ça étant ma petite personne) qu’il s’était éclipsé. Il s’en est suivi une petite explication où Pascal lui a dit qu’il rentrait tout simplement et qu’il nous avait croisé Caro et moi, et qu’on avait été prendre un verre chez Caro. Jess avait l’air sceptique, et lui a demandé s’il n’avait pas plutôt rendez-vous avec nous, parce que Caro avait disparu droit derrière lui.

Complètement emmellé dans ses mensonges, Jess a réussit à lui soutirer qu’il avait effectivement prévu de retrouver Caro, il a dû se rendre compte que comme je n’étais pas avec eux au bar, ma présence alors ne s’expliquait pas, alors il a rajouté qu’il ne savait pas que de mon côté j’avais rendez-vous avec Caro.

  • Oui, et on peut en faire des choses en 2h hein?

Puis elle a disparu dans la cuisine. Pascal m’avait fait un thé, il pensait que c’était mieux pour moi qu’un café, je pense que l’eau devait encore être chaude. Jess a demandé à son mari si elle pouvait se servir, il lui a répondu que oui.

On était tous les 2 mal à l’aise, on ne disait plus rien et Pascal avait la tête basse de quelqu’un prit en faute. Normal, il était évident que je savais maintenant que Caro et Pascal avaient concocté de se retrouver en douce. D’ailleurs, il n’osait pas me regarder en face et faisait semblant d’écouter les bruits dans son dos. Jess a dû laisser tomber quelque chose et Pascal a voulu aller voir, mais il n’en a pas eu le temps.

Jess a déboulé au salon, les larmes aux yeux, le menton tremblant;

  • Tu veux qu’elle reste dormir ici?
  • Pas du tout, on prenait juste un verre. On ne faisait rien de mal.
  • Rien que le verre c’est mal... Je veux qu’elle s’en aille alors...
  • Jess!

Visée directement, je me suis levée d’un bond pour partir. On pouvait entendre une petite menace dans la voix de Pascal.

  • C’est peut-être mieux que je m’en aille...

Pascal a fait un geste qui me signifiait de ne pas bouger. Jess a vu son geste, et cette fois, elle a fondu en larmes et en reproches. Je me sentais vraiment mal à l’aise et j’aurai préféré partir, mais je savais que Pascal ne me suivrait pas et j’aurai bien aimé. Je pense que quelque part, j’espérais que les choses dégénèrent et je le récupèrerais au passage. Mais ça ne s’est pas passé comme ça.

Jess lui a reproché de toujours la planter comme une merde quant ils sortaient, pour aller dieu-sait-où, que ce n’était pas juste. Elle se retrouvait toujours toute seule comme une pauvre idiote et c’est toujours pour les autres qu’il se débrouillait pour trouver du temps à passer avec eux. Les larmes ruisselaient sur son visage. Malheureusement, j’étais encore là, là pour le voir fondre devant la détresse de sa femme. Désolé de lui causer de la peine, Pascal l’a prise dans ses bras. Discrètement, je me suis éclipsée.

Dehors, j’ai jeté un dernier regard en arrière pour le voir tenté de la consoler, je ne sais pas pourquoi, mais ça m’a brisé le coeur. Je ne sais pas si c’était pour moi ou pour elle. Ils se sont embrassé, et pour éviter de voir des choses que je ne voulais pas savoir, j’ai préféré disparaître de là.

J’avais les boules... Pourtant, c’est normal qu’il la console non? C’était sa femme après tout! Je savais pourtant qu’il aimait cette bonne femme insuportable, qu’il la connaissait mieux qu’il ne me connaissait pour avoir presque grandi ensemble. Je n’arrivais pas à chasser l’image de la manière qu’il l’avait serré dans ses bras, ni l’expression de son visage. Elle? Je ne l’avais même pas regardée, j’avais juste vu les larmes, mais après, mon regard n’a pas quitté Pascal. C’était évident malgré tout ce qu’il lui faisait, il l’aimait quand même et ça me tendait, me rendait malade, me faisait perdre confiance. Ouai, j’avais les boules!

Je n’ai pas réussi à trouver le sommeil, j’ai tourné en rond comme une hélice. Je ne sais pas ce que j’attendais; qu’il me rappelle? Mais pour dire quoi? Le fait qu’il n’appelle pas me faisait imaginer des choses que je ne voulais pas imaginer. Mais j’avais beau essayé de chasser ces images, je ne pouvais pas m’empêcher de penser que s’il ne rappelait pas, c’est parce qu’ils étaient bien trop occupé à faire l’amour. Rhhhah, désespérant. J’essayais pourtant de me dire qu’il ne pouvait franchement pas me rappeler après avoir séché les larmes de sa femme. Je crois que j’avais le fol espoir qu’il vienne, mais concrètement et logiquement, ce n’était pas faisable. J’en étais consciente, mais en même temps, je continuais à délirer.

Puis, le bip-bip de mon natel... Pascal m’a envoyé un message que je n’arrive toujours pas à interprêter; “Sorry...”.

Mais qu’est-ce que ça voulait dire? Désolé de t’avoir laissé partir comme ça? Désolé pour ce qui est arrivé? Désolé de ne pas pouvoir t’appeler? Désolé... Pfff, je ne savais pas comment lire son message, mais une petite main me serrait le coeur. Je crois que ça me foutait encore plus les boules, il aurait mieux fait de ne rien m’écrire.

Après des heures à jouer au suduko sur mon ordi avec la télé qui tournait pour rien, j’ai décidé de me plonger dans un animé jusqu’à ce que mes yeux se ferment toutes seules et j’ai enfin pu aller m’effondrer au lit. Avant de sombrer, j’ai réalisé que j'avais les larmes aux yeux et le coeur en bouilli.

Je me suis réveillée tard, heureusement, sinon je ne sais pas ce que j’aurai fait, à part tourner en rond comme une hélice.

Caro m’avait envoyé un petit message pour me proposer de passer chez elle, qu’on aurait pu traîner ensemble, se larver quoi. Afff, je n’avais pas envie de me bouger, je voulais ne penser à rien et rester tranquillement chez moi. Elle m’a renvoyé encore un message en début d’après-midi. Je n’avais toujours pas envie de bouger de chez moi. Puis, probablement fatiguée d’attendre que je lui réponde, elle a appelé. J’ai hésité à répondre, puis, je me suis dit qu’après tout, Caro avait toujours été très utile, alors il me fallait soigner cette amitié d’une certaine manière, alors j’ai répondu.

Cachée au bout de la propriété, elle m’avait vu partir de chez Pascal. Elle avait vu ce qui c’était passé et s’était dit que j’avais peut-être besoin d’une amie. Une amie qui comprend et avec qui je pouvais librement parler.

J’étais partagée entre; aller chez elle, et déverser le trop plein qui bouillonait au fond de ma poitrine, ou rester tranquille et essayer de tout effacer de ma tête. Caro a insisté, insisté et j’ai fini par lui dire que si elle voulait, elle pouvait venir chez moi. A peine avoir raccroché, que je changeais d’avis; je ne voulais pas qu’elle entre sur mon domaine, puis ça me ferait du bien de bouger un peu. Alors je l’ai rappelée. J’étais désespérante, parce qu’après lui avoir dit que j’allais chez elle, j'avais à nouveau changé d’avis.

En fait, je crois que j’avais envie de rester seule. Je ne voulais pas qu’elle découvre mon côté changeant, indécise, alors je n’avais pas le choix que d’aller chez elle. Le dimanche, j’aime bien rester tranquille et j’aurai voulu peindre, écouter de la musique, chanter à tue-tête et chez elle, sans mes affaires, je me sentais désoeuvrée.

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212/11 - Tiraillé entre 3 femmes!!! - dimanche, 31 juillet 2011


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