213/11 - 1er août, c'est la Fête Nationale Suisse
Lundi, le 1er août, aujourd'hui c’est la Fête Nationale Suisse... Peut-être que j’aurai dû organiser quelque chose et invité Pascal et Thomas? Seul Thomas sait organiser ce genre de fête, je n’ai ni la place, ni le courage de faire une telle fête. Par contre, à Ouchy, il y aura les feux d’artifices, j’aurai peut-être dû proposer qu’on s’y retrouve pour fêter ma fête nationale? Puis zut, Caro ou quelqu’un d’autre pourrait aussi bien faire ça, tant pis, j’ai pas envie. Par contre, mes potes organisaient quelque chose, mais je n’osai pas imposer Pascal et Thomas, pourtant ils se connaissaient, et je suis presque sûre que ça n’aurait dérangé personne, mais l’idée d’être responsable de la soirée de quelqu’un ne m’emballait pas! Alors, je n’ai rien fait.
Peut-être que si Pascal m’aurait appelée, je lui aurai probablement proposé de venir... Aurait-il accepté?
Ahhh, c’est un jour de congé, et je me suis larvée toute la journée les doigts plantés dans la peinture. J’avais bien de la peine à ne pas penser à Pascal, j’étais presque sûre qu’il avait aussi congé et je me demandais si je faisais partie de ses pensées? Si oui, pourquoi n’appelait-il pas? C’est une horreur, je ne me reconnais plus; depuis quant est-ce que je ne fais que penser à Pascal? Pourquoi est-ce que je n’arrive plus à faire ce que j’ai envie sans penser à mon petit ami? J’ai l’impression que mon esprit est limité, comme si je n’arrivais pas à fonctionner, ou même exister sans lui, c’est lamentable.
A prix d’un petit effort, j’ai effacé temporairement Pascal de mon esprit. Je voulais ne plus penser à lui pour la journée, s’il m’appelait; super, s’il ne le faisait pas; tant pis. Après tout, je ne vais pas en mourir...
Thomas a été le seul de l’autre bande à penser à m’appeler, alors je lui ai proposé de m’accompagner et il a accepté tout content. Lui, je l’adore, toujours partant pour faire la fête.
C’était chouette d’être avec lui, ça m’a rappelé le plaisir que j’ai toujours eu en sa compagnie. Il est ouvert, sociable, s’adaptant si facilement à tout le monde, que je n’ai pas eu à me stresser à penser à lui faire passer une bonne soirée, il s’en occupe tout seul. Pendant un petit moment, j’ai même oublié qu’on était plus ensemble, tant il se comportait comme si j’étais sa petite copine. Toute la soirée, il a été présent, prévenant, à mes côté, souriant... et tendre. J’avais tellement perdu mes repères, que ce n’est que quant il m’a proposé d’aller chez lui, que je me suis rappelée qu’il avait une copine, et que ce n’était pas moi, et aussi, qu’il y avait Pascal...
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213/11 - Fête Nationale Suisse - lundi, 1er août 2011