213/2012 - Faux semblant

Publié le par JaneDo


Mercredi, 01 Août 2012  -  (213/2012)  -  Faire semblant



Aïe aïe aïe, grosse déprime aujurd’hui… Et pourtant, je suis folle de joie d’être seule dans la maison, j’avais même la flegme de promener la petite puce. L’enfer. Chaque fois que je ferme les yeux, je vois de images horribles alors j’ai même de la peine à dormir. Pfff, j’en ai marre.

Pascal m’avait invité à sortir manger avec lui et j’ai inventé une excuse bidon, puis, prise de remords, je lui ai écrit que je n’avais pas la frite, mais que j’avais un truc en famille. Le truc en famille c’était pas vrai, mais il risquait de se faire du soucis ou de se dire que je n’avais pas vraiment envi de le voir sinon j’aurai sauté sur l’occas.

Zut, j’étais mal, à 100 milles lieux en dessous de zéro… Pendant toute la soirée, je n’ai fait que regretter de n’avoir pas accepté de voir Pascal. Zut, zut et zut. En plus, je ne me sentais pas belle, je ne pouvais rien faire de mes cheveux. J’étais vraiment nulle et super down, quelle poisse.

Thomas m’a harcelée au téléphone pour que je me joigne à eux pour fêter le 1er août!!!

J’ai attendu la tombée de la nuit pour me pointer chez eux. La fête battait son plein, il y avait du monde partout, je ne m’y attendait pas. Du coup, je me sentais un peu perdue. Pascal et Thomas était en train de préparer les feux d’artifices au bord du lac, ils ne m’ont pas vue tout de suite, alors j’ai été vers eux.

Je n’avais même pas vu que Jess n’était pas loin. Elle, elle m’avait vue, et je pense qu’elle a vu la manière que je regardais Pascal. Caro était là aussi et bien entendu, elle était tout autour de Pascal et aidait même à préparer les feux. Pascal était surpris de me voir quant j’ai été lui faire la bise, puis déçu que je sois sortie à la demande de Thomas et pas de la sienne. Alors, j’ai prétendu que je préférais fêter le 1er août près de lui c’est pour ça que j’ai accepté l’invitation de Thomas. Et c’était un peu vrai.

Je crois que Jess a entendu cette partie là. Elle m’a lancé un de ces regards que je ne suis pas prête à oublier!

Vers 23h00, malgré les quelques goûtes de pluies, ils ont lancés les feux, c’était joli. Ça m’a rendue triste, j’en avais les larmes aux yeux. Quelque part très loin, quelqu’un qui m’était cher dormait à jamais sous la terre. Je me demande où vont les effluves de l’existence de quelqu’un quant il meure? Il ne restait rien que le souvenir de ceux pour qui il comptait, et ça disparaîtra avec eux. Zut, j’étais vraiment sombre. J’ai toujours autant de difficultés à en parler aux autres, et je crois que je préfère, parce que les mots qui sortiront de leurs bouchent risquent de me braquer contre eux à jamais.

Je suis rentrée vers 1h du matin après avoir donné un coup de main pour tout rentrer. J’étais épuisée, complètement sur les rotules. D’avoir passé la soirée à sourire et à faire semblant m’avait complètement épuisée.


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