213/2015 - Débarassée de ma rivale; bye bye Manuella

Publié le par JaneDo


Samedi - 1er août 2015 - 213/2015 - Fête nationale Suisse chez Jonas

Il y avait la fête nationale Suisse ce soir; pétard et consort. Un des copains à Thomas et Pascal nous a invité dans sa maison au-dessus de Morges pour regarder les feux sur la ville. On était sensé tous dormir sur place, l’alcool coulait à flot. On était chez Jonas, donc Manuella était bien sûr là aussi, et avec 2 copines. On était installé près de la chambre de Janos au rez avec Thomas sur un lit d’appoint. On nous avait mis dans la même chambre, donc pas de crac-crac ce soir.

On avait passé l’après-midi à faire des grillades autour de la piscine. Je me suis mise dans un coin pour lire. Je n’avais aucune envie de me baigner. Pascal s’est baigné, et Manu et ses copines lui sautaient dessus pour essayer de le couler. Mais je pense que c’était seulement pour le toucher. Une des copine à Manuella est restée accrochée sur son dos. Pascal l’a balader en rigolant. Cela n’a pas plut à Manuella. Après, elle a pris sa copine de côté pour lui remonter les bretelles.

En milieu d’après-midi, j’ai été me coucher pour faire une sieste, j’étais crevée. Il ne faisait pas si beau que ça. En fait, le temps était nuageux avec quelques percées. Aucune idée si on verra correctement les feux d’artifice, mais quoi qu’il en soit, on avait l’intention de faire la fête jusqu’au matin, donc je voulais me reposer. Le bruit des baignades, des bavardes et tout, ça me berce. Je n’ai eu aucune peine à commencer à sombrer lentement.

Pascal n’avait pas voulu dormir sur place, il aurait voulu qu’on rentre dormir chez nous. Moi, ça me plaisait bien, et je ne voulais pas qu’on fasse bande à part.

Pascal est venu me faire un bisou et prendre enlever son maillot pour enfiler un short pour retourner faire une partie de billard. La vue de ses fesses à travers mes cils, se baladant à travers de la chambre m’a empêchée de sombrer totalement. Mais, j’avais du mal à garder les yeux ouverts. Quelqu’un a frappé à la porte, Pascal a enfilé un t-shirt sans manche avant d’aller ouvrir.

J’avais pensé qu’il s’agissait de Caro, qu’elle cherchait peut-être à s’incruster dans notre chambre. J’ai senti plus que vu, qu’il était aussitôt sorti en fermant derrière lui avec précipitation. Je crois que c’est ce qui m’a réveillé en fait. Le fait d’avoir cru entendre la voix de Manuella aussi.

  • T’es malade, Jane dort à côté!
  • Donc tu ne lui as encore rien dit?
  • Manu...

On sentait de la menace dans sa voix. Ils se sont éloignés de la porte. Sur la pointe des pieds, je me suis approchée pour écouter, mais je n’entendais pas grand chose. Je crois que tout le monde était dehors, Pascal et Manuella était les seuls à l’intérieur. J’ai alors plongé l’oeil dans le trou de la serrure. Rien. Je les ai vu passer devant mais c’est tout. Je crois qu’ils se dirigeaient vers sa chambre à elle.

Ouuuuuuh, Pascal n'avait pas intérêt à y entrer, ou quoi que ce soit d’autre. Ce serait la honte. Je crois que là, je me tire. Pas question qu’il m’humilie comme ça et que je continue à sourire comme une cruche, alors que tout le monde le saura et rigolera dans mon dos. Je suis sortie direct en faisant semblant de me frotter les yeux.

Ils étaient devant une porte. Elle avait une main posée sur son torse et Pascal secouait la tête. Ma sortie les avait interpelé et ils ont tous les tourné la tête dans ma direction. Pascal s’est aussitôt précipité vers moi. La culpabilité, la gêne d’avoir presque été pris en « flag » se lisaient sur son visage. J’ai ignoré la présence de Manuella et j’ai dis que j’avais soif. Pascal m’a dit d’aller me recoucher, il m’apportait ça tout de suite.

Quant il est revenu, j’étais assise dans le lit les bras croisés, toujours fatiguée, mais plus du tout sommeil. Des tas de sentiments me traversaient, mais c’était peut-être la fureur qui dominait.

Je lui ai demandé ce qui se passait avec Manuella? Que peut-être je ferais mieux de rentrer chez moi, parce que je n’avais pas l’intention de passer pour la bécasse ce soir. Pascal m’a dit qu’il se passait rien. Certainement pas alors que j’étais là, et devant tous ses copains. Il savait parfaitement que ce serait la dernière chose à faire.

Il n’avait pas l’intention de la laisser s’immiscer entre nous ce soir.

Je lui ai dis qu’il était peut-être temps qu’il fasse un choix. Le moment était bien choisi, il y avait presque tous nos potes. Elle m’avait assez ridiculisée, lui aussi, et qu’il serait temps de la remettre à sa place. Je voulais qu’il le fasse devant tout le monde. Devant tous ces gens devant qui elle n’a fait que de lui tourner autour, de lui faire de l’oeil, de se faire voir avec lui, ce qui m’avait énormément blessée.

Pascal n’était pas chaud. Il ne voulait pas l’humilier devant tout le monde. Il voulait lui parler seul à seul. Je n’étais pas d’accord. C’était trop facile. Tout le monde savait ce qui se passait entre eux. Grâce à elle et Jonas. Alors, une petite discussion avec petite conspiration en douce, ça ne m’allait pas. S’il ne voulait pas, je préférais partir sur le champ.

Après avoir insisté lourdement, Pascal a fini par se plier à ma volonté. Je ne pouvais accepté rien de moins qu’une humiliation publique de cette conne. Comme elle s’était amusé à me l’imposer depuis bien des semaines. Après ça, j’ai décidé de rester dans la chambre alors que Pascal retournait faire sa partie de billard.

Je l’ai averti de ne rien montrer de ses intentions, ni dans son comportement, ni dans ses paroles. Pas un mot à Manuella, sinon je le saurais immédiatement. Sinon, je partirais illico. Il attendrait que je sois présente, la laisserait venir faire son cirque, et là, il abattait ses cartes. En fait, mes cartes! D’essayer de l’avertir serait une blessure de trop, et celle-là aura du mal à passer.

Il ne fallait pas qu’il compte sur moi pour me montrer avec lui après ça. D’ailleurs, je ne savais pas si je pourrais continuer. Pascal était accablé par ma demande, mais il n’avait pas le choix.

Hahhh, c’était un moment épique et inoubliable. Pour moi, mais aussi pour la garce. Je ne pense pas qu’elle oubliera de si tôt. Humiliée, elle s’est tirée.

Je me suis levée vers les 19h. Un traiteur avait livré, préparait et décorait la longue table qui avait été installé au bord de la piscine. La plupart était encore en maillot de bain et ne semblait pas pressé d’aller mettre autre chose pour venir dîner. Après avoir pris l’apéritif avec tout le monde, j’ai filé aux toilettes me rafraichir, parce que, malgré le temps, il faisait une chaleur mortelle.

J’avais laissé la porte de la salle de bains entre ouverte, parce que je ne faisais rien d’autre que m’asperger d’eau. Manuella est entrée et a fermé la porte. Je n’avais pas l’intention de lui parler, ni de faire attention à elle. Manuella m’a agressée presque tout de suite verbalement. Elle a dit que si on se baladait avec un type comme Pascal, on devait au moins faire attention à soi, que perdre quelques kilos ne me ferait pas de mal. Je l’ai ignorée et je suis sortie.

Intérieurement, je bouillonnais... Quant est-ce que Pascal allait la remettre à sa place? Elle ne faisait rien qui puisse la mettre en danger en tous cas; elle lui lançait de petits sourires, lui effleurait le bras quant elle passait à côté, se plaçait en face de lui, se penchait de manière à lui donner une vue plongeante dans son top minuscule, bref, rien qui puisse faire amener Pascal a réagir.

D’ailleurs, je le soupçonnais de ne pas vouloir le faire non plus. Alors, j’ai pris les choses en main...

Cette fois, alors que j’étais en train de parler avec Caro et Natacha près de la piscine, Nanuella s’est assise à côté de Pascal, son épaule collé au sien. Elle me jetait des regards, l'air de dire; « tu vois, il est à moi ». Elle passait son temps à faire virevolter ses cheveux contre lui chaque fois qu’elle tournait la tête, et collait son épaule au sien en lui parlant, tout en tripotant ses cheveux et lui dédiant des sourires qu’elle voulait séductrice. Pascal avait l’air coincé et se retenait de lui sourire en retour. Enervant.

D’un pas mal assuré, je me suis pointée et je lui ai demandé de me laisser la place. Elle s’est tout de suite levée pour partir. Maligne. Je cherchais la confrontation et pas qu’elle file sans que je puisse passer ma rage sur elle.

Alors j’ai attaqué, profitant que Pascal soit juste là, qu’il ne pouvait ignorer ce qui se disait et qu’il allait devoir intervenir. J’ai dis à Manuella que, à propos de ce qu’elle m’avait dit dans la salle de bains, ça ne la regardait pas, et que je voulais qu’elle arrête de tourner autour de mon mec, de se frotter à lui sans arrêt, comme une truie en chaleur. Qu’elle devrait peut-être aller se refroidir dans la piscine.

Et paf... Explosion... et mise au point... Bye bye Manuella !

Manuella s’est retournée d’un bloc, des éclairs ont jailli dans ses yeux. Elle s’est approchée pour m’aboyer dans la figure. Je n’ai pas bougé d’un pouce. Je l’ai laissée faire.

Elle m’a dit que d’abord, ce n’était pas mon mec, qu’il était marié. Et pas avec moi, si j’avais des problèmes de mémoire. Ce qui n’était pas surprenant à mon âge. Que Pascal était un homme libre, vu que sa femme et lui était séparé. Que je devais arrêter de passer mon temps à lui pourrir la vie. Qu'apparemment, ça ne lui déplaisait pas tant que ça qu'elle se frotte!

Et là, elle a dit un truc de trop. Elle a été un peu trop loin; elle a dit que Pascal ne m’aimait pas et qu’ils étaient ensemble, que tout le monde le savait, sauf moi.

Si Pascal n’avait pas réagi, je l’aurait planté là direct. J’attendais qu’il intervienne. D’abord, il avait essayé d’ignoré ce qui se passait sous son nez, mais un silence lourd et intrigué avait suivi mes premiers mots. Pascal nous regardait les yeux écarquillés, surpris par ma réaction. Je pense qu’il ne m’avait jamais vu faire de scène. En public en plus.

Pascal s’est alors enfin interposé. Il lui a demandé de quoi elle parlait, qu’ils n’étaient pas ensemble, que j’étais sa copine et qu’il m’aimait. Qu’elle n’était rien. Elle s’est tournée vers lui pour lui demander d’arrêter de raconter des bêtises, qu’il était temps que je sache la vérité, que je sache pour eux. Qu’il n’avait pas à m’épargner, je savais tout.

Bref, ça s’est envenimer. Manuella semblait ne pas comprendre que Pascal avait choisi son camp et que ce n’était pas le sien, mais le mien. En tous cas, c’était un vrai spectacle et tout le monde semblait curieux de voir comment ça allait finir.

Manuella a continué a lancé des affirmations sur sa femme, sur moi, sur Caroline. Elle pensait que Pascal cherchait à ne pas nous faire de mal, mais qu’il était amoureux d’elle. Il le lui avait dit et plus d’une fois. Pascal s’est fâché. Je crois que ça l’embêtait que tout le monde soit au courant de ses petites affaires.

Il lui a dit qu’elle n’était qu’un passe temps, un amusement, qu’un coup facile. Que je savais qu’il la voyait de temps en temps, et alors? Qu’elle devait arrêter de se monter la tête. Qu’elle savait parfaitement qu’il n’y avait rien de sérieux. Je ne me sentais pas menacée par elle.

Bref, après s’être faite humiliée devant tout le monde, Manuella est partie furibonde.

Hum... tout le monde évitait nos regards. Nous aussi. L’esclandre avait jeté un petit froid, et Jonas avait couru après sa Manuella, mais il est revenu tout seul. Je pense que la dispute ne lui avait pas plut, ni de voir son amie partir. Etonnamment, les copines de Manuella sont restées. Elles chuchotaient et souriaient en douce. Je pense qu’elles étaient curieuse de voir ce qui allait suivre.

Mais, il ne s’est rien passé de mémorable. Pascal avait passé son bras autour de mes épaules pendant la dispute. Il m’a fait un bisou sur la joue et a voulu savoir ce qui s’était passé dans la salle de bains. Je lui ai raconté une version édulcorée. On s’est assis, Pascal a avalé son verre d’une traite et a proposé de continué la partie de billard. Ses copains n’étaient que trop content du changement d’atmosphère.

Thomas est venu s’asseoir à côté de moi et m’a chuchoté à l’oreille; « Bien joué sacré petite peste ». Il rigolait. Caroline aussi s’était précipitée au début de l’esclandre. Quant on s’est assis, elle m’avait pris la main et l’a serrée. Je crois qu’elle se sentait soulagée aussi d’être débarrassée de Manuella.

Je crois que le seul qui en souffrait, c’était peut-être Pascal lui-même. Il s’était senti obligé de prendre mon parti, mais je crois qu’il regrettait d’avoir été si méchant avec elle. Je savais aussi qu’il ne montrerait, ni ne dirait rien pour ne pas me blesser.


Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article