214/2013 - Enfin une bonne explication!
Vendredi, 2 Août 2013 - 214/2013 - Ce sera quiffe-quiffe… voilà mes conditions! ou... Enfin une bonne explication!
Mon oeil allait mieux. On voyait quand même qu’il était un peu enflé, mais j’ai décidé d’utiliser ça pour faire croire à Pascal que j’avais pas mal pleurer à cause de lui. Hihihi. Je n’étais pas au top, je ne pouvais pas faire concurrence à Elodie, ni à Maud, ni à personne d’ailleurs. Mais tant pis, j’avais envie de le voir. J’étais sûre que Pascal ne m’appellerait pas, alors je l’ai fait. Inutile de tourner autour du pot.
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Je serais chez toi vers 20h, ça ira? Ce serait chouette si on se fais… - Ecoute, ce soir, heum… J’ai un truc en début de soirée, mais, tu peux venir, et on se retrouve à la maison après? D’ac?
- Pourquoi pas.
Ouais… Quant il disait un truc sans préciser, c’est qu’il y avait anguille sous roche. Alors, je lui ai demandé ce qu’il avait, et si je pouvais l’accompagner. La réponse ne s’est pas fait attendre. Maud avait une fois de plus organiser une grillade au bord du lac, à Préverenges. Mon sang n’a fait qu’un tour.
J’en avais plus qu’assez d’être toujours mise au placard pour cette connasse. Il était clair que Pascal savait pertinemment que je n’étais pas la bienvenue. Je voulais le voir avant. Clairement, je ne voulais pas qu’il y aille, mais ça devait venir de lui, et pas parce que je lui interdis. S’il ne comprend pas ce que je ressens, alors c’est qu’il y a un sérieux blême.
J’étais chez lui à 18h. Je ne voulais pas prendre le risque de le voir filer avant que je puisse lui parler. Hum, contente de voir la surprise peinte sur son visage de me trouver en train de lire sur la balançoire sur sa terrasse. Ravie aussi de voir qu’il cherchait déjà comment se défendre. Bref, il n’était pas si ravi de me voir.
Après les blablas habituels, Pascal est monté se changer. Je me suis allongée sur le lit à le regarder faire. Je n’avais pas besoin de chercher mes mots. J’avais eu assez de temps pour y penser, et je savais ce que je voulais obtenir comme résultat.
- Je ne trouve pas très normal que tu y ailles tu sais. Elle sait très bien que tu n’es pas libre, et pourtant, elle exige que tu ailles à sa foutaises au bord du lac sans ta copine. Toi d’y aller c’est insultant Pascal.
- Je n’insulte personne!
- Ha bon? Alors je suis quoi moi? Une ombre? Un fantôme? Personne?
Pas de réponse. Apparemment, Pascal voulait vraiment y aller. Il essayait d’éviter la confrontation. c’est clair.
- Alors tu trouverais normal qu’un mec m’invite à sa grillade et spécifie que j’y aille sans toi. Tu trouverais normal que j’y aille?
- Ben oui. Si t’as envie d’y aller, je l’accepterai. J’irai prendre un verre avec Thomas, ou avec mes copains, et j’attendrais que tu rentres.
Le rat. Ça veut dire qu’il en a rien à foutre quoi!
- Ben tiens! Tu trouverais vraiment ça normal. Rien d’insultant à ce qu’il demande que je te plante pour passer la soirée avec lui et ses copains? Moi je trouve que ce serait insultant. Pas seulement pour toi, mais aussi pour moi. Quelle pauvre conne d’être si facilement manipulable, pour planter mon copain sur la demande d’un nouveau venu. qui fait la loi? Cça voudrait dire que je ne tiens pas tellement à mon copain!
Il a haussé les épaules, genre, que voudrais-tu que je fasse d’autre. Par contre, je l’ai vu réagir à ma dernière phrase.
- Ecoute, mes copains veulent y aller. Si je n’y vais pas, ils ne seront pas les bienvenus.
- Donc, ça veut dire que tu sais que le seul visé dans l’histoire, c’est toi. C’est toi qu’elle veut accrocher.
- Accrocher?
- Tu sais très bien ce que je veux dire. De toute façon, je ne veux pas t’empêcher d’y aller. Et si je venais avec toi?
- Heu… Tu sais très bien ce qui risque de ce passer! Elles feront la gueule, et ça se passera mal pour les copains, ou on se retrouvera planter rien que les 2 dans notre coin, et on passera une mauvaise soirée.
- Ha? Tu y va pour tes copains, non? alors qu’est-ce que ça peut faire si on se retrouve isolé dans notre coin? tu t’emmerdera tant que ça avec moi?
- Non, c’est pas ce que je voulais dire? Mais, toi non plus ça ne te ferait pas plaisir si quelqu’un que tu n’as pas invité tape l’incruste non?
- Elles sont très fortes pour mettre quelqu’un à part et les faire se sentir de trop, ça j’ai vu.
- Raison de plus. Si tu viens avec moi, tu risques de te sentir mal et passer une sale soirée.
- Donc, tu trouve normal de passer la soirée sans moi, c’est ça. Ou tu leur trouves des excuses, si je viens, de ne pas me parler, de me laisser dans un coin, tout en faisant tout pour t’accaparer? D’après ce que j’ai vu, je ne peux même pas compter sur toi pour me défendre! Et j’ai vu l’autre fois, tes copains étaient mal à l’aise et ont aussi éviter tout contact. Ça m’a vraiment énervé.
- Je comprends Jane, mais justement, pourquoi veux-tu t’imposer ça?
- Ça fait combien de temps qu’on se connaît? 5ans bientôt? Et tes copains? Presque autant? Et une pouffe que vous connaissez depuis quoi, 2 semaines? Arrive à vous faire vous comporter comme des connards! Waouh! C’est vrai que j’aurai dû m’en douter venant d’un type qui a pu se comporter comme tu l’as fais avec Jess, pour moi… Jess que tu connaissais depuis, quoi? 10, 15 ans? Même plus!
Je ne voulais pas aller si loin. Trop tard. Fallait que je me calme. Je dois éviter de le braquer contre moi. Par contre, je voyais bien à son expression, que j’avais touché un point sensible. Malgré tout, il a essayé de se rebiffer avec la plus vieille tirade du monde; “ce n’est pas la même chose”.
Petit silence, pour le laisser bien comprendre ce que j’essayais de dire.
- Je n’accepte pas que, sur ton temps libre, sur 5 jours, tu en passes 3 à 4 avec eux, et je dois encore me battre comme une cinglée pour te voir 1 seul jour. C’est pas normal.
Encore un petit silence. Pascal ne disait pas grand chose. Il avait enfilé un bermuda avec pleins de poches, un t-shirt sans manche, il était prêt. Clairement, il allait à la grillade.
Est-ce que je devrais m’y incruster? Il avait remarqué mes yeux, mais il avait évité toute remarque. Il croyait que j’avais pleuré, donc, je devais me radoucir un peu..
- Bah… Tu es assez grand pour savoir quoi faire. Je ne vais pas t’empêcher d’y aller sans moi. Clairement, elles ne veulent pas qu’on se mêle à ses amis. Ok. Mais puisque c’est comme ça que ça marche, alors plus question que tu passes tous les week-ends avec ces pouffes, puisqu’elles savent pertinemment que tu as une copine. Non, qu’est-ce que je dis, 2 copines! J’oubliais Caroline. Que tu acceptes une fois de temps en temps leurs invits, j’ai rien contre. Elles ne veulent pas se mélanger à nous, pas de problèmes. Mais, pour moi, c’est pareil alors.
J’allais pousser le bouchon… Je voulais qu’il pige.
- Plus questions qu’elles débarquent où on est, et que tu leur parles. Elles veulent pas de nous, ben nous non plus. Si elles débarquent, comme elles le font, là, j’exige que tu les ignores. Elles ne sont pas les bienvenus non plus. Je ne veux pas d’elles non plus quant on sort entre nous. Elles ne sont pas invitées non plus. J’ai l’air de me répéter, mais elles ne veulent pas de nous à leurs grillades, ben on ne veut pas d’elles à nos sorties non plus. Si elles viennent quand même, alors je compte sur ta loyauté pour me soutenir là.
- Jane… Ça c’est…
- C’est quoi? Ça joue dans un sens mais pas dans l’autre? Non. C’est elles qui ont fixés les règles du jeu. Et c’est toi qui accepte de jouer dans leurs petits jeux à la con. Donc, d’accord. Si tu y va ce soir, et en plus sans moi, c’est que tu acceptes. Alors, ça ne me posera pas de problèmes.
- Tu sais bien que c’est pas tellement faisable! Comment faire pour ne pas leurs adresser la parole?
- Comme tu sais très bien le faire quant tu es avec elles! Je ne peux plus te laisser me manquer de respect à ce point. Devant elles et ses amies. La honte quoi!
Pascal a poussé un grand soupir. Il réfléchissait. Et aussi, il cherchait une échappatoire.
- Alors? Je viens avec toi ou tu y va tout seul?
- Je sais pas… Mais, je peux pas laisser tomber mes copains?
- Mais moi tu peux me laisser tomber alors?
- Ha… Non plus. C’est vrai que tu n’as pas tord. Tu peux venir si tu veux, mais… tu vas t’emmerder?
- Seulement si tu me laisses planter dans un coin pour les suivre en bavant!
Ma réflexion l’a un peu énervé, mais il ne pouvait rien dire. Je n’avais pas envie d’aller me faire chier et me taper la honte à le voir m’ignorer toute la soirée juste pour ces connes. Donc, je ne voulais pas vraiment y aller. Je préférais mon plan, et le voir les ignorer quant il est avec moi et nos copains. Je me réjouissais presque de la prochaine confrontation avec ces truies.
- Ha! J’espère tu n’acceptera pas d’invitations de leurs parts, sans leurs dire que tu dois voir avec ta copine!
Même si on était sensé ne plus être ensemble, Pascal n’a pas osé le mentionner. Il avait l’air épuisé tout à coup. Ça faisait un peu beaucoup d’infos à digérer en une fois. Il me regardait sans oser me contredire. Devinant qu’il éprouvait probablement quelque chose pour cette Maud, ce devait être un sacré dilemme pour lui. Il voulait aller à la grillade, et sans moi, mais il savait ce que ça impliquait.
L’important, c’est que Pascal savait que s’il allait à cette grillade, c'est qu'il acceptait mes conditions.
C’était triste de passer le vendredi soir toute seule, sachant pertinemment qu’il serait en train de faire la fête au bord du lac avec une autre fille. Mais, au moins, j’avais réussi un tour de force. L’autre pouffe ne savait pas à qui elle avait à faire. Elle imaginait quoi? Qu’elle pouvait se pointer et me piquer mon mec sans que je lui donne du fils à retordre? C’était mal me connaître.
Au début, j’avais pensé qu’on passerait la soirée ensemble, et je pensais lui dire ce que j’avais ressenti ces derniers temps. Lui raconter mes doutes, les blessures, les peines. Me mettre à nu, lui expliquer ce que je pensais de son attitude. Mais, j’avais plus urgent. Il a fallu régler cette histoire avec ces gourdes. Pas question que Maud continue son petit cirque.
Nota: j'ai interprêté notre discussion. Je n'ai pas pu tout enregistrer pour reproduire fidèlement chaque mot. Mais l'essence y ait.