217/11 - Rien ne se passe jamais comme je l'espère...
Vendredi, 5 août 2011
Ce soir, Thomas proposait qu’on passe la soirée chez lui. On ne pouvait pas fumer dans les bars, ni dans les boîtes et la plupart du temps, c’était toujours beaucoup plus sympa entre nous, donc pourquoi sortir. Thomas m’avait invitée, mais encore plus surprenant, Pascal aussi. Avec le petit harcèlement téléphonique de Jess tout au long de la journée, je n’avais pas très envie de lui tomber dessus, Jess allait surement en profiter pour “parler”. D’ailleurs, je me demande bien ce qu’elle me voulait?
Quant Pascal m’a appris qu’elle ne serait pas là, je me suis sentie libérée et même très contente. On a longuement discuté pour savoir si on allait à la soirée ou, si on se retrouvait tout simplement chez lui. Lui irait un moment chez Thom en attendant mon arrivée, et dès que j’arrive chez lui, je lui envoi un sms pour l’avertir. Mais, Thomas m’avait invitée, et j’avais l’impression que ça faisait un moment que je fuyais toute l’équipe, si je continuais, j’allais finir par tellement m’éloigner de tout le monde, que je me sentirais très vite hors course.
Donc, j’allais à la soirée chez Thomas et on se s’arrangera pour se retrouver plus tard.
Je suis arrivée hyper tard, c’était passé minuit, mon cœur a tout de suite remarqué Pascal et il s’est affolé. Il est rare que je sois la 1ère à arriver dans une fête, et pourtant, c’est toujours mon intention initiale. De cette manière, je n’ai pas à faire le tour pour dire bonjour à tout le monde; c’est celui qui arrive qui se voit obligé de faire le tour. J’ai fait semblant de rien, je suis passée dire bonjour à tout le monde avant d’aller saluer Pascal. Afff, lui! Il me fera toujours tourner la tête! J’aime ses manières, son sourire, sa façon de sourire avec les yeux, jusqu’à sa façon de passer son bras autour de moi pour me tirer vers lui pour me faire la bise. Jeeez, je suis vraiment à la masse!
Comme d’habitude, Caro était collée à ses basques, j’ai eu une petite grimace intérieurement, cela ne semblait pourtant ne pas gêner Pascal. Bon, j’ai parfois de petites réactions de désagréments, mais je ne le montre pas. Je regrette chaque fois mes réactions, même si elles sont internes, parce qu’elle est vraiment très gentille, agréable, de bonne compagnie, elle est super sympa et tout. Hum, ça doit être la jalousie je pense.
J’ai voulu prendre la fuite pour aller parler à droite et à gauche, m’éloigner un peu de la sphère à Pascal, parce que sa présence me faisait vibrer, trembler, transpirer, et ça me rendait muette, renfermée et peu sûre de moi, mais il a anticipé mon geste et il m’a rattrapée par la taille pour m’asseoir à ses côtés. Et voilà, je n’étais plus qu’un objet posé sur canapé; je n’avais rien à dire et avait même des difficultés à suivre les discussions.
Caro a été adorable, elle s’est collée à côté de moi et de temps en temps, en remarquant que je semblais absente, me répétait les choses et d’après l’expression de son visage, je comprenais qu’il me fallait rire ou sourire, ou par exemple que c’était une blague qui devait être rigolote. Pascal était assis sur le bras du canapé et il était penché contre le dossier, son bras derrière moi, ce qui fait que je pouvais sentir son parfum et... les vibrations de sa présence... chaque fois qu’il parlait, sa voix me traversait de part en part. Si proche, mais je ne pouvais juste pas le toucher ou pas comme je le voudrais. J’avais les joues brulantes, des crises de chaleur et les oreilles rouges écrevisses!
De temps en temps Pascal me lançait un de ses petits sourires perso et mon cœur partait en vrille, comme quant il me chuchotait de petits secrets à l’oreille. Glups, j’avais envie de... rentrer... c’est-à-dire qu’on s’en aille, qu’on ne soit que tous les 2, loin de toute cette foule. Caroline a dû deviner, ou sentir que je me demandais comment on allait faire pour s’éclipser sans qu’elle se doute de quelque chose. En plus, je ne savais pas comment dire à Pascal que je voulais partir, qu’on se tire, qu’on aille chez lui, il avait l’air de s’amuser. Ces pensées me faisaient rougir encore plus que je ne l’étais déjà.
J’ai entendu Caroline chuchoter dans les oreilles de Pascal, comme ils chuchotaient, tête contre tête juste derrière moi, je l’ai entendu proposé à Pascal qu’on aille chez elle prendre un verre, question de ne pas avoir toute cette foule autour, que les 3. Ravie, j’ai entendu Pascal refuser. Ouf, ça m’évitait de devoir le faire ou chercher des excuses une fois mise devant le fait accompli.
Hélas, j’ai eu la désagréable surprise de voir Jess arriver... Jess devait pourtant être à Paris avec Barbie ce week-end... Vraiment pas de chance pour nous! Mais alors, qu’est-ce qu’elle foutait là? Et moi qui avait déjà commencé à rêver de passer le week-end avec Pascal, en tête à tête, rien que les 2, enfermé chez lui, sans mettre le nez dehors... Ouais, pas de bol!
Comme je l’avais pensé, Jess a profité du fait qu’on se voyait en chair et en os pour me dire qu’elle avait passé la semaine a essayé de me joindre et qu’elle voulait me parler. Jess proposait qu’on aille prendre un verre ensemble samedi après-midi. Je ne savais quelle excuse donner pour éviter ça, alors j’ai fait semblant que c’était une bonne idée et j’ai accepté. Mais, je savais très bien que d’ici demain, j’en trouverai une et que j’annulerai. Je n’avais pas envie de me retrouver seule avec Jess, ni envie de face à face avec elle.
Afff, je me sentais tout à coup submergée par une grosse vague de déprime à l’idée de ne pas pouvoir finir la soirée avec Pascal...
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217/11 - Rien ne se passe jamais comme je l'espère - vendredi, 5 août 2011