221/2015 - Orageux mais beau

Publié le par JaneDo


Dimanche - 9 août 2015 - 221/2015 - Orageux mais beau

Plus de 3h du matin, Pascal appelle pour me demander d’aller le chercher. Ses copains ne semblaient pas prêt à le laisser rentrer, et il n’avait pas pris sa voiture. De toute façon, à l’entendre, il était bien trop torché pour conduire. Et dire que j’avais avalé un somnifère... zut, j’étais dans le coton!

Ce n’était pas trop ça, pour une soirée entre copains! Ils ont finis dans une villa dans les vignes, et tout le monde se jetait à moitié nu dans la piscine. Pascal était trempé.

Quelqu'un avait dû le pousser dans la flotte. Comme il avait bu, Pascal ne voulait pas prendre le risque de se baigner. J’avais déjà été là-bas une fois avec Pascal, même si je ne me rappelle plus qui y habite.

J’ai dû sonner longtemps pour qu’on vienne m’ouvrir... C’est Jonas qui est venu m’ouvrir. Il était surpris de me voir et n’a pas su comment me demander de m’en aller. Il cherchait ses mots, alors je lui ai dis que Pascal m’avait demandé de venir le récupérer, il voulait rentrer; « Ha! Tu crois? Je n’en ai pas eu l’impression... ».

Il m’a accompagnée dehors. Pascal était au bar, et une fille lui tenait la jambe. Enfin, je veux dire par là, qu’elle lui parlait, l’épaule collée à la sienne. Pascal lui souriait, le sourire scotché. Il était évident qu’il avait trop bu. Manuella le tenait par le bras et suivait la discussion. Quant elle m’a vue, elle a perdu son demi-sourire et lâché le bras à Pascal.

Dès que Pascal m’a vue, il est venu me prendre dans ses bras; « Ohhhh Babe finally! That’s my girl, my girlfriend. So careful what you say or do ». Il disait à la ronde que j’étais sa copine, et à certain de faire gaffe ce qui disait ou ferait. Pascal m’embrassait et continuait à me serrer, son sourire toujours d’un bout à l’autre de la figure.

Par dépit, Jonas m’a proposé de rester, mais, je n’en avais aucune envie. C’est vrai que Pascal n’avait plus l’air de vouloir partir. Il a acquiescé à l’invitation  de Jonas en me proposant d’aller me chercher un verre. J’ai dû lui rappeler 2x qu’il m’avait demandé de venir le chercher avant que ça percute sous la couche d’alcool.

Il a bavardé tout le chemin du retour, me racontant les étapes de leur soirée. Certains bouts manquaient, il ne se rappelait pas tout. Je pense qu’il devait déjà être passablement dans les choux.

A la maison, j’ai fait des spaghettis au tomate. Pour ne pas être malade, et éviter la gueule de bois le lendemain, il faut manger quelque chose, sinon c’est sûr qu’il passera le reste de la nuit, la tête au-dessus de la cuvette! L’empêche, il était drôle. Il ne me lâchait pas d’une semelle, cherchant à me faire des bisous, à m’entraîner à l’horizontale.

Je n’aurai pas dit non, mais autant qu’il ne soit pas obligé de se relever pour aller vomir! Quoique... faire l’amour le dégivre en général...

Il était crevé aussi. Après avoir mangé, il a pris une douche avec la porte ouverte, puis il est venu se coucher. Là, il était trop naze, trop raide pour penser au sexe. Hihihi, Pascal s’est presque endormi aussitôt la tête sur l’oreiller. Je l’ai regardé dormir un moment avant de me coucher.

Dès qu’il s’est levé dimanche matin, un peu avant midi, il est sorti faire son jogging le long de la plage. En numéro supprimé, j’ai essayé de joindre Caro, mais elle ne répondait pas. Je crois que Pascal était certainement passé chez Caroline, plutôt que d’aller courir. Aller courir n’était que le prétexte pour aller la voir.

A son retour, il a pris une douche et nous a préparé des Pancakes. Il semblait plutôt en forme.

Je crois qu’il a deviné ce que je pensais. Il m’a confirmé être passé chez Caro, pour lui faire un coucou. Je n’ai rien demandé. Ça me suffisait qu’il me le dise, je n’avais pas besoin de détails. Ensuite on s’est larvé sur le canapé; câlins-câlins, bisous-bisous.

Au milieu de l’après-midi, le spectre de Thomas est descendu prendre un café et avaler quelques Pancakes, puis après 5_minutes silencieuses dans un des fauteuils, à regarder la télé l’oeil vitreux, il a utilisé ses cordes vocales encore endormi pour demander quant et comment Pascal était rentré. Il ne l’avait même pas vu partir.

Journée merveilleuse à se larver dans les bras l’un de l’autre, dehors, c’était l’orage et il pleuvait. J’adore la pluie moi! J’ai dormi chez Pascal, je voulais être la 1ère à lui souhaiter un bon anniversaire demain matin. J’avais d’ailleurs prévu de laisser son cadeau sur le bar, à côté de la machine à café, pour qu’il le trouve avant d’aller au boulot.

Je lui ai offert une Ice blanche... J’espère que comme ça, il ne portera plus tout le temps la montre que lui a offert Caroline. C’est en pensant à ça, alors que je posais mon cadeau que j’ai réalisé qu’il portait un nouveau clou à l’oreille; un Lion! Ce devait être de Caroline... Elle avait dû le lui offrir quant il est passé tout à l’heure.

Une fois de plus, elle m’avait coiffée au poteau! Quelle bonne idée la boucle d’oreille... pourquoi je n’y avais pas pensé moi!!!


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