221 - Petit Paradis en Sardaigne
Lundi..... 9 août 2010
On n’avait pas pu fêter l'anniversaire à Pascal ensemble l'année passée, alors cette année, j'ai décidé d'accepter de partir en vacances avec Pascal. De toute façon, il ne s'en rend peut-être pas compte mais, j'irai même au bout du monde avec ou pour lui! Pascal était tellement content, tout fou, il avait l'air d'un petit garçon à qui on venait d'offrir une nouvelle petite voiture, ou un pistolet en plastique pour son anniversaire, les mecs franchement!
Lundi, 3h du matin, je rentre dormir chez moi... Évidemment, on était au téléphone à bavarder, comme on le fait presque toujours et Pascal a voulu savoir si j’étais sérieuse pour les vacances...
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Cool, alors on part demain... - Huh! T'es fou ou quoi? Je des achats à faire avant, je ne serais jamais prête, il me faut quelques jours...
- Tsss, pas question. Plus d'excuses, t'as plus de chien qui te retient, désolé de mentionner ça, et puis, tu risques encore de changer d'avis si je te laisse du temps. Je t'appelle avant de passer te chercher demain et on se casse d’ici... Tu n'as besoin de rien, ni cartes de crédit, ni trop de fringues, on achètera sur place. Si on utilise nos cartes de crédit, on ne sait jamais, on pourrait nous retrouver et gâcher nos vacances, alors tu n'en a pas besoin. Je m'occupe de tout. Prend seulement ta pièce d'identité ou ton passeport, c'est tout.
Huuuh? Les hommes... Je pourrais lui citer une demi douzaine de choses dont j'aurai besoin, c'est clair que ce n'est pas pareil pour les mecs, et encore moins pour quelqu'un qui pense qu'il suffit de tout acheter sur place. Je n'ai pas les moyens de faire des trucs pareils.
J'ai voulu encore discuter, mais Pascal avait déjà décidé qu'on partirait lundi, et je n'ai pas réussi à lui faire changer d'idée... Ce qui me stressait aussi, était que je n'avais aucune idée où il comptait m'emmener. C'était carrément impossible pour moi d'être prête demain, j’allais être crevée. Même en passant toute la nuit debout. Arf, pourquoi? Moi qui déteste carrément les surprises!
Pascal m'a dit de prendre le moins de choses possibles, juste de quoi me changer, des affaires de toilettes si j'en avais besoin, tout le reste, on pouvait acheter sur place. Il m'assurait de ne pas me faire de soucis et de ne pas passer la nuit debout.
J'ai tenté de préparé un sac, mais j'étais un peu trop paniquée. Si je prenais tout ce que j'avais étalé sur mon lit, j'en avais pour 2 sacs de sport. Poisse. J'ai recommencé et recommencé. Pour finir, crevée, je me suis couchée. Ciel, je regrettais déjà d'avoir dit oui.
Lundi... J'avais le cœur qui battait dans les oreilles à l'idée de le voir arriver. J'suis vraiment une pauvre idiote de midinette à 2 balles! Je ne sais pas pourquoi j’avais autant stressé dans ma tête...
C'est dingue mais, j'avais l'impression que les couleurs du matin étaient différentes, et même que les l'air avait une odeur différente, une odeur de vacances. J'étais excitée et terrifiée en même temps, et quelque peu intimidée de me retrouver, tout loin, toute seule avec Pascal. Carrément space! J'avais oublié de lui dire que j'avais peur en avion, en fait, je déteste ne pas avoir les pieds au sol.
Le départ s'est passé comme dans un nuage. Pascal m'avait pris la main, et je le suivais aveuglément. Je crois que j'ai vraiment réalisé qu'on partait quant je me suis retrouvée assise, à ses côtés, dans l'avion. J'avais aussi un peu peur d'être si loin de chez moi. Si d'aventure j'avais envie de faire demi tour et rentrer, ça n'allait pas être possible, et je crois que ça me terrifiait.
Toutes les couleurs, les odeurs, la lumière... Tout était différent... Et il était là, à côté de moi. Mince, je n'arrivais pas à calmer le rythme de mon cœur détraqué. Les palpitations ne se calmaient pas. Pourquoi j’avais tellement stressé, j’adore être avec lui, je me sens bien et il est tellement adorable...
Au décollage, j'ai serré les fesses. Grrrr, je déteste quitter le sol. Nerveuse, j'ai cherché sa main chaude et rassurante, il a serré mes petits doigts en passant son bras autour de l'épaule. Giiiiiahhhh, voilà que je me sentais comme une petite chose adorable du coup!!!
Hahhhhh, la Sardaigne c'est siiii BOoooh!
A l'aéroport, une voiture nous attendait, une petite 1/2h où je me suis gavée du magnifique paysage comme une enfant qui part pour la 1ère fois de sa vie en vacances, on a débarqué devant une magnifique maison au bord de la mer. Afff, j'avais jamais rien vu de si beau. En fait, c'est un complexe de maisons de vacances. Les voisins n'étaient pas trop loin, mais pas si près non plus. Comme c’est booooooooo!
Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai pensé à Caro à ce moment là... Je suis sûre que ça lui aurait plu et... je crois que j'aurai aimé qu'elle soit là quand même...
On a rapidement fait un demi tour de la villa et Pascal m'a renversé sur le lit. Afff, il pourrait m'embrasser jusqu'à la fin des temps que j'en aurai jamais assez. Dire que j'avais pensé lui demandé d'aller faire un tour dans les environs, mais on a passé l'après-midi au lit.
Je crois que Pascal me connaît mieux que personne, il connaissait mon besoin de dormir dès que j’arrive où que ce soit...
Quant je me suis réveillée, Pascal se tenait debout dans l'embrasure de la porte-fenêtre et regardait la mer, son jean à demi ouvert sur ses reins, à torse nu. Qu'est-ce qu'il était beau ce mec quand même! Je me suis levée pour aller le rejoindre pour me coller contre lui et admirer la vue. Magnifique. Pascal sentait le soleil. Cela faisait un bail que je n'avais pas eu l'occasion de respirer la mer. L'odeur de l'océan me rappelait pleins de merveilleux souvenirs.
Je n'avais pas envie de bouger de la chambre... Mais, on a été marché au bord de l’eau... Ciel, j’étais... Heureuse?! Tellement heureuse que ça me foutait les boules!
Je me sentais un peu désespérée aussi, je ne lui avais rien acheté pour son anniversaire. Un truc comme ça m’aurait fait souffrir, lui je ne sais pas. Je devais absolument trouver une idée sinon je crois que je me sentirais très mal.
On a été faire quelques courses, j'avais envie de faire la cuisine pour mon petit cœur, comme Pascal ne voulait pas que je passe mon temps dans la cuisine, on est sorti manger sur une des terrasses du quai.
God, je me sentais vraiment heureuse à mort. Mon cœur n'arrêtait pas de cogner comme un fou dans ma poitrine, ça me coupait la parole. Je me sentais surexcitée aussi. Son sourire me faisait perdre pied. Je crois que j’avais aussi un peu le trac. Pascal avait enfilé un short et portait un t-shirt pêche. Je me suis rendue compte que je le mangeais des yeux, et que j’avais envie de le manger autrement... Il était vraiment trop chou. Ben, je n’avais pas très faim. Après avoir picoré dans mon assiette, et pourtant, c’était hyper bon, on a été marcher dans le coin. Je n’avais qu’une envie; rentrer.
On s’est arrêté pour prendre un verre sur une autre terrasse après avoir flâné dans les magasins, et visiter notre environnement avant de rentrer. Je lui ai sauté dessus dès qu’on a passé la porte. Là, j’avais faim.
Notre 1ère soirée, on l’a terminée assis l’un sur l’autre, coincé dans 1 fauteuil en rotin sur la terrasse face à la mer à manger les raisins qu’on avait acheté. God, je l’aime. D’ailleurs, je crois que j’ai dû le lui dire au moins une centaine et demi de fois. Pascal avait l’air heureux.
A minuit, je lui ai souhaité bon anniversaire et, j'ai dû lui avouer que je n'avais rien trouvé pour son anniversaire. Pascal s'en foutait pas mal. Il était heureux qu'on soit ensemble, et pour lui, son plus précieux cadeau était que je sois là. Moi, j'avais plus l'impression que ces vacances avec lui était "mon" cadeau, pas le sien. Petit coquin, il m'a embarquée à l'intérieur pour goûter à une part de son cadeau ;))) Encore un cadeau plutôt pour moi....
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------ Petit Paradis en Sardaigne - 9.août.10.lun - (221) ------