222/2013 - Caro & moi avons mis le paquet! - (2)
Samedi, 10 Août 2013 - 222/2013 - Caro & moi avons mis le paquet! - (2)
Vendredi soir, quant on lui avait proposé de passer le week-end, tous les trois, chez Caroline, Pascal nous avait servi tout un tas d’excuses pour ne pas rester. Caroline avait réussi à lui faire changer d’avis. Moi, j’avais presque tout de suite baisser les bras. S’il préférait être ailleurs qu’avec moi, avec moi et Caroline, je ne voulais pas lui forcer la main!
Caroline avait fait du bon boulot, à convaincre Pascal de rester ici. Tandis que moi, dès qu’il a commencé à énumérer ses nombreuses excuses, comme quoi; qu’il ne pouvait pas, qu’il devait rentrer, qu’il ne voulait pas avoir de problèmes avec sa femme, qui était rentrée exprès pour son anniversaire, etc, etc. J’ai pété une durite. Sans l’intervention de Caroline, je l’aurai envoyé balader… directement dans les bras de sa femme, ou Maud!
Caroline méritait de passer cette première soirée et même la nuit avec Pascal… Plus que moi…
Ou est-ce que j’essaie seulement de me convaincre? Pour ne pas laisser la jalousie me dévorer? Oui, sans elle, je serais déjà partie, lui aussi. Et cette soirée n’existerait pas. Je ne l’aurait probablement peut-être pas revu du week-end. J’aurai gâché son anniversaire en lui prenant la tête. Je serais chez moi, dans mon coin, à pleurnicher comme une bécassine. Caroline, elle, avec beaucoup de douceur et, je dois le reconnaître, avec beaucoup d’amour, l’a amené à rester. Elle avait réussi à le dérider, jusqu’à le faire rire. Mince, je suis peut-être caractérielle?
Je me suis accroupie contre le mur de sa chambre, derrière la porte, et je les écoutais… Comme si j’avais peur qu’ils puissent parler de choses et me laisser sur le côté. Il y avait beaucoup de soupirs, pas tellement de mots. Beaucoup de petits cris de plaisir. Entre 2, il y avait les chuchotements, les rires. De petites discussions d’amoureux. Je ne comprenais pas ce qu’ils se racontaient, mais il y avait beaucoup de tendresses dans leurs voix.
Mince, j’enviais Caroline. Comment faisait-elle pour nous supporter? Comment avait-elle fait toutes ces années? Quelle galère!
Caroline aimait Pascal, sincèrement. Elle ne jouait pas. Parce qu’elle l’aimait autant, et que moi aussi, je ne pouvais que l’apprécier. Je l’aimais aussi beaucoup parce qu’elle ne trichait pas avec lui. Elle lui faisait du bien. Caro tenait une place importante dans sa vie.
Chaque fois que j’ai cru qu’ils s’étaient endormi, ça recommençait. Ils ont fait l’amour pendant des heures. J’ai même pousser le vice à les regarder. J’aurai voulu pouvoir entrer, mais ça n’aurait pas été juste vis-à-vis de Caroline. Elle savait rester discrète, rester à l’écart, je pouvais en faire autant.
Epuisé, au petit matin, ils se sont enfin endormi et j’ai regagné ma chambre. Le lit était froid. Vide. Et même si j’étais un peu angoissée, et peut-être un peu triste, j’étais aussi contente de penser que Pascal était heureux. Qu’il passait une bonne soirée, un bon anniversaire, et qu’il devait se sentir bien.
Alors que je m’endormais, j’ai senti la présence de Pascal. Il était venu juste me faire un bisou sur la tempe, en faisant bien attention de ne pas me réveiller. Après ça, je crois que je me suis endormie instantanément. Je l’adorais d’avoir fait ça. C’était chou.
J’ai été la première debout. C’était presque midi, Pascal et Caroline dormaient encore. Après la nuit qu’ils ont passé, ça ne m’étonne pas. Thomas m’avait réveillée, en appelant pour savoir si Pascal était avec moi et de ne pas oublier de venir à la petite fête organisée pour l’anniversaire à Pascal. Il faisait beau, et la vue du lac était tout ce qu’il y a de plus reposant. J’ai préparé du café et je me suis installée devant les fenêtres avec mon bouquin.
Je n’ai pas lu grand chose, j’étais crevée. J’ai préféré aller me recoucher, sinon, je ne pourrais pas le faire une fois qu’ils seront debout. En retournant me coucher, j’ai entendu des petits bruits provenant de la chambre qui ne laissaient aucun doute sur ce qu’ils faisaient. Apparemment, ils étaient aussi réveillé.
J’ai laissé ma porte ouverte. Je n’aurai peut-être pas dû. S’ils se lèvent, ça allait me réveiller. Mais avant que je puisse me convaincre de me lever et d’aller la fermer, je m’étais rendormie.
On s’est réuni au salon en milieu d’après-midi. On avait un peu la flegme de se bouger. Maud avait laissé un message. Elle voulait que Pascal la rappele. Elle disait que c’était important et urgent. Caroline et Pascal en discutaient quant je les ai rejoins. Caroline lui disait de la rappeler pour savoir ce qu’elle voulait. Nous aussi, on voulait entendre ce qu’elle avait à lui dire. Pascal ne voulait pas. Alors, on n’a pas insisté.
Vers 20h, après avoir passé le reste de la journée à traîner, on s’est préparé pour se rendre à la petite fête organisée par Thomas.
J’ai aidé Caro à changer les draps dans les deux chambres. On a un peu bavardé pendant que Pascal prenait sa douche. Prise d’un élan de bonheur, Caro m’a fait un bisou et m’a serrée dans ses bras. Blablabla, elle m’a redit que c’était grâce à ma gentillesse qu’elle pouvait faire partie de la vie de Pascal, Caro me remerciait, disait à quel point elle m’était reconnaissante. Elle n’avait pas besoin de me dire tout ça, parce que, moi aussi, je lui étais reconnaissante.
Pascal était tout souriant, il se sentait bien, il était heureux, ça se voyait sur son visage. Alors, moi aussi, j’étais heureuse. C’est ça l’amour. Quant on aime quelqu’un, on est heureux de les voir heureux.
Pendant que Caro se changeait, alors que je rangeais la cuisine, Pascal m’a attrapée par la taille et m’a fait tomber avec lui dans le canapé. Son baiser m’a fait frissonner jusqu’aux cheveux. Etait-il possible que Pascal voulait encore faire l’amour après la nuit qu’il avait passé, à ne faire que ça? Je crois que le vent avait changé, c’était mon tour!
Caroline avait compris qu’il lui faudrait aller toute seule à la fête et qu’on la rejoindrait plus tard. Mais, 1h plus tard, quant on est sorti de sa chambre, elle était assise sur le canapé à nous attendre. Elle ne voulait pas y aller sans nous.
J’étais très fâchée de voir Maud se pointer chez Thomas et Pascal. Simon l’avait invitée. Jess s’est saoulé très tôt dans la soirée, et Pascal a dû la porter au lit. J’étais aussi furieuse de voir que Pascal s’était isolé dans un coin avec Maud, pour discuter. J’ai été bien avisée d’écouter les conseils de Caroline et de garder la tête haute et sourire de toutes mes dents. De m’énerver ne ferait qu’amuser l’autre pétasse. C’était probablement ce qu’elle voulait.
Pour le reste, Pascal a été adorable. Il me tenait par la main. Chaque fois que je voulais m’éloigner, il m’en empêchait en me serrant contre lui. Comme un vrai petit couple. Pourtant, je groumais à l’intérieur. Je trouvais assez humiliant qu’il n’ait pas respecté mes sentiments et qu’il ait été parler à l’autre. Pascal savait pourtant ce que j’en pensais. C’était un manque de respect total. Et surtout, il savait que ça allait m’énerver. En me voyant fulminer, Caro m'a rappelé que c’était son anniversaire. Et valait mieux se montrer plus intelligente que l’autre conne.
Il faudrait que je lui demande si ce n’était pas dégueulasse, après avoir largué Elodie, de bricoler avec sa meilleure amie!
La pouffe de Maud avait posé sa main sur son bras, et jetait de petits coups d’oeils dans ma direction. Elle prenait son pied, cherchant à m’énerver. Je n’ai pas tenu plus de 20mn. J’ai été chercher Pascal. L’autre pouffe m’a gratifiée de son petit sourire malin. Bouillonnante de rage, j’ai toutefois réussi à garder un ton calme, pour lui dire que je voyais que ça ne l’a gênait pas trop de courir après le mec qui intéressait sa copine.
Maud était venue accompagnée d’un copain. Jérémy. Le mec a été sympa avec moi et Caro. Il a engagé la conversation, parlé un peu de lui. Il est coiffeur. C’est aussi une fashion victime. Habillé dans les détails de la mode. Heureusement, tout juste pas la fameuse crête ridicule que la plupart des jeunes flanquent sur leurs têtes.
Jérémy a posé tout un tas de questions sur Pascal. Pour finir, je me suis demandée s’il ne récoltait pas des infos pour sa copine. On a très vite compris, qu’ils n’étaient pas ensemble, parce qu’il nous l’a dit. Il a été si malin, que Caro a fini par lui dire qu’on sortait toutes les deux avec Pascal. J’ai mis du temps à me rendre compte que c’était une tantouse.
Thomas avait bien organisé la petite fête pour Pascal, mais les choses ont un peu dégénéré en fin de soirée. Et j'ai un peu perdu le contrôle!
Pascal et ses copains ont bu verres sur verres. Ses copains avaient toujours une bonne raison de “trinquer”. Pascal avait un peu trop bu, alors il avait le sourire vissé d’une oreille à l’autre. Maud a fait semblant d’avoir trop bu elle aussi. Mais je sais que non, à cause de ses regards. Elle était nette. Pascal s’est assis, et Maud en a profité pour se jeter sur ses genoux.
Mon sang n’a fait qu’un tour quant je l’ai vue passer ses bras autour de son cou. J’aurai voulu lui sauter à la gorge et la saigner comme une truie. Quant j’ai voulu me lever pour me précipiter sur elle, Caro m’a retenue. Mais, je ne pouvais pas rester sans rien faire. Dans cet état, Pascal pourrait faire des trucs stupides, et malgré ça, je lui en voudrais.
Moi aussi j’avais dépassé la dose. Je n’étais pas saoul à mort, mais juste assez pour ne pas me sentir entravée par la bienséance. Avec mon caractère passionné, inutile d’essayer de me faire rester sagement sur ma chaise. Dès que Caroline m’a lâchée, j’ai bondi pour aller tirer la pouffe des genoux de mon mec. Maud était sur le point de lui rouler un patin.
J’ai passé mon bras entre leurs visages. C’était peut-être mon poing en fait. En tirant Maud en arrière, tout en bloquant son cou avec mon avant-bras, pour qu’elle ne puisse pas approcher son visage de Pascal, elle est tombée à la renverse. Comme un insecte, les 4 fers en l’air. J’espère qu’elle a eu mal.
- Non mais ça va pas? T’es cinglée ma parole!
- Touche pas à mon mec.
- Il n’a pas dit non que je sache!
- Connasse, poses encore tes sales pâtes sur lui et je te pète les doigts.

Jérémy s’était précipité pour l’aider et l’a retenue pour l’empêcher de se jeter sur moi. Moi, j’étais prête à répliquer. Prête à lui dévisser la tête. Je n’avais pas réalisé que Pascal m’avait attrapée par la taille pour me tirer en arrière et se placer entre nous. Puis, comme j’avançais encore, essayant de dépasser les obstacles qui m’empêchaient de me jeter sur Maud, Pascal m’a soulevée pour m’éloigner. J’avais vu rouge. Je pédalais dans le vide, mais je n’en étais pas consciente, parce que je fulminais de rage.
Pascal m’a emmenée chez lui. Il m’a fait avaler un verre d’eau froide. Il en a bu un lui aussi. Il a réussi à me calmer avec son petit sourire vague et amusé. Je crois que c’est la 1ère fois qu’il me voit perdre mon légendaire calme Britannique. Je me suis aussi rappelée pourquoi on était là, et je ne voulais pas gâcher sa fête, en me conduisant comme une fille des rues. Un peu plus et je lui refaisais le portrait à cette grognasse de Maud!
Surtout, qu’il y avait les parents à Pascal… Ils sont passés pour lui fêter un bon anniversaire, et Pascal les a ignoré. Il ne voulait pas les voir. Quant on est ressorti, ses parents avaient disparus. Peut-être qu’ils étaient partis bien avant, mais j’avais la tête ailleurs, trop occupée à surveiller mon homme de loin. Je l’avais laissé avec ses potes.
Après l’esclandre, Pascal m’a entrainée chez Caro et il s’est jeté sur moi. Il était tout excité. Peut-être le fait de voir des femmes se battre pour lui? Ça a dû aiguiser son appétit sexuel! Faudra que je teste ça pour en être sûre. Caroline était restée à la fête, elle ne nous avait pas vu nous éclipser en douce. On ne l’a pas entendue rentrer… Pauvre Caro...