226/11 - (2) Eviter de bouder dans mon coin

Publié le par JaneDo

226/11 - (2) Eviter de bouder dans mon coin
Dimanche, 14 août 2011 ;

Pascal a été sage, il était rentré laissant Caroline et moi toutes seules. Comme on avait fini par s’endormir vraiment très tard, ou plutôt très tôt le matin, on avait pas trop la frite quant Pascal est venu nous apporter les croissants et tresses du matin vers midi. Jeeez, ça ne faisait que 4h env. de sommeil, alors pas vraiment faim de mon côté. Je n’avais besoin que de café.

Caro avait de l’apétit, entre elle et Pascal, ils ont dévorés les croissants. Pour le déjeûner, on s’était installé sur sa petite terrasse.

J’ai été surprise de n'avoir pas croisé Alexia, d’après ce que je savais elles partageaient l’appart. Caro m’a expliqué qu’Alexia avait tendance à pratiquement s’installer dès qu’elle en rencontrait un.

Ces temps, Alexia vivait presque avec Paul, Layne lui avait demandé de prendre l’air. Il n’y avait pas mis énormément de tact, il lui a demandé de dégager de chez lui, il en avait marre qu’elle s’incruste.

Pascal n’était pas très bavard, même moi je pouvais voir qu’il avait l’air préoccupé. Caro, comme d’hab. assez direct, lui a demandé s’il avait eu des soucis hier soir en rentrant, et en effet, un petit peu, mais il n’avait pas envi d’en parler.

Comme on était sur la terrasse, dehors, au vue de tous, il n’y avait pas de câlins-câlins, pas de bisous-bisous, juste des amis qui mangent ensemble. Snif, j’avais envie de me coller dans ses bras, de le couvrir de bisous.

Je ne parlais pas beaucoup non plus, c’était presque Caro qui faisait toute la conversation. Pascal m’avait lancé 1 ou 2 petits regards que je n’ai pas compris, puis dans le cours de la conversation, il m’a même pris la main. J’ai vu Caro lui lancé un petit regard en coin. Là dessus, je me suis levée pour aller à la salle de bains, mais je n’avais pas vraiment l’intention d’y aller, je crois que leurs petits regards en bizingue m’avait fait me poser des questions, et je crois que je voulais savoir s’ils avaient des choses à se dire pendant mon absence.

C’était le cas, parce que je les ai vu me regarder rentrer dans la maison. Je suis revenue sur mes pas quant j’ai pensé que c’était sûr, et comme je m’y attendais presque, j’ai entendu Caro lui demandé s’il m’avait parlé, et Pascal lui a répondu que pas encore. Ils chuchottaient, mais Caro chuchottait plus fort que normal, comme si elle voulait que je l’entende. Elle lui a demandé pourquoi, parce qu’elle commencait à croire qu’il n’avait pas l’intention de le faire. Après un petit silence, il lui a répondu;

  • En effet, je n’en ai pas envi... Je ne veux pas.
  • Je ne vois pas pourquoi, elle n’en ferait pas un drame! Jane peut te toucher, te faire des bisous et tout, parce qu’elle ne sait rien et moi je dois marcher sur des oeufs en faisant attention à tout ce que je dis...

Baf, j’ai décidé de les interrompre en revenant sur la terrasse. J’ai fait comme si je n’avais rien entendu, même si Caro avait continuer à parler un peu plus fort que chuchoter, pour me faire comprendre qu’il se passait des choses. On a continué à discuter avec légèreté, même si Caro était un poil plus tendue, on rigolait bien. Puis le sourire a disparu de nos visages quant Jess s’est pointée... Glups!

Elle était venue chercher son mari, et n’entendait pas partir sans lui. Alliant le geste à la parole, elle s’est assise à côté de lui.

  • Ca tombe bien, je voulais vous parler à toutes les 2, mais chez moi. Je me sentirais plus à l’aise.

Pascal lui a demandé de nous laisser tranquille. A nous, il a dit qu’on avait pas à être mêlé à leurs disputes, puis il s’est levé pour partir. Jess a insisté. Ils partaient le lendemain pour quelques jours... (hum, Pascal avait oublié de nous le dire?) Alors avant de partir, elle voulait savoir où on en était, elle pensait qu’on était aussi concernée.

Donc, pour faire court, celle qui n’était pas concernée, n’avait pas besoin de venir. Pascal était déjà parti en avant, et Caro m’a jeté un petit clin d’oeil coquin; elle voulait savoir ce qui allait se passer.

Jess avait piqué notre curiosité, toutefois, je savais que ça ne plairait pas à Pascal, mais si Caroline se sentait assez concernée, pourquoi pas moi? Pourtant, je me méfiais de Jess, elle était passée maître dans l’art des coups tordus, alors ça ne m’emballait pas des masses.

Je le savais... c’était un piège...

Quant Pascal a remarqué qu’on leur avait emboîté le pas, il nous a demandé de rebrousser chemin. Lui aussi sentait le coup fourré. Il ne savait pas ce que Jess avait encore invanté, mais il n’avait pas trops envi qu’on soit tous mêlé dans son petit mélodrame.

Un 1/4h après qu’on soit tous installé sur son territoire, là où elle se sentait à l’aise, les parents à Pascal ont débarqué. J’ai failli avaler ma langue. Non mais, elle est complètement à la masse, pourquoi y mêler les parents??? Poliment, je les ai salué, principalement parce que c’était les parents de celui que j’aimais, sinon, je serais partie sur le champ.

Son paternel n’a pas tourné autour du pot, il a été droit au but. D’abord, il a souligné que les vacances qu’ils avaient prévu en famille ont été perturbée par des évènements qui ne lui plaisait pas du tout, qui ont provoqué de la dispute au sein du couple et avait perturbés Jess. Il s’est adressé ensuite à Pascal en lui demandant où il était le soir avant le départ. Pascal est devenu tout rouge, mais il n’a pas répondu, alors son père s’est tourné vers Caroline, tout en me jetant un regard au passage.

Il lui a dit qu’il savait où Jess l'avait retrouvé ce matin; chez Caroline, et d’après ce qu’il savait, Jess l’avait aperçu aussi là-bas le soir précédent, et il n’était rentré qu’après les 4h du matin! Ouf, ils n’avaient pas l’air de savoir que j’y étais aussi. Tant mieux. Son père a demandé à Caro sans détour si Pascal était avec elle dans la nuit du jeudi au vendredi?

Je crois que j’avais les oreilles violettes, Pascal était rouge d’embarras, mais aussi à la limite de péter un câble. A la place de Caro, il a répondu qu’ils n’étaient pas ensemble. Son père a alors voulu savoir où il était et avec qui,  pourquoi il continuait à mettre sa femme dans l’embarras et pourquoi il continuait à agir comme un enfant gâté.

Son ton était sec et tranchant, j’avais chaud, j’étais contente de ne pas être sa fille.

  • Ca ne regarde personne. J’en ai marre qu’on essaie tout le temps de s’insinuer dans ma vie, je fais pourtant attention. Je dois toujours faire attention à tout ce que je fais, il y a des moments où je n’en peux plus, je me sens étouffer. Et vous faites chier, avec vos petites réunions à la con... Je m’excuse... Désolé...

Il a senti qu’il avait été trop loin, il avait oublié qu’il parlait à son père et pas à un copain.

  • Je veux juste qu’on me fiche la paix... Est-ce que c’est trop demander?
  • Pascal... Tu sais bien que ce n’est pas possible... Tu dois te reprendre...

Gros silence.

  • Et avec laquelle de ces demoiselles... es-tu en fin de compte? Caroline? ou... Jane?

Glups, Pascal a rougi de plus belle. J’étais curieuse de savoir comment il allait répondre à cette question. Finalement, Caro et moi étions là pour la galerie, on avait pas grand chose à dire. En fait, c’était même gênant, Pascal faisait attention de ne pas sortir de ses gons, et Jess jouait la petite victime qui avait besoin qu’on parle à sa place.

  • Alors?
  • Il a recommencé à voir Jane, il me l’a dit... Il était avec elle jeudi soir.

Jess était intervenue et ça a foutu un gros malaise. Je me demande pourquoi elle se cachait toujours derrière le paternel. Son père s’est tourné vers moi pour que je confirme, je n’ai pas osé regardé Pascal, de toute façon, je savais que je n’allais pas m’amuser à mentir à son père. Mais Pascal a répondu à ma place et a confirmé qu’on était ensemble, qu’il n’avait pas eu envi de rentrer, mais qu’il l’avait quand même fait, alors qu’on arrête de lui casser les pieds.

Puis mon coeur s’est gonflé d’allégresse quant, en réponse à son père, Pascal a dit qu’il n’aurait jamais tenu le coup sans moi... Ooooh, que je l’aime lui!

Pascal a demandé qu’on lui foute la paix, à lui, à moi et aussi à Caro, qu’il avait de la chance, qu’on était pas exigentes, qu’on ne lui a jamais fait de chantage, demander de faire des choses qu’il n’aurait pas pu faire. Si ça lui arrivait de ne pas rentrer, c’était son choix, on ne lui demandait jamais rien.

Son père a noté qu’il avait employé le “on2 et inclus Caroline. Pascal lui a jeté un regard qui en disait long et n’a pas jugé utile de clarifier plus. Après ça, son père nous a demandé à toutes les 2 de bien vouloir les laisser en famille.

Ils partaient le lendemain matin très tôt... Pascal partait... et on ne pouvait même pas lui dire au revoir... c’était triste. Pascal a voulu nous accompagner, mais son père lui a demandé de rester.

Bras dessus, bras dessous, Caro et moi sommes parti le moral dans les tongues. On avait même la larme à l’oeil, mais on ne voulait pas se laisser aller à pleurer devant l’autre. Pascal nous a rattrapé juste avant de tourné le coin de leur jardin. Il a vu qu’on était toute retournée. Bon... lui aussi...

Caroline s’est jetée dans ses bras la 1ère, moi trop surprise, j’étais restée plantée presque la bouche ouverte comme un cabillaud. Pascal l’a serrée contre lui, puis il lui a donné un tendre bisou au coin des lèvres. Il m’a tendu la main pour m’attirer à lui et j’ai eu droit aussi au gros câlin et au bisou. Jeeez, je n’avais pas envie de le lâcher.

L’espace d’une minute, j’avais oublié jusqu’à la présence de Jess ou même de son père. Ils étaient tous les 2 debout sur le pas de la porte à nous regarder.

Je n’ai pas traîné chez Caro après parce que je n’avais pas le moral, j’avais besoin d’être un peu seule. J’aurai eu beaucoup de peine à faire bonne figure. A la maison, je me suis lancée sur une nouvelle toile pour ne pas trop penser, mais c’était difficile.

Après le départ de son père, Pascal m’a lancé un petit coup de fils. Ca m’a fait trop plaisir. J’ai failli lui demander s’il en avait fait autant avec Caro, mais je ne l’ai pas fait, je crois que je connaissais déjà la réponse.

J’ai fait semblant de prendre les choses du bon côté en arguant que j’allais pouvoir sortir un peu avec mes copines, je ne les avais pas vu depuis longtemps, et des tas de conneries du genre parce que je sentais que Pascal n’avait pas trop le moral non plus.

Puis on a dû se quitter... Le silence au bout de la ligne était atroce...

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226/11 - (2) Eviter de bouder dans mon coin -  dimanche, 14 août 2011

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