226/14 - Non, on ne vivra pas ensemble...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 14 Août 2014 - 226/14 - Une dure décision! Non, on ne vivra pas ensemble...

Tard dans la nuit, Pascal m’a appelée. Il voulait discuter. Hors, il ne pouvait pas se douter que j’étais devant chez lui. Moi aussi, je voulais le voir, lui parler. Mais, en arrivant, j’ai déchanté; sa femme était encore là. Je croyais qu’après son anniversaire, qu'elle serait repartie lundi, ou mardi au plus tard. Jess avait voulu des câlins, et elle s’était serrée contre lui. Il a posé une main sur sa tête, lui a fait un bisou sur le front, et il s’est dérobé. Pascal a pris son natel, et il est sorti m’appeler.

Je me demande si la présence de sa femme lui fait penser à moi? Si cela ne lui rappelle pas le dur chemin qu’on a dû parcourir pour rester ensemble??? Bêtement, ça m’a fait plaisir qu’il m’appelle. J’ai fait demi-tour pour retourner à ma voiture et rentrer.

Ce n’était pas ce soir que je pourrais avoir une discussion avec lui, face à face. Quant il m’a demandé où j’étais, je lui ai dis que j’étais chez une copine; Aurore, et qu’elle avait un problème aux reins. J’avais été chez elle le mardi, et comme je ne pouvais pas lui dire que j’étais à quelques pas de chez lui.

Pascal a reconnu que, quant il s’agit des reins, ce devait être assez grave. Que j’étais une chouette amie d’avoir pris la peine d’aller lui rendre visite.

Bref, on a parlé comme ça un moment, puis, il est venu sur le sujet pour lequel il m’avait appelée; savoir si j’avais pris le temps de réfléchir et pris la décision de vivre avec lui. Mince, je n’aurai pas voulu parler de ça au téléphone, mais, avais-je le choix!

J’avais beau essayé de changer de sujet, Pascal revenait toujours avec sa question; “Alors?”. Et je changeais encore de sujet, pour lui demander comment cela se passait avec sa femme. C’était aussi pour dévier la question sur un sujet que je voulais aborder. Patiemment, Pascal me répondait et revenait à sa question:

  • Jane, je ne suis pas encore complètement idiot, je vois bien que tu ne veux pas me répondre. Donc, c’est non, n’est-ce pas? Tu ne veux pas vivre avec moi? C’est dingue! J’avoue que je ne comprends pas. Tu dis que tu m’aimes, mais tu ne veux pas qu’on vive ensemble! Alors là, je suis atterré!
  • Pascal… C’est pas aussi simple…
  • Ah non? Alors explique moi, parce que moi, je nage! Je peux pas continuer à vivre comme un célibataire, et en même temps être avec quelqu’un. C’est, ou on est ensemble, ou on l’est pas! Apparemment, on l’est pas!

Argh, j’avais beau bafouillé à essayer de trouver des mots pour m’expliquer, mais c’était en effet, compliqué. Après hésitation, j’ai décidé de me jeter à l’eau. Je lui ai dis que je ne pouvais pas. C’était impossible pour moi d’envisager de vivre avec lui. Voilà, c’était dit. Pourtant, j’aurai préféré garder ces mots là pour moi. Je ne voulais pas le dire à haute voix, ça sonnait trop fort. Et par téléphone, c’est pire.

Alors je lui ai posé la question, comment et où aurais-je dormi, quant, comme ce week-end, sa femme décidait de revenir en Suisse? Si on vit ensemble, je serais alors obligée de le présenter à ma famille, et il est encore marié! En tant qu’adulte, je dois montrer le bon exemple aux enfants, alors comment je justifierai de m’être compromise avec un homme marié? Si une de mes nièces ferait ça, je serais la première à montrer aux créneaux!

Alors Pascal a dit qu’alors, on ne se verrait plus. Qu’il ferait tout pour éviter les endroits où je vais. Que c’était mieux comme ça pour l’instant.

Arhhh, non! C’était pas ce que je voulais. Je lui ai demandé de me comprendre, qu’est-ce que je ferais si quelqu’un de mon entourage le croise avec Maud, Elodie, Caroline, Jess ou autres? Qu’il était égoïste, et que ce n’était pas ça l’amour. S’il m’aimait vraiment, il saurait se mettre à ma place et comprendrait.

Pascal n’avait pas envi d’en discuter plus, il a raccroché. C’était comme s’il m’avait frappée, cela faisait aussi mal qu’une bonne grosse gifle.

Soudain, je me suis sentie plus seule que jamais. Triste, tous les mauvais coups qu’on m’avait fait sont revenus me frapper de plein fouet. En larmes, j’ai essayé de me dire que j’avais bien fait. Me rappeler qu’il n’avait aucun avenir avec moi, que je ne pouvais lui offrir grand chose. Après presque 2h à me lamenter sur moi-même, mes larmes commençaient à se tarir.

Je commençais à me sentir soulagée, vidée de toutes mes larmes, je me sentais comme vidée.

Et peu après minuit, Pascal a décidé de se présenter devant ma porte encore une fois. Je savais que je ne devais pas le voir… Arh, de l’avoir en face de moi me donnait envie d’abandonner toutes mes bonnes résolutions et les jeter à la poubelle vite fait. Tout ce que j’avais envie de faire était de me jeter dans ses bras. Ciel, est-ce que j’ai vraiment bien fait?


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