228/14 - Le vague à l âme!
Waouh! Encore des problèmes avec KaZeo!!! La 3ème fois en 1 semaine!!!
Mais bon, la plupart du temps, ça marche très bien!
Samedi, 16 Août 2014 - 228/14 - Le vague à l’âme!
Défiant toute prudence, je me suis rapprochée de la maison. Par sécurité, pour avoir une retraite rapide, j’ai été déverrouillé la porte du local sous son appartement. Local dans lequel, Thomas et Pascal, ont installé une salle de musique, mais c’est aussi un atelier pour bricoler et autres. J’avais pensé remettre la clé à sa place, mais, le risque de me faire enfermer là-bas dedans jusqu’au déluge m’en a dissuader.
Près des escaliers qui mènent à la terrasse, j’ai regardé Pascal prendre son natel quant il a reçu mon message. Je crois qu’il a pâli. Caroline lui a demandé ce que c’était.
Le culot. Depuis quant croit-elle avoir le droit de lui demander qui l’appelait? Ou était-ce parce qu’elle l’a vu changer de couleur? Il a répondu que ce n’était rien du tout et a reposé son natel. Sans me répondre.
Pourquoi m’aurait-il répondu de toute façon! Pascal ne voulait plus rien à avoir à faire avec moi!! C’était étrange de le voir avec Caroline après avoir voulu couper les ponts avec moi!!!
En les voyant se diriger vers la pore, j’ai foncé me jeter dans les escaliers qui mènent au local. Pffouh. J’avais coupé mon natel, pour éviter que la lumière de celui-ci ne donne l’alerte de ma présence. Caroline scrutait l’obscurité, probablement pour voir si j’étais dans le coin, dans les buissons, à les épier. Puis, elle s’est assise près de Pascal dans la balancelle. Ils fumaient en silence.
Puis Caroline lui a demandé s’il voulait lui en parler. Lui parler de quoi? Pour éviter de me faire repérée, je restais collée au mur de la terrasse, pour me fondre dans la masse.
- Vous vous êtes disputés?
- Non, on peut pas dire qu’on se soit disputé.
- Alors elle a refusé? Je comprends pas. Elle aurait dû être folle de joie. Moi j’aurai été folle de joie.
Pas de réponse de Pascal. Est-ce que Caroline lui tendait la perche pour qu’il lui propose de vivre avec lui? ou l’avait-il déjà fait? Ce n’était peut-être que la constatation d’une évidence.
- Tu étais déçu?
- Non, ça m’a fait mal. Je croyais… Non, je ne sais pas ce que je croyais.
- Je suis désolée… Tu… Tu voudrais que je lui parle?
- Non. C’est inutile.
- J’arrive pas à croire que Jane ait refusé.
- Alors on est deux!
- C’est dingue! Je sais qu’elle t’aime, alors ça me laisse sans voix.
- Je le croyais aussi...
- Non Pascal, elle t’aime. Je te le dis moi, elle est folle de toi.
Merci Caroline! Au moins, je pouvais compter sur elle. Elle est chouette cette nana. Quelle chance qu’elle soit mon amie. Ça me faisait du bien de l’’entendre lui rappeler que je l’aimais par dessus tout.
Une voiture est arrivée vers la maison. Oups, Jess! Je l’avais oubliée celle-là! J’ai foncé vers la porte du local. J’ai fait en sorte d’ouvrir en même temps que Jess manoeuvrait sa voiture. Black-out. J’étais dans le noir total. Impossible de me déplacer, il a fallu que je rallume mon natel pour l’utiliser comme petite lampe. J’ai coupé le son. J’avais l’impression que ça faisait un bruit d’enfer, mais je n’entendais rien de l’extérieur, donc, on ne devait pas m’entendre non plus.
Il y avait de petites fenêtres d’où n’entraient aucune lumière, mais je suis sûre qu’on verrait une lumière se déplacer à l’intérieur. J’étais dans la merde. J’ai planqué mon natel au fond de ma poche. Il ne me servait en fait à rien. J’aurai dû visiter le lieu avant de l’utiliser comme retraite de secours.
La frousse au max, j’ai attendu. Il n’y avait rien d’autre à faire. Quelle idiote je fais. D’ailleurs, qu’est-ce que je faisais là? Qu’est-ce que j’avais espéré au juste? Le retrouver effondré? A pleurer parce que je lui manquais? Presque 20mn après, j’ai osé un oeil par la porte, la seule issue. Pas de bruit, alors j’ai refermé doucement en sortant et j’ai remis la clé à sa place. J’allais filer d’ici à toute vitesse.
J’ai failli me faire prendre la main dans le sac… Pascal remontait depuis le lac en direction de son appart, et Jess est sortie sur la terrasse au moment où j’ai remarqué Pascal au loin. J’ai juste eu le temps de me jeter à terre sous la haie, derrière les fleurs de l’allée.
Beurk. Je préfère pas penser à toutes les bestioles qu’il y avait. Eeerk, j’espère que ce qui était tout mou sous ma main n’était pas une limace.
J’étais au bord de l’évanouissement. La seule chose qui m’en empêchait, était le fait que ces saletés risquaient de se promener sur moi.
Dès que Pascal et sa femme sont entré chez eux, j’ai foncé. Sans regardé ce qui avait pu se coller à moi, je me suis secouée avant d’entrer dans ma voiture, et filer comme le vent.
A la maison, j’ai pris une douche avant d’enfiler un training et me jeter sur le canapé. Malgré le film que j’avais mis, je ne faisais que penser et repenser à cette dernière heure, me glissant comme une voleuse chez Pascal.
Je pensais et repensais à sa façon de regarder son natel, je me demande ce qu’il pensait. Pourquoi n’avoir pas dit à Caro que c’était moi? Arhhh, j’ai passé le reste de la nuit à me morfondre, à penser à Pascal, à espérer ne pas mourir de chagrin. Quoique, ça m’aurait soulagée! Pour dormir, j’ai pris un somnifère. Il me faut dormir le plus longtemps possible, ce qui m’empêcherait de trop penser.
Samedi après-midi, je suis passé prendre la chienne, Dobby, comme prévu avec mon neveu. Il passera demain, dimanche la rechercher en allant à la grillade chez Carmine. Rose m’a proposé d’y passer, mais j’en avais aucune envie. C’était trop me demander que de passer la journée à faire semblant d’être de bonne humeur et heureuse.
Le soir, j’ai voulu aller prendre un verre au Time-Out pour donner le change. Faire croire que sans Pascal, j’arrivais encore à m’amuser. Que j’en avais rien à foutre d’être ou non avec Pascal. C’était complètement faux, et je n’en ai pas eu le courage. J’ai encore des bourdons qui me rongent l’estomac, Pascal me manque tellement que ça fait mal partout.
Je me suis promenée avec la chienne, et je suis restée à la maison. Une soirée devant la télé et à peindre. J’ai avalé aussi un antidépresseur, ça me soulageait. Je me sentais un peu comme sur de la ouate. C’était une longue soirée, avec de temps en temps de petits moments de tristesse intense. Moments qui auraient sans aucun doute été pire sans antidépresseur.