23/2014 - Je crois… qu’il m’aime encore...

Publié le par JaneDo


Jeudi, 23 janvier 2014 -- 23/2014 - Je crois… qu’il m’aime encore...

Assise aux côtés de Layne, je repensais à la conversation que j’avais eu avec Pascal, avant de filer faire un coucou à Thomas. J’essayais de tout décrypter; l’expression de son visage, son ton, ses réactions, ses regards. Ciel, je n’étais pas encore guérie de lui, je l’aimais toujours à en mourir. C’est horrible. En tous cas, Jess était aux anges. Elle regardait Pascal avec une petite expression de satisfaction intense. Méchante. Elle semble adorer le voir souffrir!

  • Vous sortez ensemble?
  • Euh, non. On se voit c’est tout; Friends with benefits? (amis avec avantages)
  • Je vois.
  • Pascal? Tu ne vas pas me reprocher de continuer à vivre, si?

Pascal s’est renfrogné. Je me demande pourquoi. C’est lui qui  rompu pour faire plaisir à sa femme. Parce qu’il le voulait certainement aussi. Alors c’était quoi le problème? Il s’attendait à ce que je fasse comme Caroline? M’asseoir et attendre son bon vouloir? Ou est-il seulement surpris que j’agisse comme un mec?

  • C’est seulement que… Tu pourrais sortir avec n’importe qui, mais… Je veux dire qu’on est un petit cercle, alors pourquoi avec un des mecs que je connais? Qui fait partie de mon entourage?
  • Les mecs ne sortent-ils pas toujours avec une nana que connait leur bonne femme?
  • Wow, je ne t’ai jamais entendu parler comme ça! Nana’ Bonne femme?
  • Ha qu’est-ce que tu veux, je me modernise.
  • Ou plutôt, tu te Laynise!

J’ai rigolé. Si ça ce n’était pas une scène de jalousie, alors je me fais none. Ça me faisait plaisir de le torturer un peu, mais pas trop longtemps. Je n’aime pas le voir mal, perdu, ou plus très sur de ce qui se passe autour de lui. J’aime le voir confiant, calme. Alors, j’ai juste fait la grimace, il n’y avait pas grand chose à dire, c’était vrai, j’utilisais les termes qu’utilise Layne!

 

Jess était tout sourire, ravie de le voir perturbé. Elle pensait sans doute que ça mettait fin à notre amitié. L’entente entre Pascal et Layne ne tenait qu’à un fils, il suffisait d’un rien pour tout bousiller et remettre au goût du jour la rivalité entre ces deux-là. Je ne voulais pas de ça.

  • Tu penses à Pascal n’est-ce pas? J’ai fait la grimace. Layne a rigolé. En tous cas, il ne va passer une très bonne soirée. T’as vu sa tête , iIl doit se faire tout un film à propos du week-end. Ça m’a botté!

Hum, Layne ne devait pas savoir que Pascal savait parfaitement où j’avais passé le week-end. Il ne savait juste pas que j’avais commencé la soirée avec Layne. C’est vrai que Pascal faisait une drôle de tête. Au feu, Layne s’est penché pour m’embrasser et me proposer de finir la soirée chez lui. Il a remarqué mon hésitation. Et pourquoi pas après tout, Pascal s’amusait, et moi alors? Est-ce que j’avais vraiment envie de passer mon temps à attendre, juste à cause de quelques mots gentils? Un peu d’attention qui n’a duré que 5mn? En attendant, Pascal avait la belle vie, pas de compte à rendre, il fait ce qu’il veut et moi, j’essaie de faire la gentille pour le garder??? Nullissime!

 

On devait d’abord passer chercher ma voiture. Je voulais pouvoir partir quant je veux. Je n’avais pas l’intention de rester jusqu’au matin. La vision de Pascal, la dernière fois, devant chez Layne m’a glacé le sang. Le hic, c’est que je ne savais plus très bien où était sa limite. Continuera-t-il à me pardonner tous mes faux pas? Toutes mes fautes? Je ne sais pas. Tant que je ne lui les jetais pas devant le nez, je pense que ça ira.

 

Après notre petite partie de jambes en l’air, qui ressemblait plus à un combat, à moitié cassée, j’ai filé alors que Layne dormait déjà. J’avais mal à l’épaule droite, peut-être que je devrais retourner chez l’ostéopathe! Il m’avait semblé entendre une voiture qui faisait le même bruit que celle à Pascal, j’ai jeté un coup d’oeil dehors avant d’ouvrir la porte  Effectivement, c’était Pascal. Il surveillait la maison. Il ne pouvait pas savoir si j’étais effectivement là, il ne connaissait toujours pas ma nouvelle voiture.

 

J’ai opté pour une retraite discrète par la porte de derrière. Mais, je fais comment pour fermer??? Et comment prendre ma voiture sans qu’il me voit, il était parqué à deux voitures derrière!!! Taxi. Layne a été réveillé par mes va-et-vient, alors, je me suis éclipsée en vitesse avant qu’il n’allume dans le salon. Il n’avait pas tiré les rideaux, et Pascal me verrait.

 

Purée, il faisait froid. Layne a tout de suite su que j’étais partie. Il a trouvé la clé, a vérifié la porte d’entrée et a compris que j’étais passée par derrière. Ciel, j’ai dû passer par le jardins des voisins pour atterrir dans une rue perpendiculaire. J’ai vérifié que Pascal était toujours à la même place. Ridicule s’il me croisait maintenant.

Ce n’est pas parce que je dois des comptes à Pascal, mais je préférais qu’il ne sache pas tout ce que je fais… Pascal a dû voir le manège de Layne, alors il a essayé de me joindre. Je me suis engouffrée dans le taxi et presque couchée sur le siège, on est passé à côté de la voiture à Pascal. Il n’a pas fait attention au taxi, trop occupé à regarder chez Layne et à m’appeler.

 

Une fois le terrain miné passé, j’ai rappelé Pascal. Il entendait bien que j’étais en voiture, alors je lui ai dit que je ne pouvais pas vraiment parler, qu’il me laisse quelques minutes et je le rappelle dès que je trouve un coin où m’arrêter. Je l’ai entendu remettre sa voiture en marche. Je pense qu’il devait être rassuré de savoir que je n’étais pas chez Layne.

 

L’empêche, il goûtait au même traumatisme que moi lorsque je courrais à travers la ville à sa recherche, ou quant je passais des heures à l’attendre devant chez… l’une ou l’autre de ses maitresses! Je savais exactement ce qu’il ressentait. J’aurai peut-être dû le laisser bouillir dans la sauce un petit peu plus longtemps? Non, je n’aime pas lui faire du mal, je l’adore trop.

 

Une fois à la maison, la télé allumée, j’ai rappelé Pascal. Il retournait gentiment chez lui. Flûte. J’aurai aimé qu’il cherche à me voir. Yeux dans les yeux, et peut-être plus… Mais non. Il avait juste cherché à se rassurer, et paf, maintenant que tout va bien dans son petit monde, il rentre retrouver sa petite femme. J’ai détesté le petit pincement de jalousie qui a accompagné cette pensée.

 

Avant de raccroché, Pascal a voulu savoir si je montais au chalet ce week-end. Non. Je n’en avais pas envie. Pour une fois que je n’ai rien de prévu, j’ai l’intention de me transformer en légume géante. Demain, je fais des courses pour le week-end, et je larve après jusqu’au dimanche soir. Peut-être même jusqu’au lundi soir. Je ne sais pas si j’ai vraiment envie d’aller au soupe familiale le soir!

 

L’empêche, je suis drôlement contente de la réaction de Pascal… Je crois que j’ai encore une petite place dans son coeur… :)


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