232/11 - Caro dans les pattes!
232/11 - Caro dans les pattes
Samedi, 20 août 2011
Layne et moi sommes parti séparément pour se retrouver chez lui. J’ai posé ma voiture au parking chez lui. Au moins, personne ne pouvait la voir. Avec Layne, il n’y a pas de semblant, à peine à l’intérieur, il s’est jeté sur moi.
Layne n'aime pas tourner autour du pot, il est toujours assez brusque, mais il sait ce qu'il fait et ce qu'il veut, alors c'est sexy. Ce n'est pas le genre à attendre que la fille fasse le 1er pas où des trucs du genre, on savait pourquoi on était rentré, alors les simagrées de séance de café, etc, c'était pas pour lui. Layne ne m’a pas entendu partir, je suis partie assez tôt le lendemain, j’avais des trucs à faire, et je n’aime pas traînasser.
J’ai vu les messages de Caro, mais je n’avais pas envie de répondre. J’espérais bien passer une journée tranquille. Aucune envie d’aller boire des verres, ni faire les boutiques, ni rien. Je voulais juste me larver en paix, seule, chez moi. Thomas aussi m'avait envoyé quelques textos et j'aurai été bien avisé de ne pas les regarder, mais je ne m'attendais pas à des messages animés!
Maintenant qu'il m'avait montré comment lire les MMS, il m'avait envoyé un petit message filmé pour dire qu'il allait bien, que tout se passait à merveille et qu'ils faisaient la fête, images à l'appui.
En arrière plan, j'ai entre-aperçu Pascal et Jess, puis il a filmé Pascal et Jess, qui riaient avec un groupe d'amis. Pascal avait le bras autour de la taille de sa femme, et le peu que j'ai vu de son expression, Pascal avait l'air drôlement heureux, à l'aise. Ca fait mal de le voir si heureux loin de moi.
Ca m'a déprimée et je me suis couchée illico... dormir fait oublier...
Vers midi, Caro m’a réveillée avec son coup de fils, j’ai répondu, je me devais d’être une grande fille et lui dire carrément que je voulais qu’on me fiche la paix. Sans détour, elle m’a demandé si j’étais rentrée avec Layne, évidemment, j’ai dit que non. J’entendais bien qu’elle ne m’a pas cru. Après avoir raccroché, je me suis tournée pour me rendormir, mais 1h plus tard, elle était devant ma porte avec des croissants et tout.
J’étais franc furax, j’avais pourtant été claire, mais en la voyant là, avec son petit air “je m’ennuie”, je l’ai laissé entrer. Chiotte. J’ai pensé qu’elle devait faire la même tronche quant elle débarquait à l’improviste sur Pascal!!! Mouais, difficile de l’envoyer balader ou d’être désagréable avec elle. Ouais, si ça marchait sur moi, aucun doute que ça marchait sur lui. Bravo!
Je n’ai pas trop insisté sur le “je-suis-naze”, sinon elle se serait doutée que je n’avais pas beaucoup dormi, donc que j’étais bel et bien rentrée avec Layne. J’ai eu beau protesté, elle était persuadée que j’étais partie avec lui. Elle a promis de ne rien dire à qui que ce soit, mais je n’avais pas confiance à ce point là, j’ai continué à nier. Layne m’a envoyé un petit message à son réveil; “Je t’adore minette”.
Caro a installé les chaises longues sur le balcon, et s’est larvée au soleil, alors que j’étais retournée faire une sieste. Je n’ai pas su comment lui demander de partir. Pour éviter d’ailleurs que ça arrive, elle nous avait préparé des petits trucs à grignoter, ranger ma cuisine et tout.
Afff, c’est pas qu’elle me dérangeait, mais elle me dérangeait... Sa présence m’empêchait de me sentir à l’aise chez moi, je me sentais obligée d’articuler parfois quelques mots, ce que je n’aurai pas eu à faire si j’avais eu la chance d’être toute seule. Ça me fiche la pression, même si elle me répétait sans arrêt que, je ne devais pas faire attention à elle, qu’elle était contente de ne pas être seule. Tout ça rendait la tâche de lui dire d’aller voir ailleurs si j’y suis encore plus difficile.
Et le soir, elle a recommencé avec son envie de sortir... Moi pas envie, pas vouloir... Il y avait pas moyen!
Je l’ai encouragée à y aller, mais elle ne voulait pas sortir toute seule comme une pauvre tarée. Elle disait avoir besoin d’une amie, elle ne voulait pas rentrer toute seule dans les bars, comme si elle cherchait un mec.
Et flûte, une fois de plus, pour lui faire plaisir je suis sortie. Intérieurement, je râlais contre moi-même, parce que j’en avais aucune, mais aucune envie, ça me faisait carrément chier, et aussi rhahhh, parce que je n’avais pas su dire non.
Évidemment, comme je n’avais pas la frite pour sortir, ça m’a pris des heures pour m’habiller. Après 1h à réfléchir sur quoi mettre, à la chaleur de l’endroit où on irait et touti quanti, en 5mn j’ai été prête quant je me suis rappelée que, Pascal n’était pas dans le coin donc qu’importe. Un jean, un t-shirt, un bandeau pour tenir les cheveux et basta. Ensuite, il a fallu aller chez elle pour qu’elle se change, et c’était déjà minuit...
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232/11 - Caro dans les pattes - samedi, 20 août 2011