232 - 2è jour sans news...

Publié le par JaneDo

Vendredi..... 20 août 2010

J’ai été présenter mon book aujourd'hui dans une nouvelle agence. Espérons que ça marche, je commence à me sentir financièrement le dos au mur! En fin de journée, j’ai été prendre un verre avec Jean-François, un de mes ex. Je n’en avais pas envie, je n’étais pas d'humeur, mais cela faisait des semaines que je repoussais, alors, c’est fait.

Toujours pas de nouvelles de Pascal. Ça me rendait dingue. J’hésitais; ou je continue à le harceler au téléphone pour lui prouver que je tenais à lui, ce que faisait très certainement Caro, ou, je lui fiche la paix et me faisait désirer.

Ça n’a jamais été mon truc d’appeler comme une malade, je déteste ça, je préfère les sms. mais parfois, il faut savoir faire un effort pour que l’autre sache qu’il compte. Pour moi, ce serait plus simple, même si j’en souffrais, de ne pas l’appeler, et s’il veut me voir, ben il savait où me trouver. J’arrive à me conditionner facilement pour ça, parce qu’après tout, il ne me répondra pas, alors pourquoi essayer? Pour se faire du mal? Je n’étais pas trop adepte à ce genre de souffrance.

Je pourrais tout aussi facilement arrêter d’aller tourner autour de chez lui comme une âme en peine. Mais voilà, si on se remettait ensemble, et qu’il avait reçu Caro, ou qu’il la fréquentait, elle ou une autre, je ne saurais pas s’il me ment. L’idée de boire un mensonge et de planer sur un petit nuage alors qu’il me raconte des histoires me rend malade. J’aurai besoin de savoir s’il me dit la vérité, et connaître ses expressions s’il ment.

Peut-être que j'aurai dû l’appeler x-milles fois aujourd'hui, mais afff, je me donnais des vacances. Après tout, j’avais l’excuse de mon message sur sa boîte vocale; qu’il m'appelle quant il sera moins fâché! Je me suis donnée une 2ème excuse, beaucoup plus lourde celle-là et qui me facilitait encore plus la tâche; chez lui, mercredi soir, pas une fois il ne m’a touchée, il y en avait que pour Caro. C’est elle qu’il a consolée, c’est elle qu’il a pris dans ses bras. Tout le temps qu’on a passé chez lui, toutes les 2, jusqu’à ce qu’il nous fiche à la porte, il n’a touché qu’elle.

Penser à ça me faisait monter la sauce et ne me donnait aucune envie de l’appeler, encore moins de lui dire que je l’aimais. En fait, dès que j’y pensais, je l’aimais nettement moins, jusqu’à même pas. Hum, il n’aura aucune idée de ce qui m’aurait retenue, aucune idée pourquoi je garde mes distances. Et si d’aventure on se reparlait, il n’aura aucune idée que je suis fâchée... Une fois de plus, je passerai pour la froide! Mouais!

Tout de même, j’ai fait un tour chez lui. Pascal était à la maison, donc il n’était pas sorti. Thomas oui. Il avait dû insisté pour qu’il l'accompagne, mais Pascal reprenait petit à petit ses habitudes. Ou peut-être que c’était le plus sûr moyen de ne pas nous voir, que ce soit Caro ou moi?

J’ai décidé d’aller faire un tour chez Caro. Je n’ai pas eu à aller très loin, elle était, elle aussi, dans le jardin à observer Pascal. Quant elle m’a vue prendre la direction de sa maison, elle m’a rattrapée.

  • Cet hiver, on va se les geler! Quoique, s’il reste en Allemagne... J’ai été le voir... Il voulait seulement qu’on le laisse tranquille. Et toi?
  • Non... Pas eu le courage! Pas envie! (ça c’était un mensonge)

On avait l’air maligne toutes les 2 au bord du lac, en training, à se lamenter.

  • Il t’aurai sûrement parlé à toi...
  • Super! J’aurai pas su quoi dire...

Ça aussi, ce n’était pas tout à fait vrai. Comme il n’avait répondu à aucun de mes appels, je n’ai pas voulu prendre le risque de me faire remballer, et bien sûr, j’aurai pas su quoi dire. J’aurai peut-être dû essayer pour voir? Caroline m’a proposé de passer chez elle, mais je n’en avais pas trop envie. Je voulais éviter de reparler de ce qui s’était passé l’autre soir, mais pas Caro. Elle voulait savoir ce qu’elle avait fait de mal ou de faux, si je tenais à la rayer de nos vies . J’ai dû lui rappeler que ce n’était pas ce qu’on avait convenu, les vacances, c’était les vacances, rien de plus. Ce n'est pas parce qu'on était copines que je me devais de partager mon homme! Si les choses redevenaient comme avant ou pas, ce n’était pas à moi de décider, mais moi aussi, j’avais voulu savoir ce que Pascal avait l’intention de faire.

Caro a compris, un peu de travers. Elle croit que si Pascal voulait continuer à la voir, ça ne me dérangera pas...

J’allais rentrer quant on a décidé de concert de faire un dernier tour devant chez Pascal. C’était bizarre d’être complice dans un truc aussi débile. En fait, non, c’est elle qui voulait y retourner, moi, je voulais rentrer, mais je l’ai accompagnée. Hum, Caro a bien fait d’insister... Cette peste de Marilou, cette pouffiasse était chez Pascal.

Je croyais que Pascal ne voulait plus bosser avec elle en privé? Je croyais qu’elle devait venir au travail, ou qu’il irait à son travail? Oh, je fulminais, mais je pense que je n’étais pas la seule. Du coup, je n’avais plus du tout envie de rentrer. Je crois qu’il doit y avoir une part de voyeurisme en chacun de nous, parce que regarder des gens fonctionner à leur insu, c’est vachement captivant.

Ils ont pris un verre sur la terrasse avant d’aller à l’intérieur pour bosser. Pascal les a installé sur la table de la salle à manger, alors on a dû changer de poste d’observation, parce que de là où l’on était, on ne voyait que les têtes.

Cette vache ne pouvait pas se pencher sur les planches sans le toucher, ni parler sans poser sa main sur son épaule. Pascal était en training, tandis que la miss s'était mise sur son 31. Petite jupette à ras les fesses, elle s'amusait à se pencher, de manière à ce que Pascal puisse avoir une vue imprenable. Elle me donnait des envies de cogner! Ils avaient l’air de s’amuser aussi., parce qu’ils riaient pas mal. Caro a voulu se rapprocher pour entendre ce qu’ils se disaient, mais moi, j’avais la trouille de me faire prendre, alors je voulais pas. Je l’ai laissée y aller toute seule. Si elle se faisait repérée, je prendrais la fuite directe.

Après 1h, j’en avais marre, je voulais rentrer me planter devant ma petite télé, sachant que de toute manière Caro ferait le guet à ma place et me raconterait tout. J’étais certaine qu’elle allait rester là jusqu’à ce que Marilou s’en aille.

En tous cas, j’étais contente, je n’avais pas appelé Pascal de la journée, et n’en ait pas eu envie!

Après avoir travailler jusque vers les minuit, ils sont restés à discuter tranquillement, assis par terre le dos appuyé contre le canapé. C’était notre position préféré, je détestais l’idée qu’une autre en fasse autant. Marilou a essayé de l'embrasser en se mettant à califourchon sur lui. Il paraît que Pascal l’a soulevée comme une feuille pour se lever de là. Grrr, donc elle l’avait pris en chasse! Faudra que je me méfie d'elle. God, s'il l'avait embrassée, j'aurai été hyper, super déçue, et je lui en aurai voulu à mort!

Caro était verte. Elle a voulu débarquer chez moi vers les 2h du matin, mais JD traînait là, alors niet. Sa voix tremblait au téléphone. Hum, il allait falloir que je mette peut-être un peu de distance entre nous, parce que si les choses s'arrangeaient avec Pascal, elle resterait dans nos pattes. Pas facile, elle m’était bien utile, comme en ce moment!!!

Je ne devais pas manquer beaucoup à Pascal, il avait l'air de bien s'amuser et d'être assez occupé...

Tranquille, parce que Caroline faisait le sale boulot à ma place, j’ai peint une partie de la soirée malgré la présence oppressante de JD. Ciel, j’aurai dû mettre une pancarte “La Ferme” ou "Fiche moi la paix" dans mon dos. Le pauvre, il se sent obligé de faire la conversation, il ne se rend pas compte que je n’aime pas trop la compagnie, et je n’aime pas qu’on me tienne la jambe.

JD m’avait entendue pleurer l’autre soir...

Je me suis même mise à penser que ce serait super si le prochain scouateur avait une copine chez qui il passerait le plus clair de son temps! Ou encore mieux, s’il pouvait être juste muet!

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------ No communicado - (232) - Ven.20.août.10 ------

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