234/2012 - Solitude...
Mercredi, 22 août 2012 - 234/2012 - Solitude…
Stress total avec le boulot; ils m’ont invité à voir la préfabrication d’une de mes créations. Ils avaient sortis plusieurs modèles, dont même 1 ou 2 de mes premières ébauches, que le client n’avait pas choisies. Le représentant du client, responsable de la sélection et la mise sur le marché allait être présent, et c’était ça qui me stressait en fait.
J’ai trouvé que l’une de mes 1ères idées sortait plutôt pas mal, au final, c’est celui que j’aurai choisi… Le représentant pensait certainement la même chose, alors quant il m’a demandé, je lui ai donné sincèrement mon avis. C’est celui qu’il a aussi sélectionné finalement. J’étais assez contente, et plus, il était plutôt sympa.
Ensuite, j’ai filé à la maison me recoucher… J’avais eu beaucoup de peine à dormir à cause de la chaleur et du stress.
Je travaillais sur une de mes dernières toiles quant ça a sonné et j’ai été surprise de trouver Pascal derrière ma porte. Il ne m’avait pas prévenue qu’il passait et d’après ces messages, ils avaient un dîner en famille ce soir. Il était tout trempé, il pleuvait, ses cheveux lui mangeaient les yeux. Trop mignon!!
- Mais… Qu’est-ce que tu fais là?
- Bah, j’avais envi de te voir…
Il a posé sa tête contre le montant de la porte et souriait. C’était bizarre qu’il soit venu jusque-là comme ça, à croire qu’il se passait des trucs pas top chez lui. Je préférais ne pas demander. J'adorais le voir sourire comme en ce moment, ses adorables yeux verts briller aussi intensément quant il me regarde.
- Ne reste pas là, je vais te passer un linge pour te sécher, tu…
- Non, je ne rentre pas, sinon je ne partirais plus… Est-ce que je peux te prendre dans mes bras?
- T’es bête, pourquoi tu demandes! Allez viens, entre.
- Non, non… Mieux vaut pas.
- Mais…
Pascal m’a serré contre lui et m’a demandé de la boucler, que je parlais toujours de trop quant il ne le fallait pas. C’était vrai que j’étais plutôt du genre motus, mais quant je suis gênée, alors là, ma bouche marche toute seule. Peut-être une manière de me rassurer en remplissant les espaces vides de sons.
Aïïïïe, je n’avais plus envie de le voir partir…
J’aime sentir sa chaleur, son odeur, j’aime l’entendre respirer, sentir la force de ses bras autour de moi. L’enfer, je ne pouvais pas le faire rester, il aura des problèmes et la prochaine fois, il risque d’y réfléchir à 2 fois avant de passer. Donc, j’ai profité de ces quelques secondes précieuses qui se sont transformées en minutes qui sont passés trop vite, de ses baisers brûlants. Mon cœur m’étouffait presque, je l’aime vraiment trop pour mon propre bien!
Le voir partir était dur, j’avais l’horrible impression d’être seule après et il me manquait. C’était le grand vide, la solitude totale. Pourquoi est-ce que je me sentais si triste? J’ai essayé de positiver en me disant que je l’avais au moins vu un petit moment, mais rien n’y faisait, j’avais envie de pleurer tellement la solitude me pesait. Merde, et il a fallu que je sois dans un de mes training pourri couverte de peinture!
J’ai pris un somnifère pour dormir, demain je me lève tôt. Si je dors, je ne penserais plus, en tous cas, plus à lui…