245 - Dans le ventre de la mère...

Publié le par JaneDo

Dans le ventre de la mère...
Jeu.02.sept.2010 -- (245/10)

Je savais que la plupart de nos potes se retrouveraient au Tiger pour prendre un verre. Je ne voulais pas y aller,  j'avais un peu peur que les copains insistent pour me faire rester, mais Caro avait tellement insisté. Déjà que je n’étais pas d’humeur à faire la fête, en fait, je voulais éviter de croiser Pascal. Il n’avait pas l’air d’avoir envi de me voir, alors pas question de lui forcer la main.

Bon, ce qui m’a fait encore moins plaisir, ce sont les petites plaisanteries des copains, et j’ai fini par apprendre que Pascal était sorti de son côté prendre un verre avec sa grande copine du moment; Marilou, le chacal. C’était une chance que Caro soit là, parce qu’elle au moins, elle posait toutes les questions que je n’aurais jamais osé poser.

Ensuite, Caro a voulu qu’on aille faire les pieds de grue, cachées dans le jardin chez Pascal. Niet. Pas envie. En fait, je crois que je n’avais pas envie de le voir. Intérieurement, je me battais contre une furieuse envie de faire la fête. Heu, quant je dis faire la fête, je veux dire sortir pour faire la folle, comme une célibataire... Et je n’avais pas envie de penser à Pascal, ni l’envie de le voir, ça ne ferait que foutre en l’air mon humeur. Mais, c’était peut-être un peu trop tôt pour que je me lâche.

Caro évidemment, quant elle ne déprimait pas au coin de la table, elle était pendue au téléphone à envoyer des messages, à Pascal sans aucun doute, ou à essayer de l’appeler.

J’ai eu une bonne surprise; Pascal a voulu savoir si j’étais avec elle et lui a demandé de me passer son téléphone. Pascal voulait me voir. Ça m’a fait drôlement plaisir, et je me suis félicitée de n’avoir pas tenté de l’appeler tous ces jours. Mais j’étais triste aussi, parce que, depuis qu’on était rentré de vacances, ça n’avait été que de mal en pire! Alors enfin, j’étais contente de pouvoir le voir. Layne s’est un peu moqué de moi, parce que, comme une idiote, je courais dès que Pascal me sonnait.

En cette horrible soirée, les mots prononcés par Pascal résonnaient encore à mes oreilles. Je le revoyais debout, face au lac, les mains dans les poches, son expression, et aussi, le sentiment qu’il préférait éviter de me regarder. Pascal avait proposé qu’on aille faire quelques pas au bord du lac, je pense qu’il préférait aussi éviter qu’on se retrouve dans l’intimité de son appart et que je tente de lui sauter dessus?

  • Tu savais que, déjà dans le ventre de sa mère, un enfant ressent sa frustration, tension, sa nervosité ou ses peines... Il paraît que d’une certaine manière, ça conditionne son développement, sa confiance en lui, son caractère... Je ne voudrais pas avoir à expliquer un jour à mon gamin que, pendant qu’il poussait dans le ventre de sa mère, je courais après une autre femme qui comptait plus pour moi que sa mère, ou que son bien-être m’importait peu...

Aoutch! Ça voulait tout dire. Qu’il se taise, qu’il la ferme, je ne veux pas entendre la suite... Pascal essayait de rompre. Il n’avait pas besoin d’en dire plus, je ne suis pas idiote, j’avais compris!

Pascal s’est ensuite lancé dans une longue série de justifications pour m’expliquer qu’il allait tout faire pour que la grossesse de sa femme se passe bien (...et il utilisait le terme “ma femme”, pas Jess...).!!! Qu’on ne pouvait plus continuer à se voir, etc... Avec ses mots, il me poignardait en plein cœur. Et dire que je m’étais réjouie de le voir? Si j’avais su que c’était pour entendre ça!!

Au détour de la discussion, j’ai appris que sa grande copine Marilou, l’avait poussé à me parler, à mettre les choses au clair avec moi... Owhhh! Folle de rage? C’est un léger euphémisme!!! Mon sourcil gauche est parti aux fraises! Non mais attend, c’est cette pouffe qui doit lui dire de me parler pour qu’il le fasse? Et donc, elle savait qu’il avait l’intention de me planter? Hooooh! La moutarde m’est monté direct au cerveau.

  • Tu veux dire qu’au lieu de me parler à moi, tu parle de nos histoires à cette chèvre? Tssssh... C’est une blague! Ben, écoute, on va faire très court; Retourne parler avec cette pétasse et laisse moi en dehors de vos histoires. Je n’apprécie pas, mais pas du tout que tu as l’idiotie de parler de nous avec cette chèvre, qui n’a jamais été même polie avec moi, et pendant ce temps. tu me laisse moi, ta soit-disant copine, hein? C’est juste non, j’suis la 1ère concernée? Et c’est moi que tu laisse dans le noir!?!
  • C’est pas comme ça...
  • Ha non? Tu as pris le temps nécessaire pour que Caro sache où elle en était? Tu papote avec l’autre pouffe et moi? Heum... Je suis où dans tout ça? J’suis qui? En tous cas ce qui est clair, c’est que d’après ce que je vois, je ne mérite même pas...
  • C’est pas ça. C’est juste...
  • Arrête... Je veux pas le savoir. Là, franchement? Tu...

Je voulais lui dire qu’il m’avait blessé... Mais à quoi ça aurait servi? Il le savait sans doute, et l’avait sûrement fait exprès. C’était bon, je ne voulais plus parler. C'était quand même chiant de se prendre la tête. Merde, il m'avait tellement manqué, il avait l'air si seul planté là, avec ses mains enfoncés dans ses poches... Il restait maintenant moins d'un mois avant son départ, et on arrive encore à se prendre la tête? Non mais, c'était vraiment lamentable. Mais je n'arrivais pas à calmer l'orage qui grondait dans ma tête!!!

  • Tu, rien. Laisse tomber. Bonne soirée, je rentre... Oh et si jamais tu avais quelque chose à me dire... Je pense que tu ira le dire à Marilou? Hein? Ou attend... Caro? Pourquoi pas? Ou Jess pendant qu’on y ait!? Vraiment, t’es trop nul.
  • Attend....

Je me suis arrêtée, mais je suis restée le dos tourné, je n’avais plus envie de le voir. Je lui ai demandé s'il avait oublié encore quelques poignards aiguisés à me lancer ou quoi!!! C'était pas la peine, j'avais ma dose!!

  • Ça me fiche mal à la tête de te regarder. Je n’ai plus envie ni de t’entendre, ni de te voir, je crois qu’on a meilleur temps d’en rester là pour ce soir, alors fiche moi la paix, fous le camp.
  • Je comprends... J’ose te demander une faveur?
  • Non. (...mais évidemment, j’étais curieuse...) C’est quoi?
  • Est-ce que je peux juste... te serrer...

Pfff, ben quoi encore?

  • Va faire ton câlin à Marilou, ou Caro, ou Jess, ou je ne sais qui... Puis t’aura qu’à me le dire, ce sera pareil. Bonne nuit.

Je l’ai planté là et je suis rentrée. Pour une fois, je n’ai pas pleuré une fois dans ma voiture, ni sur le chemin, ni même à la maison, je devais être trop enragée. Mince, est-ce que c’était ce qu’il cherchait? Est-ce que je marchais dans son jeu? Oh, et puis je m’en fou.

A la maison, après avoir enfilé un vieux training, je me suis installée pour me larver devant la télé. Je ne voulais pas penser à ma discussion avec Pascal, je ne voulais pas penser à lui non plus.

* * * * *
------ Dans le ventre de sa mère - (245) - jeu.02.sep.10 ------

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J
Oui, je suis plutôt déprimée, perdue, anxieuse... je ne sais pas ce que je dois faire, l'impression de faire que des bêtises. Je m'interroge si j'ai raison ou pas à chaque pas!!!Oui, j'suis déprimée! Je ne veux pas baisser les bras, je n'arrive pas à me raisonner et à le laisser partir... :@
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K
On peut pas t'en vouloir de t'être énervée mais si tu veux le récupérer j'espère que tu as réussi à te calmer Jane! Tu dois absolument ne pas laisser tes humeurs te prendre de court sinon tu va finir par tout gâché. Apparemment il voudrait se ranger pour son futur rôle de père mais on oublie pas quelqu'un aussi facilement, je crois que tu as toutes tes chances et j'espère que tu en as profité ;-)Je sens que tu dois être vraiment déprimée ces temps ci...
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