25/15 - Coocooning avec Pascal
Dimanche, 25 Janvier 2015 - 25/15 - Coocooning avec Pascal
Pendant notre partie de cartes, j’avais entendu mon natel une ou deux fois, mais j’étais tellement concentrée que j’ai complètement zappé. Entre deux nouvelles parties, on a décidé de faire une pause, question de se faire café, petit verre, ramener des chips et autres sur la table. Juste avant la pause, j’ai entendu mon natel, alors je l’ai pris avec moi au WC.
Apparemment, Pascal me cherchait partout… Il n’était pas resté longtemps avec sa femme, et m’avait poursuivie. Chez moi, personne, alors il avait tenté de me joindre au téléphone, m’avait laissé plusieurs messages, et pour finir, il a commencé à me chercher partout où il pensait me trouver; chez Steven, Caro…
Comme chez Steven il n’y avait personne, il a commencé a paniqué. Hum… comme moi quant je passais mes nuits à sillonner les rues à sa recherche. Il était, me semble-t-il, en train de goûter au même plaisir que moi; les doutes! Ces insidieuses mauvaises pensées qui vous bouffent de l’intérieur.
Au ton de ses messages, je comprenais qu’il au-delà du stade de la panique, maintenant ça allait presque aux accusations; “Tu est partie si vite et si simplement, même pas fâchée.. je me suis demandé pourquoi. Maintenant je sais; tu avais rendez-vous avec Steven c’est ça?”. “Tant pis si j’ai raison, rappelle-moi STP. Comme ça, je pourrais rentrer chez moi avant de devenir fou”.
1h plus tard, après avoir sillonné la moitié de Lausanne, Pascal m’apprenait qu’il s’était installé à l’hôtel et espérait me voir venir le rejoindre. Ça m’a brisé le coeur, parce que c’était il y a 2h et je n’avais rien vu.
Je lui ai aussitôt envoyé un message pour lui dire que j’étais chez le copain de ma frangine avec mon frère et ma soeur et qu’on jouait aux cartes, c’est pour ça que je n’avais pas vu ses messages. J’ai aussi expliqué que je ne pouvais pas partir soudainement, mais que d’ici une heure, je serais là-bas.
J’ai donc commencé à montrer ma fatigue, pour avoir une bonne raison d’arrêter de jouet et partir.
Pascal a répondu qu’il m’attendrait toute la nuit s’il le fallait. Pauvre chou. Dans des moments comme ça, mon coeur se gonfle d’amour pour lui. Je le trouve touchant et adorable. L’imaginer tout seul au Royal, même si les chambres sont de petites merveilles de luxe et de douceur me rendait triste.
Pascal avait l’air complètement vanné, un pauvre sourire a illuminé son visage quant il m’a ouvert. Je n’avais pas pris la peine de m’arrêter à la réception, je suis montée directement. Il m’a littéralement écrasée entre ses bras et a dû se baisser pour enterrer sa tête au creux de mon épaule. Arh, je l’aime!
La neige tombait à fond dehors, il faisait froid, mais dans le confort du petit nid douillet que Pascal nous avait réservé pour le week-end, c’était les tropiques. On est resté là tout le dimanche. Si bon d'être enfermée dans ses bras, de sentir sa présence même quant je fermais les yeux. C’était le plus merveilleux des dimanches depuis des lustres. On était vraiment bien ensemble.
On a discuté du fait qu'on avait de la peine à se séparer, alors on a décidé de ne plus essayer. Parce que ça ne servirait à rien. Pascal m'a ré-assuré que, quoi qu'il fasse, il m'aimait, qu'il m'avait toujours dans la peau et ne supportait pas qu'on se dispute. Il ne supportait pas de ne pas savoir où j'étais ou ce que je faisais. Pour moi c'était pareil.
Triste que les heures passent si vite, triste qu’il faille se séparer… J’aurai voulu que le temps s’arrête, que je puisse rester pour toujours au creux de ses bras.
J’adore l’écouter parler, me raconter sa semaine. Il aurait aussi bien pu me lire le bottin, ça m’aurait plut aussi. J’aime sa voix, ses intonations, j’aime son rire, ses sourires, l’éclat de ses beaux yeux verts. Je me sens fondre quant il pose son regard sur moi. Etre avec lui, dans ses bras, c’est juste magique!