254/11 - Ni l'une, ni l'autre?
254/11 - Ni l’une, ni l’autre!!!
Dimanche, 11 sept 2011
Pascal s’est alors réveillé, il m’a couru après et empêchée de prendre la fuite. Je ne pleurais pas encore, ouf, j’avais repris un profond soufle pour ne pas craquer ici devant les 2.
Il m’a demandé de rester, j’ai refusé. En parlant à voix basse, je lui ai dis que ce soir, j’avais envie de le voir lui et aucune envie d’un ménage à trois. Je l’ai senti tiquer, alors je lui ai fais remarqué que finalement, il devait comprendre que je me console ailleurs, il était toujours trop occupé. C’était une façon de lui dire qu’il y avait toujours une autre femme entre nous et aussi Caro. Il l’a très bien compris. Pascal a attrapé mon bras, il refusait de me laisser partir.
Je ne voulais pas passer la soirée en pote à discuter, ça me ferait chier.
Caroline qui s’était approchée entre temps, m’a demandé pourquoi je partais et j’ai senti la moutarde me monter au nez.
- Jane reste... J’espère que tu ne pars pas à cause de moi, là, je ne comprendrais pas! Est-ce que c’est ça? Tu me fais la tête ou quelque chose?
- Caro, reste en dehors de ça!
Jeeez, il fallait que je lui réponde, merde, j’en avais aucune envie.
- Non du tout, je... Je voulais juste voir Pascal, mais comme il est occupé, ben...
- Ce n’est que moi, tu peux rester quand m...
- Caro! Ne te mêle pas... Est-ce que tu pourrais nous laisser stp?
- Mais...
- STP...
Pascal avait dû sentir mon mouvement de recul. Tout à coup, je me suis sentie mal à l’aise vis-à-vis de Caro. C’était vrai que je partais parce que ça m’énervait qu’elle soit là, mais d’entendre Pascal la renvoyer chez elle, ça me faisait mal au coeur aussi. Franchement, j’aurai dû me foutre un coup de poing de me sentir mal pour ça.
Je me suis bêtement radoucie, et je me suis confondue en explications débiles, puis j’ai accepté de rester. Arf, je savais que ça allait être un peu lourd de la supporter toute la soirée, de ne pas pouvoir rester un moment seule avec Pascal. Mais je n’avais pas le choix, si je partais, Caro penserait que c’était à cause de sa présence, et elle ne me soutiendra plus.
On est donc retourné chez Pascal. On s’est installé à même le sol autour de la table du salon, et Pascal a tiré les rideaux.
Caroline a commencé à blablater à fond, elle disait qu’elle était contente que j’ai décidé de rester, qu’elle avait bien cru que je lui en voulais d’être là, que même Pascal lui avait demandé de partir parce que si jamais je débarquais, il ne voulait pas que je la trouve chez lui, alors là-dessus j’arrive et dès que je la vois, me voilà qui me casse. Bref, elle arrêtait plus.
Moi, je ne savais pas quoi dire et je restais silencieuse. Puis comme elle s’est mise à me poser des questions pour savoir pourquoi j’avais réagis comme je l’avais fais, j’ai dû trouver quelque chose à répondre. Alors, j’ai dit qu’elle savait qu’on avait des trucs à régler avec Pascal, et quant je l’ai vu ben, j’ai su que c’était pas ce soir qu’on pourrait se parler.
C’est drôle mais Pascal ne disait pas grand chose non plus, il semblait plonger dans ses pensées. Il nous écoutait seulement d’une oreille.
C’était tard, mais tout à coup, Pascal a dit qu’il allait rejoindre les copains. Glups, toutes les 2 on s’est tourné pour le regarder, bouche bée. Il a dû voir à nos expressions qu’on ne comprenait pas ce soudain changement. Il a donc expliqué qu’effectivement, lui et moi avions quelques problèmes, qu’il faudrait qu’on puisse les régler, en attendant, il ne savait pas très bien où il en était, en attendant, il préférait ne voir ni l’une, ni l’autre.
Aoutch, c’était comme une baffe!
Pascal a expliqué qu’il ressentait trop de pressions, que tout était trop compliqué, qu’il se sentait étouffer. Aïe, ça c’était pire que s’il avait dit avoir besoin de temps seul. On le faisait étouffer? On lui mettait de la pression? Pourquoi il n’a pas dit avoir besoin d’un peu d’espace, mais qu’il se sentait étouffer? On a vite compris qu’il voulait qu’on s’en aille. Caro a eu les larmes aux yeux, moi j’étais trop surprise pour réagir. Il m’avait pourtant demandé de rester, puis maintenant, il nous fichait à la porte???
Caroline a demandé si elle pouvait aller avec lui et il a refusé. Glups.
Dehors, alors que lui avait été se changer pour sortir, Caro m’a proposé d’aller chez elle, mais j’ai préféré rentrer. On était toutes les 2 assez déçue. Caroline a donc décidé de le suivre. Elle voulait quand même sortir et le retrouverait. Je lui ai dit qu’il n’avait pas eu l’air dans son assiette, que je pensais que ce n’était pas une idée, ce soir, de lui coller aux fesses. Mais comme d’hab, Caro n’entendait rien et voulait n’en faire qu’à sa tête.
A la tête de Pascal, je pensais sérieusement qu’elle avait tord de le suivre ce soir...
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254/11 - Ni l’une, ni l’autre!!! - Dimanche, 11 sept 2011