256/14 - Au bord du précipice?
Samedi, 13 septembre 2014 - 256/14 - Au bord du précipice…
Ok, je sais que je suis idiote… Steven avait invité quelques copains chez lui, et m’avait proposé de me joindre à eux. J’avais pensé accepter. Puis, il y a eu l’invitation de Thomas. Médaillée de la connerie suprême, de la nana qui ramasse les restes, qui colle aux fesses, j’ai accepté celle de Thomas. Tout ça, pour me sentir près de Pascal. Parfois je me demande où va s’arrêter ma stupidité!
Thomas proposait une sortie. Ce soir, ils avaient envi de se faire un bowling, manger ensemble, puis sortir au Time-Out et probablement en boîte. Là au moins, j’ai réussi à me retenir de l’accompagner. Je voulais éviter de croiser Pascal. Alors, Thomas a voulu annuler sa soirée avec ses potes, pour la passer enfermé chez lui, à se taper des DVDs. Une petite soirée tranquille pépère.
Je sais bien qu’il aime sortir avec ses potes, alors je n’ai pas voulu qu’il annule pour moi. Quant Thomas a proposé que je l’attende à la maison, qu’il ne ferait pas long. J’ai accepté, mais il ne devait pas se presser pour moi, je prendrais un bouquin et l’attendre ne m’ennuyait pas du tout. C’est même moi qui lui ait demandé si je pouvais dormir chez lui! Je ne voulais pas dormir toute seule.
Non mais… Si je lui avais proposé une partie de jambes en l’air après sa soirée avec ses potes, c’était pareil!!! Et tout ça pour être là, dans la même maison que Pascal…
Un peu surpris que ça vienne de moi, Thomas n’a rien laissé paraître. On s’est mis d’accord, que ce soit chez lui ou chez moi, je passerai la soirée à lire. Alors, il pouvait faire la fête avec ses copains, on verra si je l’attends ou pas, mais je dormais chez lui. Comme je lui avais rendu sa clé, Thomas en a laissé une dans le clown sur le bord de la fenêtre.
Lorsque je suis arrivée, Thomas était déjà parti. Par contre, Pascal était encore là. Il se préparait à sortir. Il ne m’a pas vue, et je ne lui ai pas fait signe de ma présence. J’ai parqué le long de la route, au lieu de laisser ma voiture devant la maison, et je me suis installée confortablement dans le canapé. Puis, j’ai voulu le voir partir. C’est bête, mais voilà!
Depuis une des chambres plongées dans le noir, je me suis assise derrière la fenêtre, les yeux fixés sur l’éclairage qui provenait de son appart, et rivés sur sa voiture. Je ne pouvais pas le rater.
J’ai vu Caroline se ramener chez Pascal, puis repartir en direction de son appartement 30 minutes plus tard. 15 minutes plus tard, Pascal est sorti à son tour. Après avoir jeté un coup d’oeil en direction des fenêtres de Thomas, il a paru hésité à monter. Il a consulté sa montre, puis a dû se rendre compte d’être en retard. Il a pris sa voiture et a disparu au bout du jardin. Mon coeur est parti avec.
Caroline avait essayé de m’appeler 2 fois aujourd’hui. Je n’ai pas répondu à ses appels, mais par sms, pour lui dire que je l’appellerais plus tard, et la 2ème fois, pour repousser au lendemain.
Pascal avait mis un bermuda, genre militaire, portait des baskets, et une chemise ouverte sur un débardeur claire. Rien que de le voir, mon coeur a failli lâcher. Je l'aime toujours à la folie. J'avais envie d'être avec lui... Donc je ne pense pas qu’il ait rendez-vous en boîte, parce qu’il était habillé de manière trop cool. J’imagine qu’il avait rendez-vous chez quelqu’un. Une fille sans doute… Je manquais d'air... Il me manque trop fort...
Après son départ, j’ai tout de même vérifié mon natel. Je pense par habitude. Pascal ne m’avait pas laissé de messages, ni essayé de me joindre. Comment pouvait-il avoir l’air si détendu, si cool? Je ne lui manque donc pas? Même pas un peu? J’avais envie de descendre me balader dans son appart, renifler le parfum qu’il portait, voir s’il avait laissé des vêtements traîner, s’il y avait des affaires de quelqu’un d’étranger qui traînaient chez lui.
Je ne l’ai pas fait. Je voulais mesurer ma force de résistance. Et je ne me souvenais que trop vivement de mes 2 derniers passages chez lui… j’avais failli me faire prendre la main dans le sac!
Purée… On aurait dît que son appart m’appelait, titillait ma curiosité… Comme si des tonnes d’évidences de sa nouvelle vie m’y attendait. Mais j’ai résisté. C’était un pas dans la bonne direction; le rayer de ma vie. J’avais envie de m’accrocher une médaille pour n’avoir pas céder, et descendu les quelques marches qui me séparaient de son univers.
Je dois être mazo! C’est comme se rapprocher au plus près du bord d’une falaise et voir si on arrive à surmonter sa peur du vide… Chez Thomas, j’étais vraiment au bord du vide… si près de tout ce qui me rapproche de Pascal!