259/2012 - Pascal avait l'air si déprimé...
Dimanche - 16 septembre 2012 - (259/2012 - Pascal avait l’air si déprimé...
Pascal est venu sonner chez moi vers 3h du matin. Il avait l'air à bout. Pauvre chéri. Il avait appuyé la tête sur le rebord de la porte et a fait une mine d’excuse. Il n’avait pas besoin de s’excuser, ça me faisait tellement plaisir de le voir. Je n’ai pas voulu me mettre à le bombarder de questions, ni rien, je me suis juste jetée dans ses bras. Il m’a serré très fort sans rien dire non plus, puis, je l’ai fait entrer.
Pascal avait un air de chien errant et semblait un peu perdu. Ça n’allait pas fort. Il n'était pas dans son assiette.
Pascal s’est assis dans le canapé et regardait autour de lui. A voir ma tenue, il a dû se rendre compte que j’étais déjà couchée. Jeeez, heureusement que j’avais rangé! J’ai fait un petit feu dans la cheminée, et on s’est enroulé l’un dans l’autre sur le canapé. Sa main promenait dans mes cheveux et je sentais ses petits bisous sur ma tête. Je l’ai senti se détendre.
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God, ce que j’aimerai rester ici…
J’ai souri. Il n’y avait rien à dire, je savais qu’il ne pouvait pas. Pascal me serrait très fort. J’ai voulu me lever pour aller mettre le réveil au cas où, il a sursauté en m’attrapant par la main, pour demander où j’allais. Rassuré, il a souri et m’a lâchée. Mince, il était encore tendu. Je me sentais un peu triste de le voir comme ça, avec un petit sentiment de culpabilité.
Pascal a fini par s’endormir, j’avais bien fait d’avoir mis le réveil. Il est parti aussitôt, après milles petits bisous, l’air toujours aussi triste. Il ne m’a pas appelée sur le chemin du retour comme il le faisait souvent. Afff, je comprenais, il n’avait pas dit grand chose depuis le moment où il est arrivé chez moi, jusqu’à son départ.
Je me sentais un peu triste et je n’ai pas réussi à dormir longtemps, 10h, j’étais déjà debout. Je buvais mon café sur le balcon en fumant une clope. J’ai vu Roméo alors je lui ai fait un petit coucou. Son papa était à côté et ils m’ont invité à dîner avec eux. Waaaaah, j’avais pas envie, le dimanche, j’aime rester tranquille, mais j’ai pas osé refuser pour la xème fois!
Cataclysme! Ils avaient invité aussi toute une bande d’amis. Et moi qui avait pensé descendre dans un de mes training pourri, jeeez, j’avais bien fait de ne pas! Dire que c’est eux, portugais, qui ont dû me rappeler que demain, lundi, c’était un congé fédéral suisse! J’avais complètement oublié.
Youpiiii… et pas trop… Youpi, parce que j’avais encore un jour à moi, sans être trop dérangée, et pas trop, parce que je ne savais pas si je verrais Pascal! Thomas ferait sûrement un truc ce soir, ou sortirait, mais je ne pouvais pas l’appeler. S’il se rendait compte qu’il se retrouve tout coup au milieu des histoires entre Pascal, Jess et moi, il va m’en vouloir.
Si je ne pouvais pas voir Pascal, alors ça m’aurait fait du bien de sortir un peu...
Wafff, quelque part, c’était certainement pour traîner autour de Pascal, alors valait mieux que je reste tranquillement chez moi. On ne sait jamais quant ça va péter chez Pascal, et valait mieux que je ne sois pas dans les pattes ou face à ce moment là. Donc, quant Caro a proposé qu’on aille ensemble chez Thom, j’ai prétendu devoir faire du baby-sitting jusque vers minuit, et après, je serais trop crevée.
J’ai donc passé la soirée toute seule devant ma télé, à espérer des nouvelles de Pascal, ou… qu’il passe comme ce matin…