260/11 - Le w-e commençait bien... mal !!!!! - (1)
260/11 - Le week-end commençait bien... mal !!!!! - (1)
Samedi, 17 sept 2011
(entre minuit et 6h du matin)
Catastrophique chemin jusqu’au chalet. La présence de Caroline ne me permettait pas vraiment de parler à Pascal et j’aurai voulu lui demander s’il avait demandé à Thomas de s’assurer que je montais au chalet.

Il y a eu une petite hésitation gênante lors du départ, à savoir qui allait s’asseoir à l’avant. Caro a pris place à l’arrière, j’ai été plus rapide qu’elle pour une fois. Pascal a été surpris de la voir, et pendant le trajet, elle bavardait joyeusement en lui posant tout un tas de questions. Je regardais son profil hocher de la tête, sourire. Il restait plutôt silencieux, lui répondait par de petits regards, des hochements de tête et quelques rares oui ou non.
Elle n’a pas fait de mystère sur le fait qu’elle était au chalet et quant elle a su qu’il passait me chercher, elle est redescendue pour faire le trajet avec lui. Ça l’a fait sourire, alors Caro en a profité pour passer un bras sur lui, quitte à être mal assise. Pascal m’a jeté un petit coup d’oeil gêné. Peut-être à cause du geste de “sa” Caroline, c’est lui qui est venu sur le sujet de l’appel de Thomas; passer tout un week-end sans se voir aurait été long, et me connaissant, il était sûr que j’avais certainement penser rester sur Lausanne. Cette fois, c’est moi qui est souri; en effet, il me connaissait bien.
Le trajet m’a semblé court. Pas de surprise, Caro s’était incrustée dans ma chambre. Je pense que c’était une manière de me garder à l’oeil. C’était tout aussi bien, sans ça, je pense que c’est moi qui me serait fait un sang d’encre de ne pas savoir où elle était!!!
On a passé un début de soirée sympa au chalet, puis horreur et damnation, quant on est arrivé en boîte, j’ai compris pourquoi Pascal semblait pressé de sortir; la chanteuse (la pouffe) et 2 autres membres de groupe, y était déjà. Il devait avoir rendez-vous avec eux. D’ailleurs, à peine arrivé, il est parti vers eux, nous abandonnant comme des vieilles chaussettes à la table.
Il était accoudé au bar et la pouffe passait son temps à lui chuchoter des trucs à l’oreille. Je ne le voyais que de dos, mais je pouvais deviner qu’il souriait et même le voir rire. J’ai failli bouffer mon verre quant il s’est dirigé sur la piste pour danser avec elle. Elle danse comme un pied, et je ne dis pas ça parce que je la déteste, ni parce qu’elle nous lançait des petits regards de pouffe satisfaite. Caroline moins patiente que moi a été les rejoindre, mais la pétasse s’arrangeait pour l’exclure en se rapprochant dangereusement de Pascal. Je me suis dis que si elle se collait à lui, je bondirais sur la piste pour la taper. Enfin, oui, j’aurai rêvé de le faire, mais je savais que mes pieds ne me porterait pas et que je resterais plantée sur mon fauteuil comme un pavé.
Je ne m’étais pas rendue compte avant qu’elle était grande, enfin, plus grande que moi, elle lui arrivait à la hauteur du nez. Taille que je n’avais qu’avec des talons qui me martyrisaient les pieds.
Puis ils ont arrêtés de danser pour retourner au bar. Pascal a dit quelque chose à Caro qui est revenue à la table toute rouge. Il lui avait juste dit qu’il retournait au bar. Mes yeux étaient visés dans sa direction, incapable de m’amuser, ni même de faire attention aux conversations autour de moi. Thomas avait voulu m’inviter à danser, mais j’avais refusé comme une idiote, à la pensée que Pascal pouvait ne pas apprécier. Est-ce qu’il pensait à ce que je ressentais moi de le voir danser avec celle-là? Non, alors pourquoi je devais me torturer la tête!
Michael et un stupide rouquin, de l’équipe de basket et des copines à eux, ont été les rejoindre au bar. Mes oreilles étaient en feu, je me sentais incrustée dans le fauteuil, je ne trouvais pas le courage d’aller moi aussi me joindre à eux. Ça faisait monter une vague de timidité rien que d’y penser.
....
Je me demandais bien pourquoi il a voulu que Thomas me fasse venir? Pour le regarder passer la soirée avec les autres? Je me tâtais pour savoir si je ne devais pas prendre mes clics et mes clacs et rentrer au chalet comme une grande, question de lui montrer que ça commençait à bien faire. Si j’avais pris ma voiture, j’aurai pu aussi bien rentrer chez moi, là, il aurait su qu’il dépassait les bornes.
Enfin, après m’avoir torturée pendant plus d’1h 1/2, Pascal est enfin venu s’asseoir à la table. Je boudais... intérieurement. Je ne voulais pas le montrer, mais j’étais verte.
J’avais pourtant tourné ma langue plus de 7 fois dans ma bouche, mordu la langue et tout, mais j’ai pas pu me retenir, je lui ai demandé pourquoi il avait voulu que je vienne au chalet! Faisant l’innocent, Pascal m’a dit qu’il savait que j’aimais venir au chalet, et c’était pas parce qu’on était en froid que je devais me priver. Il savait que si personne ne m’aurait expressément demander de me joindre au groupe, je serais restée à Lausanne. Tant pis si Caroline était à côté et que ses oreilles ne rataient rien de notre discussion;
- Tu sais bien que si j’aime venir, c’est pour passer le week-end près de toi? Si tu crois que c’est pour te regarder faire l'idiot, alors j’aurai préféré rester chez moi.
Il a continué à faire l’idiot, et a lancé un “Oh”, faisant semblant d’être surpris, puis il a prétendu que lui aussi aimait passer du temps avec moi, avec nous, mais qu’il était désolé, mais ce soir, le groupe s’était déplacé à Gstaad, il ne pouvait pas les planter là-bas au bout du bar. Puis, il m’a dit qu’ils avaient prévu d’aller prendre un verre ensemble à leurs hôtels, puis que s’il avait su, il aurait évité de me faire appeler.
Avant que j’ai pu réagir, tellement j’étais surprise de savoir qu’il allait encore traîner avec eux, à leurs hôtels en plus, et avec la pouffe en prime, il s’était évaporé. J’avais la tête en feu. Je les ai vu ramasser leurs affaires et se diriger vers la sortie. Là, j’étais au bord de la nausée. J’étais peut-être verte, mais Caro elle aussi était livide. On s’est regardé, les yeux écarquillés, bouillantes de l’intérieur.
Caro m’a clairement dit qu’elle allait les suivre, elle s’incrusterait. Elle m’a fait remarqué que Pascal était parti, seul avec la pouffe. Les autres étaient encore accoudés au bar. J’étais tellement obnubilé par Pascal, que je n’avais même pas remarqué ce détail de taille. J’avais envie d’aller avec elle, mais je ne savais pas comment Pascal réagirait. Il risquait de ne pas apprécier, ou même pire, nous fiche à la porte, alors je n’avais pas le courage d’aller risquer mon cœur à me faire jeter devant la pouffiasse.
Mais, je lui ai quand même dit de m’appeler si elle les trouvait...
Ben oui, on ne savait pas dans quel hôtel ils pouvaient être. J’ai eu un petit coup de sang, parce que, pendant 1mn, j’ai pensé que Caro ne pourrait pas les suivre s’ils étaient en voiture. Mais, heureusement, il avait laissé sa voiture au chalet, donc, ils iraient certainement à pieds jusqu’à l’hôtel. Quand même, je dois reconnaître que Caro était courageuse!
Il y avait d’autres filles au bar avec le reste du groupe, et elles étaient... ma foi... pas mal, ce qui me faisait me sentir aussi grande qu’une tête d’épingle. J’espérais que ces nanas n’iraient pas avec eux à l^hôtel, inutile de mettre des tentatrices pareilles sous le nez à Pascal, surtout en ce moment. Arf, j’étais vraiment collée au fauteuil, je n’entendais rien, ne voyait rien d’autre que les préoccupations qui me rongeaient le cerveau.
Caro m’a téléphoné; si je ne venais pas tout de suite, elle monterait seule. Elle les avait suivi, Pascal l’avait vu et lui avait demandé de retourner au chalet ou à la boîte. Mais têtue comme une mule, elle lui avait dit qu’elle s’ennuyait et l’a suivi quand même. Elle s’est lancée dans le hall de l’hôtel derrière eux, elle avait entendu la pouffe demander sa clé, donc elle connaissait le numéro de sa chambre, et elle ne voulait pas les laisser trop longtemps tous seuls. Sa voix tremblait, elle avait besoin de mon soutien, alors j’ai filé la rejoindre.
Sans Caroline, je n’aurai pas pu rentrer dans l’hôtel, c’était bouclé pour la nuit.
Donc Pascal était monté seul avec celle-là! Je tremblais de la tête au pieds, nerveuse à ne pas pouvoir mettre un pied devant l’autre, chancelante, mais je courais presque. J’avais peur que Caro monte à la chambre de l’autre et que je reste plantée devant l’hôtel.
Au milieu de mon parcours, j’ai réalisé qu’une partie du groupe était aussi en chemin pour l’hôtel. Ouf, si jamais Caro n’avait pas pu attendre, je pourrais toujours entrer derrière les autres. Je marchais devant eux, alors j’ai ralenti mon pas, faisant semblant de chercher quelque chose dans mon sac, prenant mon natel pour vérifier si Caro m’avait laissé un message, laissant un message à Caro comme quoi j’étais en chemin.
Les autres blaguaient derrière moi, je ne pense pas qu’ils m’aient reconnu de dos. Ils riaient en disant qu’ils passeraient d’abord dans la chambre de Robin, qu’il fallait les laisser un peu seul, leurs laisser un peu de temps tous les 2 et ça les faisait marrer. Je crois que j’avais cette fois, les joues en feu. Mon sang avait épaissi et bouillonnait dans mes veines. Les jambes en coton, j’ai appelé Caro et je me suis arrêtée devant une vitrine pour les laisser passer.
Je l’ai averti que le groupe arrivait, qu’elle devrait peut-être se planquer, sinon ils allaient la regarder de travers et peut-être même avertir Pascal et l’autre, et qu’ils iraient peut-être dans la chambre de quelqu’un d’autre et on ne pourra pas les trouver. Je n’ai pas eu le temps de finir, qu’ils étaient à l’entrée de l’hôtel. Caro s’est jeté dans les escaliers, le temps de les laisser prendre l’ascenseur et elle est venu m’ouvrir.
Une fois dans l’hôtel, je me suis rendue compte qu’on était ridicule, je n’avais pas envie de monter, j’avais la peur au ventre, trop timide pour oser un tel coup d’éclat. Mais en même temps, je ne pouvais pas toujours laisser Caro faire le sale boulot à ma place. La vache, j’aurai voulu retourner au chalet, et si j’avais pu, prendre ma voiture et rentrer chez moi en signe de protestation.
J’ai essayé de dire à Caro qu’on aurait l’air ridicule devant cette nana et qu’elle ne se gênerait pas de le raconter à toute la bande. Très justement, Caro m’a dit qu’une fois que les choses seraient passé, ce serait trop tard, et on aura beau s’énerver, on ne pourra pas retourner le temps, ni rien effacer, donc si on pouvait éviter de se faire du mal pour rien. Oui, mais, et si Pascal nous envoyait sur les roses? Caro était persuadée qu’il ne nous ferait pas un affront pareil, mais restait le fait qu’on passerait pour de pauvres connes devant l’autre nana!!!
Mais on était là, dans la place, alors autant se bouger! J’ai suivi le train. Devant la porte, encore une fois, la boule à l’estomac, et je voulais fuir! Caroline a frappé à la porte, voilà, trop tard pour décamper maintenant.

Nally est venu ouvrir, elle s’était changée. Pascal s’est tourné vers la porte, et à son expression, il était surpris de nous voir toutes les 2. On a fait comme si elle était transparente et attendu que Pascal vienne vers nous. Caro avait la mine boudeuse et je pense qu’elle s’attendait à ce que Pascal s’énerve, alors, je lui ai dit qu’on était venu le chercher.
Les sourcils froncés, il avait l’air de chercher ce qu’il pouvait bien dire, trop surpris. Il s’est gratté la tête et fronçant son adorable nez, puis je pense à court de mots. Il nous a demandé d’attendre 1mn, puis il a poussé la porte pour retourné vers Nally. On entendait pas ce qu’ils se disaient, et on était pas assez culottée pour repousser la porte grande ouverte. On a attendu en tendant l’oreille.
Pascal est sorti et on est parti tous les 3... Caro et moi les oreilles à ras le plancher...
On allait en prendre pour notre grade, il devait sûrement être furax et il n’allait pas tarder à nous gueuler dessus, peut-être même revenir après nous avoir fichu hors de l’hôtel. On avait entendu la pouffe lui demander de l’appeler plus tard. Plus tard quoi? Après nous avoir jeté? Nous avoir ramené au chalet? Quoi?
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