261/2012 - Je suis sans doute mon pire ennemi!
Mardi - 18 septembre 2012 - (261/2012 - J’aurai peut-être dû mentir!!!
Impossible de fermer l’oeil, j’étais dans tous mes états. Des tonnes d’idées noires me traversaient l’esprits, par exemple que Caroline allait certainement dormir chez lui, et l’idée me rendait malade. Je crois même que j’étais un peu jalouse qu’elle sache toujours faire ce qu’il faut au bon moment, moi au contraire, je me laissais souvent emportée par mes humeurs. Zut, j’aurai tellement aimé dormir dans ses bras.
Raide crevée, je me suis installée au salon et j’ai commencé à regarder des animés sur mon ordi. Au moins comme ça, je pourrais éviter de trop réfléchir.
Grâce au ciel, Pascal est un ange, des fois, il fait juste ce qu’il faut quant il faut; il est venu sonner 1h plus tard. Le voir derrière ma porte m’a fait un plaisir immense, mais j’ai vite compris qu’il n’était pas venu avec des intentions coquines. Il avait me parler.
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J’avais un truc à te demander, Jane, je veux que tu saches que je t’aime, mais je dois savoir si ça vaut la peine que je prenne le risque de foutre en l’air tout autour de moi, est-ce que tu n’as pas changé d’avis, ou est-ce que tu penses toujours ce que tu m’avais dit; que tu ne veux pas vivre en couple, ni te marier, ni avoir d’enfants, etc. Est-ce que c’est toujours ce que tu penses? En bref, je veux savoir si on a un avenir ensemble, ou si je me fais des idées?
Glups! Bon, je pourrais lui mentir, mais ce serait vraiment vache, et je ne peux pas faire ça à quelqu’un que j’aime, mais, si je lui dis la vérité, aïe, ça va tout gâcher entre nous! Je n’ai pas eu besoin de donner ma réponse en mots, il a compris rien qu’à mon regard. Il a eu une sorte de rire triste et il s’est laissé tomber sur le bord du fauteuil en secouant la tête.
- Je me demande pourquoi j’avais pensé que tu pouvais avoir changé d’avis!
C’est fou comme tout peut changer en une demi seconde, comme on peut tout gâcher rien qu’avec un mot ou un regard. Comment lui faire comprendre que je l’adore mais que je n’étais pas faite pour vivre à 2? Qu’il ne m’aimerait plus depuis longtemps si on avait le malheur de vivre ensemble! Afff, je ne pouvais pas lui dire des trucs pareils!
- Donc pas question que tu viennes à la maison, hein? Bah, de toute façon, je n’y tenais pas trop. Mais, on aurait pu s’arranger, non, j’aurai pu m’arranger pour déménager chez Thomas, ou on aurait pu faire un escalier intérieur qui relie les 2 appartements? C’est tout à fait faisable. Pfffouh, bon… Je crois que je vais rentrer.
Malgré tout, il m’a prise dans ses bras et m’a fait pleins de bisous avant de partir. Jeeez, je me sentais hyper triste. Peut-être que je pourrais faire un effort? Prendre le risque? Après tout, prendre des risques, c’était aussi de l’amour non? Je pouvais me tromper et que tout irait bien?
Aïe, ça me fichait le cafard et un mal de tête de cheval à réfléchir à comment changer les choses. C’était trop tard de toute manière. Non, je n’aurais pas pu lui mentir.
Je devais bosser, mais j’avais la flegme aujourd’hui, alors, je n’ai rien foutu. J’étais plutôt crevée et je n’avais pas envie de bouger de la maison non plus. Donc, je suis restée enfermée avec des pensées déprimantes à attendre des nouvelles de Pascal. Je ne sais pas très bien ce que j’espérais, parce qu’après notre conversation, d’hier soir, ou plutôt tôt ce matin, je pense que c’était un peu foutu pour ma tête.
Pfff, pas de nouvelles de la journée… Ben, Pascal devait sûrement m’en vouloir peut-être un peu…