263...2/3 - Week-end au chalet, doux réveils...
Je suis arrivée vers les 21h au chalet. Ils avaient déjà mangé et je crevais la dalle. Ils avaient fait de la grillade et Pascal l’avait accompagné d’un gratin, alors j’ai foncé dans la cuisine me servir et manger. Pascal est venu me rejoindre à la cuisine et pendant que je mangeais, il me racontait les petites choses que j’avais manqué de la journée.
Jess est arrivée toute souriante dans la cuisine et voulait me dire 2 mots, sans la présence de Pascal. Cela n’avait rien de méchant; elle pensait que j’essayais de ranimer la flamme chez Pascal en l’accaparant tout le week-end.
Elle ne pouvait pas s’empêcher de me balancer une petite pique, mais j’ai évité de le relever. Après tout, c’était de bonne guerre! Elle m’a fait part de la déconfiture de Caroline, ce qui lui avait beaucoup plu.
Vous continuez à vous voir, hein?
Hum, j’ai voulu mentir comme un charretier, mais j’ai opté pour le silence. J’ai préféré ne pas répondre à la question et jouer la sotte.
- Ça ne te dérange pas j’espère? Tu sais, j’ai toujours été raide dingue de Pascal dès le moment où j’ai posé les yeux sur lui, et s’il m’accorde de temps en temps son attention, c’est toujours bon à prendre.
- Je savais que vous vous voyiez, hum! (elle a rigolé). Je me demandais si tu allais me mentir... Je devine chaque fois avec qui el a passé la soirée, ça se voit sur lui, il n’arrive pas à me le cacher. Je me demande s’il n’essaie pas de me rendre jalouse quelque part? Tu sais qu’il voit aussi Caroline?
Je n’ai pas répondu à ça, on le savait bien toutes les 2, inutile d’en rajouter.
- Tu sais qu’il fait l’amour à chacune d’entre nous, comme si on était l’unique et seule femme de sa vie. Il est comme ça. Enfin, tu le sais puisque tu as vu la vidéo!
Arf, il a fallu qu’elle parle de ça. Franchement! Piquée quand même au vif...
- Et toi? Dire que tu l’as laissé partir?
- Touchée! T’es quand même vache quant tu veux, hein?
- Moins que toi quand même, non?
- Bah, tu connais le dicton; l’herbe semble toujours plus verte ailleurs! Mais, j’ai toujours pensé qu’il serait là, je ne pensais pas que... Dis, tu as fais la même connerie, et qui plus est, avec la même personne!
- Touchée... Mais à ma décharge, je ne savais pas toute l’historique...
La discussion a continué comme ça encore un moment avant que Jess ne m’avoue qu’elle avait hésité entre me crever les yeux ou prendre mon parti contre Caroline. Après tout, il semblait que je sois plus discrète que Caro, surtout moins collante et envahissante. Layne est venu interrompre ce ballet funeste de paroles. Il avait été curieux de savoir ce qu’on pouvait bien se raconter, amusé par un Pascal, des plus nerveux, qui fixait la cuisine sans oser s’y pointer. C’était tout Layne ça; l’accès est interdit, mais il y va quand même!
La discussion avec Jess avait eu le mérite de me couper l’appétit. Trop tendue pour apprécier ce qui était dans mon assiette. J’étais ravie de fuir la cuisine, comme si j’avais les feux de l’enfer aux fesses, pour les laisser ensemble. Jess m’a encore lancé qu’elle me confiait Pascal pour le week-end. Pascal a paru soulagé de me voir sortir aussi.
Je pense que Caroline espérait que cela se passe mal, parce qu’elle se tenait aux côtés de Pascal, sans doute près à le récupérer au cas où j’aurai été verte en déboulant de la cuisine. Vache. Je me suis réfugiée vers Pascal qui m’a tirée contre lui. J’ai totalement ignoré Caroline même s’ils discutaient ensemble.
Caroline essayait de le convaincre pour une sortie organisée par leur boîte, le week-end prochain, pour faire du Karting.
Tout le monde (sauf moi) avait envie d’une soirée karaoké, alors Thomas et Pascal se sont mis à la guitare. Comme il est chou quant il joue. Je me suis mise dans un coin, un peu à l’arrière, d’où je pouvais l’admirer tranquillement. J’adore trop le regarder, j’adore ses sourires, ces rires, le son de sa voix, ses petits clins d’oeil. Lors d’une pause alors que Thomas jouait, il est venu s’asseoir derrière moi en m’entourant de ses bras. Appuyée contre lui, l’écoutant me murmurer à l’oreille me faisait frissonner de plaisir. J’aurai voulu rester scotchée comme ça.
J’adore. C’est trop dommage que l’autre ne peut pas partager les sentiments de bien être et de trop plein d’amours que l’on ressent, ni cette envie cachée qu’on a de vouloir les couvrir de bisous. Comment partager ce sentiment, avec des mots? “J’adore quant tu fais ça? Je me sens bien? Ça fait battre mon coeur? Ça me donne envie de m’évanouir de plaisir? J’ai envie de rester dans tes bras, juste là, comme ça, jusqu’à la fin des temps?” Les mots sonnent creux et bizarres. Alors on ne dit rien. Vraiment dommage.
Peut-être qu’il devinait, je n’en sais rien. Pascal a donc été récupérer sa guitare pour venir s’asseoir près de moi. C’était adorable, mais je ne pouvais plus le dévisager aussi sereinement. Ce qui était un peu embêtant aussi, est que, comme tout le monde s’était tourné dans sa direction quant il jouait, ben, j’avais l’impression d’avoir les yeux de tous dans ma direction, et ça m’embarrassait. Pascal me faisait de temps en temps de petits bisous sur l’épaule, j’adore ça chez lui, tellement super câlin.
Après quelques verres, je me suis enfin détendue, et à mon tour je lui faisais de petits bisous. La présence des autres ne me gênait plus, ils étaient même devenus lointain et un peu flou. J’ai même chanter... hihihi! J’aime tellement son odeur, j’ai juste fait attention de ne pas le renifler comme un bon chien. C’était vraiment amusant.
J’étais d’attaque pour sortir en boîte ce soir là, et surtout contente de sentir ce que ça faisait de se comporter librement avec Pascal. J’avais juste oublié qu’à l’extérieur, il faisait toujours attention à ne pas se donner en spectacle.
Ça m’inquiétait un peu, parce que 5ans d’entraînement risque de laisser des traces, et un Pascal distant quant on était en publique me gênerait beaucoup je crois!
C’était une soirée sympa, on a dansé ensemble. Bon, il a aussi dansé avec Jess, de même que Caro, mais ça ne m’a pas fait sauter de câble. Même pas quant il a passé presque 1/2h à discuter avec elle au bar, ni même quant ils sont sortis tous les 2 prendre l’air pendant bien 1/2h aussi. Peut-être... que... j’aurai dû?
Plus sobre, le lendemain, je me suis rappelée ce que signifiait ces petites escapades loin des yeux de tous. Hum, il allait falloir que je lui dise un mot à propos de ça.
En rentrant, Pascal n’était pas fatigué et a voulu traîner encore avec les autres au salon. Il m’a collé entre ses jambes. Miam, ma place préférée, j’étais sur mon petit nuage rose. Je pouvais entendre sa voix, ses rires, le rêve quoi. Je n’avais nullement besoin de participer à la conversation, pourtant j’avais de la peine à garder la bouche fermée. Un peu trop bu je pense!
Je me rendait compte que je disais pas mal de bêtises, ça amusait Pascal qui avait rarement l’occasion de me voir aussi bavarde.
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------ Doux Réveil - (263..2/3-dim-20sept09) ------