263...1/3 - Doux Réveils

Publié le par JaneDo


  • J’ai l’impression que ça fait un siècle qu’on ne s’était pas réveillé ensemble, pas toi?

http://nsm02.casimages.com/img/2009/09/06/090906095826730254399546.jpgJ’émergeais tout juste. Voir son torse nu, musclé et bronzé ne me donnais qu’une envie; le toucher et me re-blottir dans ses bras chauds. J’ai filé à la salle de bains me laver les dents avant de pouvoir les déserrer. Il savait pourtant qu’il me fallait encore quelques cafés! Arhhh, Pascal était tout chaud, comme un petit pain qui sort du four, miam. Oui, j’avais aussi l’impression que ça faisait des lustres que je n’avais pas ronronné comme une chatte en mon visage contre son torse. C’était trop bon. Oups! Comment se fait-il... puis de petits bouts de souvenirs de la fin de soirée me sont revenus...

  • Dis... Comment ça se fait que je sois dans ta chambre??? oh la la, j’ai pas un peu déconné hier soir? Comme proposé un jeu débile...?
  • Ha ça! Pour proposer, t’as proposé...

J’ai planquée ma tête sous l’oreiller, les oreilles en feu. Dieu sait ce que j’avais encore inventé. Je voulais savoir si je n’avais pas fait trop de bêtises? Pascal m’a arraché l’oreiller, apparemment pas. Ouf.

  • Dis, tu crois que personne ne se doutera que...
  • Tu ne parles que par énigme ce matin. (Il riait de bon coeur) T’inquiète, ils ont juste dû penser que tu avais vachement envie de passer la nuit avec moi! (Il m’a fait un petit clin d’oeil) Et que tu étais un peu... pompette...

Ça l’amusait, il riait et ça le faisait plisser les yeux. Arrrh, trop mignon! J’avais perdu ma dignité, ma réserve, ma discrétion légendaire, et lui ça le faisait marrer.

  • Pense que tu dois encore descendre sous les regards curieux de tout le monde. D’ailleurs, je descends, je te laisse faire ton entrée toute seule...

Noooon. Je l’ai rattrapé par le bras. Pfff, il me taquinait, il n’avait pas l’intention de descendre sans moi.

  • Hum, pas encore rassasiée hein?
  • Idiot.

voir l'image en taille réelleL’empêche que si j’avais le choix, j’aurai voulu être transparente, ou peut-être, ne jamais descendre? Rien qu’à l’idée de tous ces regards épiant la poivrotte d’hier soir ne m’emballait pas des masses.

1h plus tard, je n’étais toujours pas prête à descendre, alors Pascal est descendu nous chercher du café. Il devinait mon besoin de transfusion; quelques cafés et je serais d’attaque.

Je n’ai regardé personne, après m’être servie encore un magnum de café, je me suis larvée dans un des canapé du salon. Pascal est venu me rejoindre et m’a prise dans ses bras, ce qui a eu pour effet de faire virer mes oreilles au violet, ce qui ne lui a pas échappé.

  • Écoute, ce week-end, je suis ton cavalier, non? Alors dans le chalet, j’ai le droit de te prendre dans mes bras, le droit d’être ton mec, ton petit ami si tu préfère. En dehors, on fera attention de ne pas trop se laisser aller comme d’habitude, alors... (Pascal a pouffé de rire)... tu peux arrêter de rougir.

Pascal est parti faire du jogging avec Caroline et Thomas. Pendant ce temps, j’ai filé dans la chambre sous prétexte de me changer, mais c’était surtout pour éviter de me trouver nez à nez avec Jess, qui n’était pas encore debout.

A son retour, j’ai prévenu Pascal que je redescendais à Lausanne. Je voulais vérifier que mon chien allait bien, en promettant de revenir dans la soirée. Pascal a un peu fait la grimace quant j’ai refusé qu’il m’accompagne, mais il comprenait mon inquiétude.

J’imagine qu’il avait parfois l’impression que je le tenais à l’écart d’une partie de ma vie. Ce n’était pas exprès, j’avais juste besoin d’un peu d’espace perso privé. Être avec quelqu’un ne signifiait pas tout partager de la vie de l’autre, sinon il pouvait arrêter le basket, la natation, le delta, etc., parce que moi j’en faisais pas!

Non pour moi, c’était plutôt aimé, respecter, protéger, soutenir, pouvoir toujours compter l’un sur l’autre...

Arf, Patricia ne prenait pas bien soin de Maxou.

Pauvre chou était si content de me voir qu’il m’a collé comme une limace. Pat l’avait enfermé au salon, oublié de lui laisser l’accès au balcon. Grrr. Je ne l’ai pas trop engueulée parce qu’il y avait un de ces mec, mais j’allais devoir lui parler de ça sérieusement. Que faire? Prendre Maxou au chalet? 2h de route coincé dans le coffre, ce n’était pas l’idéal vu son état.

Après l’avoir fatigué à la dernière promenade, je lui ai fait de gros câlins et attendu qu’il s’endorme devant la cheminée. J’ai sommé Pat de ne pas oublié de laisser la porte fenêtre ouverte pour Max, de le sortir avant d’aller se coucher et je suis partie. J’ai failli faire demi tour à plusieurs reprises pour retourner chercher mon chien. J’avais l’impression de l’avoir abandonné...

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------ Doux Réveil - (263..1/3-dim-20sept09) ------



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