272/2013 - Sa Pénélope ;)

Publié le par JaneDo


Dimanche, 29 septembre 2013 - 272/2013 - Sa Pénélope ;-)

Samedi soir, pendant que Pascal boutiquait avec le groupe, j’ai longuement parlé avec Caroline. C’est elle qui m’a appelée. Elle aurait voulu que j’aille au concert. Comme ça, on aurait pu discuter. Ils n’étaient pas si loin. Genève n’est qu’à une demi-heure de Lausanne. Mais, comme je lui ai dit, à mon avis, ils avaient besoin d’être un peu seuls, pour discuter, arrondir les angles.

Caro m’a raconté ce qui s'était passé après mon départ. Ça ressemblait à ce que j’avais cru voir. Par contre, elle m’a dit que pour Pascal, c’était différent me concernant; il paraît que je suis son premier véritable amour. Il lui a dit un truc, comme quoi, avec moi, il pouvait voler plus loin. J’ai pas compris, alors elle m’a expliqué qu’il lui aurait dit qu’avec moi, il apprenait tous les jours à voir la vie autrement, à accepter les autres. Qu’il vivait des expériences qu’il n’aurait jamais pu vivre avec qui que ce soit d’autre. D’ailleurs, s’il était avec elle, encore aujourd’hui, c’était bien grâce à moi et à mon ouverture d’esprit.

Caroline ne m’a pas caché qu’elle lui a dit qu’avec elle, il aurait aussi pu vivre les mêmes choses, qu’elle l’aimait assez pour tout tolérer. Pascal lui a dit que c’était justement ça; elle aurait toléré, mais pendant combien de temps!? Moi, j’avais une autre manière de voir la vie. Il était conscient que ce n’était pas toujours facile. Mais tous les deux, on apprenait ensemble, on supportait ensemble. On découvrait les limites de tout, ensemble.

Hum… Je crois que Pascal m’accorde trop de crédit!!! Il m’imagine bien plus forte que je ne le suis vraiment!!!

Après son coup de fils, j’ai embarqué mes bouquins, des affaires et j’ai filé me mettre à l’aise chez lui. Angoisse en arrivant chez Pascal. La maison était plongé dans le noir. Pendant une demi minute, je me suis sentie bien seule en voyant les maisons d’à côté baignée de lumière, donc de vie. Et moi? Je faisais quoi là? J’allais me planter dans un livre pendant que le monde tournait, vivait, s’amusait.

Une fois mon café dans la main, et mon bouquin dans l’autre, installée confortablement face à la télé sans le son, j’ai oublié la petite angoisse qui m’avait submergé, j’étais bien. Heureuse même d’être tranquille pour pouvoir me plonger dans la lecture. J’adore lire, et j’adore être seule. Et j’adorais attendre calfeutrée, à la maison, au chaud, celui que j’aime. Mon coeur était impatient de le voir passer la porte.

Pascal est rentré vers les 3h du matin. C’était tard, oui. Et oui, Pascal avait été prendre un verre avec Caroline et le groupe. L’empêche que j’avais les meilleurs moments à venir. Caro était toute seule chez elle maintenant, dans un grand lit vide. Triste. Moi non.

Pascal était tout sourire. Il n’a pas pris la peine de ranger ses affaires, il m’a tout de suite vampirisé. J’ai à peine eu le temps de flanquer mon marque page que mon livre s’est retrouvé je-ne-sais-où. Miam. Je l’adore trop fort. Je n’ai pas pensé une seule seconde à ce qu’il a pu faire de toute la journée, ni de la soirée, j’étais dans ses bras, c’était tout ce qui comptait.

On a passé presque toute la matinée du dimanche à moitié à poil. Il faisait tout gris, il pleuvait. Aucune envie, ni l’un, ni l’autre de sortir du lit. J’ai vu que Caro m’avait laissé quelques messages. Elle savait que j’étais chez Pascal et cherchait à savoir si elle pouvait venir. Elle s’ennuyait. On a enfilé un training pour déjeuner avec Thomas, et là, j’ai proposé à Caroline aussi. On s’est bien marré tous les quatre. Caro est partie en même temps que Thomas. Elle aurait bien voulu rester la pauvre, je le voyais dans ses yeux et à sa manière de trainer les pieds..

On a passé le reste de la journée à flemmarder comme des larves. Le soir, je pensais rentrer vers les 21h, mais Pascal n’a pas voulu me laisser partir. Il ne voulait pas rester seul, ni dormir tout seul. En fait, il n’était pas encore rassasier!

C’était une journée rempli d’amour. Un dimanche de tendresse. Mon coeur palpite encore rien que d’y penser. On était presque tout le temps l’un sur l’autre, des bisous par-ci, des câlins par-là. Beaucoup de corps à corps palpitants, brulants. J’étais encore plus amoureuse de lui. J’ai filé quant j’ai été sûre qu’il s’était endormi.


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