284 - Ma tête dans le sable

Publié le par JaneDo

 


Dimanche, je me suis réveillée avec une tête en plomb. Un mal de chien qui me rappelait mes débordements de la soirée et aussi, tout de suite après, la tristesse de voir que Pascal n’était pas à mes côtés, mais... Thomas! Qu’est-ce que Thomas...? Oh, ciel, il m’avait raccompagné? Mon air pétrifié l’a fait rire.

  • Il ne s’est rien passé. T’étais trop saoule.
  • Oufff...
  • Huh... Merci!

Arrrh, là, je me sentais mal. Thomas a fait la grimace, l’air déçu que je puisse éprouver tellement de soulagement.

  • Bien sûr tu as essayé et c’était facile de profiter de la situation...
  • Aoutch! Et... tu... tu as...
  • Je rigole... Tu t’es littéralement écroulée. Et même si... hun hun... Pascal me zigouillerait!

Thomas m’avait apporté un café. Il avait deviné que j’aurai sans doute besoin d’un remontant. Le café m’a retourné l’estomac et j’ai fini dans les toilettes. Afff, je ne me sentais pas au top. J’avais envie de prolonger ma nuit, de dormir encore un peu, surtout, ne pas penser.

Avec ce qui me restait d’énergie, j’ai rampé le long des mûrs jusqu’à ma chambre pour trouver Pascal coucher sur notre lit, tout habillé, les mains derrière la tête. Owhhh. Bizarrement, je me suis sentie encore plus mal. Pascal a voulu se lancer dans des explications, mais ma tête cognait un peu trop. Et, je ne voulais RIEN savoir.

voir l'image en taille réelleJe me suis enfilée dans la salle de bains pour me rafraîchir et me laver des dents pour me débarrasser du goût dégueulasse de la vodka. Non, je n’étais pas en état de descendre. Même si ça écourtait ma journée dans cette superbe baraque et que je devais rentrer dans pas longtemps, j’avais absolument besoin de dormir encore un peu. Pascal a frappé à la porte pour me demander si j’allais bien. C’était comme s’il cognait sur ma tête. Arfff, il croyait que j’étais fâchée contre lui et me demandait de sortir pour parler. Non, je n’étais pas fâchée, juste... malade. Alors, je me suis empressée de sortir.

J’ai pris son visage adoré entre mes mains pour l’embrasser et le faire taire. Tous les sons me faisait mal à la tête. Ça m’évitait à avoir à expliquer où j’étais, ce qu’il faisait et tout le reste. Fallait que je m’endorme en vitesse entre 2 nausées.

Sa force tranquille et ses bras chaleureux autour de moi, et on s’est endormi presque aussitôt.

On s’est réveillé en début d’après-midi à temps pour manger avec tout le monde. Ils organisaient déjà pour l’après-midi. J’avais déjà la boule à l’estomac de savoir que je devais me préparer à partir pour Lausanne. Je pensais devoir rentrer pour faire mon gâteau d’anniversaire et Pascal m’avait fait la surprise de me préparer un cake hier soir. Je n’avais plus qu’à le glacer.

Trop trop chou-xx. Je l’adore et je l’adore. Pascal m’a aidée à préparer mon glaçage au mocca et j’ai décoré mon gâteau d’anniversaire.

Je n’avais plus à me stresser, je partirais vers 16h.

Après avoir fait une longue balade avec Maxou, on a été se baigner dans la piscine. Impossible d’avoir un peu d’intimité dans une maison rempli de monde. J’avais remarqué les petits regards de chatte en folie que me lançaient miss Caroline. Pascal était un peu bizarre. Pas distant ou quoi, mais il était... je ne sais pas quoi.

Pascal voulait rentrer avec moi, mais je n’y tenais pas. Je n’avais pas envie de me retrouver enfermée dans une voiture que les 2, je finirais par lui poser des questions que je ne voulais pas poser et chercher des réponses que je ne voulais pas entendre. On finirait par arriver à Lausanne, le coeur lourd, enfin... j’aurai le coeur lourd ou pire, on risquait de se disputer. J’ai demandé à Vania de me raccompagner, je n’avais pas envie de prendre le train ou autre.

Ma soeur avait pensé que je ne viendrais pas et que je n’avais pas reçu son message... Quelle idée! Moi oublier l’anniversaire à ma petite puce! Impossible. C’était chouette. Il y avait aussi mon autre soeur et Dylan. La famille était presque au complet, manquait seulement mon frère et Markus.
Ma puce partait le lendemain en camp d’équitation, alors elle ne pouvait pas se coucher trop tard malgré les vacances scolaires. Une fois ma petite chérie couchée, tout le monde était parti. J’ai encore pris un café avec ma soeur avant de rentrer à mon tour. C’est seulement là que Pascal à commencer à me manquer.

Après avoir fait un saut chez moi, donné à manger à Maxou, le balader, j’avais décidé de faire un saut vers Pascal. J’avais envie de terminer le dimanche soir avec lui et dormir dans ses bras. Par texto, il m’avait proposé de se faire un ciné et dîner ensemble, mais j’avais déjà mangé. Pour le ciné, pas trop envie, je préférais une petite soirée tranquille à la maison devant un DVD si possible.

Thomas nous avait proposé de passer chez lui et de regarder un film ensemble. Chacun pouvait apporter le DVD de son choix et on verra sur place lesquels on regarderait.
Thomas avait toujours eu l’angoisse du dimanche soir; il n’aimait pas être seul et faisait tout  pour éviter de penser au lundi, donc à la semaine de stress professionnel. Je le comprenais, j’avais eu les mêmes angoisses pendant des années, heureusement, plus depuis que je travaille à la maison.

On a donc passé la soirée chez Thomas. On est arrivé bien après tout le monde. C’était en petit comité; u
ne dizaine de personne! Il n’y avait que Paul, Michael et une de ses copine, Alexia, Sylvie une copine à Thomas et 2 autres potes de basket. Avec Pascal, on est rentré vers les 1h du matin.

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------ Faire l'autruche avec la tête dans le sable - (284-dim-11.oct.09) ------

 

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