285/14 - Nina et un ménage à 3 explosifs!

Publié le par JaneDo


Dimanche, 12 octobre 2014 - 285/14 - Nina et un ménage à 3 explosifs!

C’est au-dessus de mes forces de passer tout un week-end sans voir Pascal. C’était trop dur. J’ai utilisé l’excuse que Pascal m’avait laisser des messages samedi pour l’appeler. Après tout, que voulait-il? Après tout, c’était lui qui avait fait le premier pas, même si ça m’énervait que ce soit seulement en fin de journée qu’il ait trouvé mon numéro!!!

Forcément, avec le bruit ambiant du bar, il n’a pas répondu. Intérieurement, je fulminais de savoir qu’il avait poursuivi Elodie quant elle a quitté le bar en pleurant. Mais qu’importe, Pascal m’avait quand même appelée, et je n’avais pas répondu.

Caro m’a avertie qu’il était sur le point de rentrer vers 1h du matin. Elle rentrait avec Pascal et Nina.

Caroline avait l’intention de prendre un dernier verre chez lui avant de rentrer chez elle. Question de s’incruster un peu. Elle voulait savoir ce qui se passait et pourquoi Nina était chez lui.

Héééé! Pascal m’a rappelée… avant de rentrer… Trop chouky. Ça m’a fait du bien au coeur :)

Il ne m’avait pas croisée, et se demandait ce que je faisais. Il avait essayé de m’appeler pur savoir si je sortais prendre un verre, mais je n’avais pas répondu, ni à ses appels, ni à ses messages. Il a même pensé que je lui faisais la gueule. (hum, un peu mais bon).

  • Tu fais quoi? T’es où?
  • Afff, en train de rentrer. Pourquoi? Tu veux que je passe?

Allé, tant qu’à faire, pourquoi ne pas provoquer ma chance.

  • Ben, j’aimerai bien…
  • Sérieux?
  • Oui. Jeudi tu es partie si… précipitamment! Je pensais que tu resterais…
  • Mais, tu avais déjà prévu autre chose non? Alors je voulais pas te gêner.
  • Alors tu viens ou pas?
  • Ok, je viens. Je pense que...
  • Ecoute, il y a juste un petit truc qu’il faut que je te dise… Puis non. Je pars maintenant, je pense que je serais à la maison dans 20 minutes tout au plus.

Hum, j’étais chez moi, et pas du tout sur la route. Comme jeudi soir, quant Pascal a proposé de me ramener à ma voiture, et qu’Elodie a flippé, parce que je n’avais pas ma voiture, j’étais venue avec Caro. J’ai aussitôt averti Caro que Pascal m’avait proposé de passer chez lui. Elle le savait déjà. Pascal venait de lui dire qu’il l’a déposait chez elle.

Caroline avait voulu batailler, parce qu’elle avait cru qu’il voulait se débarrasser d’elle pour rester tranquille avec Nina.

Je me suis précipitée sous la douche, et en 2 temps 3 mouvements, je me suis habillée, et hop, départ. Je suis quand même arrivée chez Pascal 1h plus tard. Pascal m’a appelée en arrivant chez lui et en ne me voyant pas, il a cru que j’avais changé d’avis. Il a été rassuré de savoir que ce n’était pas le cas et que j’étais à 5 minutes de chez lui.

  • Il y a un petit truc qu’il faut que je dise. J’aimerai que tu ne t’énerves pas, et je pense que je dois te le dire avant…
  • Ok, je ne m’énerverais pas. Mais… tu m’inquiètes tout à coup! T’es sûr que tu veux que je viennes? Je peux encore faire demi tour si tu n’en as pas vraiment envi?
  • Non! Non, viens stp, ça me fait plaisir. Alors t’as intérêt de ne pas faire demi-tour.
  • Bon, alors vas-y…
  • C’est juste que… tu ne t’énerves pas, et ne va pas imaginer des choses ok. C’est juste que Nina dort ici.

Glups! Il a osé. Il a osé me le dire. Je pensais qu’il avait réussi à la cacher quelque part, comme ça, il n’aurait pas eu à se justifier ou à me le dire. Gros silence. Pascal s’inquiétait à l’autre bout du fils, il me demandait si j’étais encore là.

  • Oui, j’suis là. Nina? L’Allemande?
  • Oui. Elle est juste là pour quelques jours, et elle ne trouvait pas d’hôtel près du travail, et comme ça, je fais le taxi, mais rien d’autre.
  • Ne trouvait pas d’hôtel? Tu sais que c’est de la foutaise? Enfin… T’es sûr que tu veux que je vienne? Dis Pascal, c’est pour prendre un café ensemble, faire pote pote, et ensuite je dégage, c’est ça?
  • Non! Je pensais que… j’espérais que tu restes dormir. Tu veux?
  • Arh, je sais pas… Faut que je raccroche, je dois réfléchir.
  • Jane? Tu as promis que tu ne pèterais pas un câble. Ecoute, si je te demande de venir, c’est qu’il n’y a pas de soucis. Alors ne me fait pas le coup de… Viens ok? Jane? T’es toujours là?

Petit silence. J’aurai aimé qu’il rajoute qu’il m’aimait, que je lui manquais, je sais pas moi… Quelque chose qui me fasse sentir qu’il voulait vraiment que je sois là. Mais bon, faut pas trop rêver non plus. C’était déjà super qu’il me demande de passer, alors faut pas demander la Lune quand même. C’est cool.

En tous cas, Nina voulait qu’on sache qu’elle était là! Pascal était sorti me chercher, et la miss, en petite tenue, se tenait dans l’embrasure de la porte. Elle m’a lancé des regard et des sourires pleins de sous-entendus.

Je ne sais pas ce que Pascal lui trouve. Enfin, je ne sais pas non plus ce qu’il me trouve, mais, je trouve que son caractère ne se marie pas avec lui. C’est un vrai cheval. Je suis sûre qu’elle était exigeante et devait le faire marcher à la baguette. Mais c’était peut-être justement ça qu’il aimait chez elle, même s’il ne se l’avouera pas.

Nina ne m’a pas saluée. Quant je suis arrivée à sa hauteur, elle m’a tourné le dos pour se diriger vers le frigo se servir un coca. Madame s’est ensuite installée dans l’un des canapés, en faisant glisser son verre sur ses lèvres en regardant Pascal. Je crois qu’elle se demandait à quoi il jouait, ou bien, elle cherchait à le provoquer, je n’en sais rien.

Je ne savais pas vraiment comment me comporter, heureusement que Pascal m’a prise par la main. Je l’ai laissé me guider. Je ne comprenais pas encore très bien ce que je faisais là, mais j’étais contente d’être là avec lui. S’il m’a demandé de venir, malgré la présence de cette pouffe, c’est qu’il ne se passe rien. Rien en tous cas qui puisse me faire flipper.

Devant elle, Pascal m’a expliqué qu’elle était là quelques jours pour le travail. Pour simplifier, il a dit que c’était plus simple qu’elle soit là, plutôt qu’à l’hôtel. Je savais qu’il m’expliquera plus tard. Mais, je crois que je me doutais que c’était lui qui lui avait proposé de rester chez lui, même avant qu’elle le spécifie.

Pascal a voulu savoir ce que j’avais fais ces derniers jours, parce qu’il n’avait pas de nouvelles. Nina restait là, malgré le fait qu’il était évident que c’était une conversation privée. Pascal s’est senti obligé de se justifier, de me dire qu’il avait eu beaucoup de boulot, un peu stressé, il attendait des nouvelles, etc.

Nina l’a interrompu en me voyant sourire et accepter ses explications, pour lui demander qui était la fille qui était partie en larmes, la petit blonde bouclée, qu’il avait poursuivi. J’imagine que c’était pour m’énerver. Pascal a violemment rougi, et en me serrant les doigts, il a simplement prononcé le nom d’Elodie.

Je sais qu’il me serrait la main pour que je ne m’énerve pas devant elle. Il ne voulait pas que je tombe dans son jeu. Je n’en avais pas l’intention. Il m’expliquera plus tard ça aussi.

Avec son déshabillé en satin rouge, Nina se baladait dans le salon. Elle faisait tout pour l’aguicher. Mais, je pense qu’elle avait déjà dû en faire autant quant ils étaient seuls. J’aurai voulu lui sauter à la gorge et lui demander de se couvrir un peu, mais après tout, c’est Pascal qui lui a proposé de venir. Pourquoi, ça, je me le demande encore???!!!

Puis, ça a fait “TILT” dans ma tête… Comme des pièces d’un puzzle qui s’emboîte!

C’est moi qui ait demandé au téléphone s’i voulait que je passe! Pascal n’avait pas osé me dire non! Il se doutait bien que je saurais un jour ou l’autre pour Nina, ou que je savais déjà! Pascal s’était retrouvé coincé! Pascal ne pouvait pas faire autrement que de me dire de venir! Ha! Je n’étais là, que parce qu’il était coincé.

Si je n’avais pas demandé de passer, il ne me l’aurait pas proposé! Plus tard, il m’aurait sorti un truc genre, je pensais que tu étais fâchée… La vache!

Ok, soit je bois un verre en faisant semblant de rien, et je pars avec le sourire? Ou soit, je reste et je fais semblant de rien, et après le départ de Nina, on s’expliquera? J’aurai bien choisi la première solution, mais, si je pars, Nina se moquera de Pascal. Non, ça, je ne supporterais pas. Quitte à ce qu’elle se moque plutôt de moi, en me prenant pour une tarte, je préfère sourire, et jouer le jeu de la “tarte”.

Pascal m’expliquera plus tard, qu’il me dise ce qu’il aurait préféré que je fasse.

Comme Nina semblait vouloir nous tenir la jambe, on a décidé d’aller se coucher. En fait, on a parlé un moment. Je n’ai pas voulu lui poser trop de questions sur le pourquoi du comment de la présence de Nina. J’imagine qu’elle devait surveiller la lumière, et les bruits provenant de la chambre. Nous, on l’entendait bouger dans le salon, zappé sur la télé et tout.

Pour le lui enfoncé bien profond, et lui rendre la monnaie de sa pièce! Je n'ai pas oublié Gstaad! Alors, je n’ai pas été silencieuse… J’espère qu’elle a avalé de travers! Hum, je pense que oui, vu qu’elle a augmenté le volume de la télé!!

Dimanche, je me suis levée après Pascal. Il était attablé avec Nina, mais aussi Caroline, qui était passée pour aller courir avec Pascal. Il pleuvait, et Pascal n’avait pas eu envi de sortir courir. Ou peut-être qu’il ne voulait pas me laisser seule avec Nina! J’ai tout de suite vu que Pascal avait préparé ma place. Je pense qu’il était sur le point de venir me réveiller. J’aurai bien aimé.

Thomas est apparu en haut des escaliers presque en même temps que moi. Heureux de me voir, il m’a fait tournoyer dans ses bras. Cça m’a mise tout de suite à l’aise et de bonne humeur, même si j’avais un peu le tourni. Nina, hautaine ne parlait qu’à Pascal ou Thomas. Elle m’ignorait de même que Caro. Pfff, on s’en fiche.

De toute façon, elle allait bien devoir me parler… la journée ne faisait que commencer!

Dès que les garçons se sont affalés dans les canapés, laissant les filles autour de la table-bar de la cuisine, Nina s’est détournée, n’ayant aucune intention de nous parler. Nous non plus d’ailleurs. Pas question de faire un geste envers elle, elle ne le méritait pas. Elle a été se caser à côté de Pascal.

Si de la fumée pouvait me sortir du nez, ce serait arrivé là, direct. Caro et moi avons échangé un regard, on se comprenait. Je pense qu’elle aussi sentait les provocations de la miss Nina.

Parties dans notre discussion, on l’a très vite oubliée. Pascal m’a fait un bisou dans le cou en venant se resservir un café. Il a aussi fait une bise sur la joue de Caro. Nina n’a pas reçu de câlin de sa part. Ouf, rassurant. Ou peut-être que je me faisais des idées, ils cachaient seulement leurs jeux???

Paul est passé dans l’après-midi. Pascal et Thomas sont descendus avec lui à la salle de musique. Ils avaient l’intention de faire de la musique ensemble. J’a réalisé plus tard, que 2 autres copains les avaient rejoint. Caroline et moi avons planté Nina au salon. On s’est étalé sur le lit à Pascal pour discuter.

Hum, on pensait la rendre mal à l’aise, mais elle nous a battu… Nina est descendu vers les garçons!

Après le départ des copains, vu l’ambiance plutôt lourdingue, Pascal a proposé qu’on sorte manger. D’habitude, il aurait préparé quelque chose et on serait resté à la maison. Mais vu que Nina et moi ne parlions pas l’une à l’autre, il a pensé que le restaurant serait moins pesant. Il avait tord.

De toute façon, ça m’était égal, je n’ai pas toujours besoin de parler. Je les ai laissé parler, sans chercher à intervenir, sans montrer que la situation méritait que je m’énerve. Nina cherchait visiblement à me provoquer, elle s’adressait à Pascal en allemand, sachant parfaitement que je ne comprendrais rien.

Toutefois, ayant étudier l’Allemand à l’école, je saisissais parfois quelques mots. Et de voir Pascal rougir par moment, je savais que j’avais bien compris quant elle parlait de moi, ou de leurs relations. Pascal lui répondait parfois en anglais, sauf quant c’était un sujet chaud.

Par exemple, je sais qu’elle lui a demandé si “je” pensais dormir (Schlaffen) chez lui. Petit pincement quand même quant Pascal, au lieu de dire qu’il l’espérait bien, a répondu, avec un air embarrassé, qu’il ne savait pas. Comme s’il n’osait pas me demander de partir.

Hum… Est-ce que je devrais prendre les devants et rentrer chez moi? Mais, ce serait le jeter direct dans ses bras, non? Est-ce qu’ils dormiront ensemble? Si oui, je fais quoi? Montrer que je les ai pris sur le fait? Et qu’est-ce que ça me rapporte? Ou au contraire, rester? Ou partir, et revenir discrètement après pour voir si j’avais vu juste???


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