286/14 - Il y avait bien anguille sous roche!
Lundi, 13 octobre 2014 - 286/14 - Il y avait bien anguille sous roche!
J'ai donc décidé de planter Pascal au resto avec Nina, sous prétexte que j'étais crevée et pas en forme, pour le surprendre, et voir si, comme je le présentais, il se passait quelque chose derrière mon dos... Faut toujours suivre ses intuitions, ou 6ème sens, comme on veut, on se trompe rarement!
Je n'ai pas été déçue du voyage!
Mardi soir... (bon, je dois aller chercher DOL, complètement bourrée à Yverdon! Et bourrée, elle l'était jusqu'à l'os. Pendant le chemin, elle m'appelait toutes les 5 minutes pour me répéter les mêmes choses; l'adresse, que c'était cool que j'aille la chercher, etc. Sur place, j'ai encore dû l'attendre un bon quart d'heure, ce qui m'a énervée. Mais bon, vu son état, elle n'était même pas consciente de ses actes. J'avais des yeux pour voir qu'elle était saoul de chez saoul, et pourtant, elle essayait de me faire avaler la couloeuvre, comme quoi, elle n'avait bu que des bières sans alcool! Ouais! Même le vieux chez qui elle avait passé la soirée, Paco, n'était pas dupe.) ...
Je m’étais rendue compte que Pascal s’était senti piégé, contraint de m’inviter chez lui hier soir. J’avais l’impression qu’il ne me disait pas tout. Nina n’avait pas cessé de me lancer des regards bizarres, et se baladait chez lui presque à poil. Pas normal.
Vu l’ambiance tendu à la maison, Pascal nous avait invitées au restaurant. L’ambiance ne s’est pas améliorée. Nina et moi ne nous adressions pas la parole. L’une comme l’autre ne parlions qu’à Pascal. Nina lui parlait exprès en allemand, pensant que je ne comprendrais rien.
Quant Nina lui a demandé, en allemand, si je comptais dormir encore chez lui ce soir, Pascal a eu l’air embarrassé et a eu une réponse qui m’a légèrement serré le coeur et avec une expression qui semblait dire qu’il n’osait pas me demander de partir.
Alors j’ai décidé de prendre les devants et de faire semblant de rentrer. Hors, j’avais l’intention de vérifier mes intuitions; j’étais sûre qu’ils couchaient ensemble, et qu’hier soir, ma venue n’était pas prévue.
Quant j’ai dis que j’étais fatiguée et que demain j’avais une grosse journée, donc que je rentrais, Pascal a voulu me raccompagner chez lui pour que je puisse récupérer ma voiture. Surtout pas! C'aurait fichu en l'air mes plans! J’ai prétendu qu’un copain était dans les parages et qu’il me ramenait, ou sinon, je prendrais un taxi.
Pascal m’a accompagnée pour attendre mon taxi. Je lui ai dis qu’étant donné qu’ils allaient sûrement sortir, je préférais rentrer, trop fatiguée pour ça (c'était juste pour savoir s'il sortait, que j'avais dis ça). Non, il ne sortait pas, si Nina voulait sortir, elle devra le faire seule. Avant de m’en aller, je lui ai dis que je lui faisais confiance. Je ne sais même pas pourquoi je lui ai dis ça!
J’avais d’abord pensé me placer dans son coffre, mais, ce n’était pas une bonne idée; trop risquée. Donc, j’ai filé chez lui, et m’aidant de ma clé, je suis entrée. J’avais l’intention de me cacher derrière les rideaux derrière le piano. Pas dans le bureau, c’était compromis, et la chambre d’amis était soit-disant, occupée par Nina.
Derrière le piano était vraiment une très bonne place. Je n’avais plus qu’à attendre. Ciel, heureusement qu’il ne connaît pas mon journal, parce qu’en lisant ça, il saurait tout tout tout. Tout ce qui se passe dans ma tête!
En attendant, j’étais curieuse de vérifier si Nina était où elle était sensé être et probablement fouiller un peu dans ses affaires. Ce que j’ai fait. Elle avait effectivement sa valise dans la chambre d’amis. 30 minutes plus tard, j’ai entendu la voiture, alors j’ai pris mon poste derrière le piano.
Pascal et Nina sont arrivés, bras dessus, bras dessous. Inutile de m’étendre sur ce que je ressentais, c’est facile à deviner. Ça m’a mise dans tous mes états.
Bras-dessus-dessous! Malgré tout, je ne m’y attendais pas. Et ils parlaient de moi!!!
Nina trouvait que Pascal s’était renfermé, il n’avait pas dit plus de 3 mots dans la voiture. Elle voulait savoir pourquoi. Qu’est-ce que j’avais bien pu lui dire pour le rendre aussi grognon. (Grognon??). Pascal a passé sa main dans ses cheveux, en l’attirant à lui, il a dit qu’il n’était pas grognon, juste un peu fatigué.
Nina était persuadée que je lui avais fait une scène, parce qu’elle était chez lui. Que j'étais jalouse. Pascal avait beau lui dire que non, elle insistait.
- J’ai bien vu comme elle me regardait… A moins qu’elle soit vraiment idiote, elle a dû se rendre compte de quelque chose
- Je te dis qu’elle ne m’a pas fait de scène. Jane n’est pas comme ça, c’est pas son genre.
- Pourquoi elle était là, tu ne m’avais pas dit que c’était terminé depuis longtemps avec cette bonne femme.
- Jane… c’est Jane.
- Tu ne m’avais pas dit que c’était fini avec cette femme?
Pascal a poussé un long soupir, puis il lui a dit que parler de moi avait de quoi refroidir sérieusement l’ambiance! Parler de moi? Refroidissait l’ambiance? Le fumier.
Nina s’est collée contre lui et a passé ses bras autour de ses épaules. Elle n’avait même pas besoin de se mettre sur la pointe des pieds, son visage était à la hauteur de la sienne. Pascal l’a éloignée en faisant la moue, la tenant à bout de bras: “Tu ne fais que me parler de Jane, ça me coupe. Du coup, j’ai l’impression de la tromper".
Soudain, Pascal l’a plantée pour faire le tour de son appart; il a été voir dans le bureau, ma dernière planque, la chambre d’amis, sa chambre, et la petite pièce où Jess, sa femme, range ses affaires de coutures. C’est aussi la pièce où la femme de ménage fait le repassage.
Il a eu un petit sourire et semblait un peu surpris. Je crois qu’il s’était demandé si je n’étais pas cachée quelque part.
Petit sourire? Peut-être parce qu’il a dû se dire qu’il était idiot d’avoir cru que je pouvais être là? Hum, s’il savait!
Nina a demandé ce qui se passait. Pascal a souri en haussant les épaules. Comme elle insistait, il lui a dit qu’il avait eu l’impression de sentir un courant d’air et s’était demandé s’il n’avait pas oublié une fenêtre ouverte. Hum, pas mal! Nina s’est aussitôt recollée à lui, les bras autour de son cou. Elle voulait un baiser et comme Pascal ne faisait pas mine de vouloir faire le premier pas, elle s’est un peu braquée.
- C’est clair, elle t’a fait une scène.
- Je te dis que non.
Pascal lui a répété qu’il ne faisait pas la tête. Nina a passé la main dans ses cheveux en lui tendant ses lèvres. Pascal ne s’est pas fait prier pour l’embrasser.
Mon coeur a loupé quelques battements. En fait, j’avais l’impression que mon coeur a subitement changé de place pour monter dans ma gorge, laissant une grosse place chauffante au milieu de ma poitrine. Man, c’était insupportable, j’étais au bord des larmes.
Ses lèvres sont descendus le long de la gorge de Nina qui avait fermé les yeux, il a fait glissé une des bretelles de son top pour embrasser l’épaule sous ses doigts. L’autre main avait déjà trouvé son chemin sous son top pour s’emparer de sa poitrine. Nina avait aussi ses mains partout. Pascal l’a soulevée pour passer ses jambes autour de lui, et l’a transportée jusqu’au canapé en face de la cheminée.
Je pensais pouvoir filer à l’anglaise dès qu’ils se retirerait dans la chambre, mais non hélas...
J’ai dû assister, ou plutôt subir impuissante la longue durée de leurs ébats. J’ai bien cru à un moment, que j’allais avoir une attaque d’asthme. Heureusement non, mais j’étais mal. Mon coeur battait si fort, j’étais à bout de souffle. Ce sourire, ce sourire qu’il a quant il fait l’amour… j’aurai voulu que ce ne soit qu’à moi!
Même si j’ai de la peine à l’avouer, les larmes coulaient toutes seules et me chatouillait le bout du nez avant de tomber à mes pieds. J’observais Pascal, tous ses gestes, ses mouvements, ses expressions, essayant de décoder quelque chose, de comprendre, d’essayer de savoir ce qu’il pouvait penser.
Et ce qui me faisait pleurer, c’est de penser qu’hier, je n’avais pas été là parce qu’il l’avait voulu, mais parce qu’il était coincé par ma proposition!
Après, Pascal s’est levé pour aller prendre une douche, Nina est restée allongée dans le canapé, à poil. Glups, Nina est quand même sacrément bien foutue!!!
Les foudres de la jalousie m'ont tordu l'estomac. J'avais envie de m'arracher le coeur, parce que ça me brûlait de l'intérieur. Je ne mettrais plus les fesses dans ce canapé. Il était souillé. En revenant, Pascal s’est dirigé à la cuisine pour se servir un verre de lait. Nina, a enfilé son t-shirt et l’a suivi.
Nonchalente, consciente de sa beauté, elle restait allongée dans le canapé, les jambes écartées, ne cachant rien de son anatomie. Le sang tapait dans ma tête... Il y a quelques instants, même pas 2 minutes, Pascal était sur elle, l'embrassait, la caressait, il était en elle... leurs soupirs, les murmures m'avaient crevés les tympans... J'avais la gorge serrée, la bouche sèche; la nausée peut-être...
Et elle a recommencé à parler de moi. Pascal a soupiré en la dévisageant, il lui a demandé d’arrêter. Il semblait excéder. Mais, elle n’en avait sans doute rien à foutre, elle a continué. Elle voulait toujours savoir ce qu’on s’était dit, et Pascal lui a dit que ça ne la regardait pas.
En gros, elle a dit que je devais bien me douter de quelque chose, que je ne devais pas être si bête à mon âge. Elle ne comprenait pas pourquoi il m’avait laissé venir hier soir. Puis, elle a dit qu’elle nous avait entendu, que ça l’avait empêchée de dormir, qu’elle lui en avait voulu. Elle avait même eu envie de débarquer dans la chambre pour me dire que quelques heures avant, ils étaient en train de faire la même chose. Et bla-bla, et bla-bal, elle n’arrêtait pas.
Pascal l’a coupée et a dit qu’il se pouvait bien que je devine ce qui se passait, mais il a dit que ce n’était pas très important. Nina sceptique a demandé s’il croyait vraiment que ça ne me faisait rien qu’il me trompe? Pascal a répondu qu’il ne me trompait pas, puisqu’on n’était plus ensemble.
- Alors pourquoi tu étais si.. distant? Pourquoi est-ce qu’elle est venue ici hier? Pourquoi tu ne lui as pas dit que tu étais occupé?
- Pourquoi j’aurai fait ça? J’avais envi de la voir!
Ha? Ha vraiment? Il disait ça juste pour la faire taire? Ou pour ne pas avoir à se justifier? Ou avouer que je l’avais piégé? Mais… si c’est vrai, alors ça me fait très très plaisir. Mes larmes se sont un peu résorbées. Les battements de mon coeur s’étaient ralentis, presque clamés. Et une chose un peu plus dérangeant, c’est ce que ma tête disait “oh que je t’adore!”. Dire que j’arrive encore à l’adorer! Je dois être carrément dérangée!
Nina a paru déconcertée, surprise, elle a froncé les sourcils, incertaines. Elle est même restée sans voix pendant de longues secondes à le regarder droits dans les yeux. Incrédule, elle a répété comme si elle avait avalé de travers; “mais, ce n’est plus ta petite amie?”.
Pascal a soupiré en haussant les épaules. Il lui a dit que même si on n’était plus ensemble, il se sentait toujours en connexion. Puis, il lui a expliqué que même si je me doutais de ce qui se passait, pour moi, ce qui était plus important, c’est qu’il ne cherche pas à se débarrasser de moi pour voir une autre fille. Que la plupart du temps, je préférais qu’il travestisse un peu la réalité, ça me convenait comme ça. Mais, ce qui aurait été impardonnable pour moi, c’aurait été qu’hier, il me mente, alors que je finirais pas l’apprendre, et que pour voir une autre fille, il me mène en bateau, ou m’invente une excuse bison.
Hum… c’était vrai… comme une gosse, je veux toujours être sûre de passer en premier sur sa liste des priorités…
Du coup, ça a calmé ma douleur, malgré ce à quoi je venais d’assister.
Nina, question de remuer le couteau dans la plaie, a demandé si ce n’était pas me mentir, ce qui se passait entre eux. Pascal a encore haussé les épaules, il a souri pour dire que, je m’en doutais certainement. En la regardant droit dans les yeux, Pascal lui a dit que j’étais très loin d’être bête. J’étais peut-être même rentrée pour les laisser. Quoi qui se passe.
Elle n’avait pas l’air ravie. Ce qui m’a fait plaisir, c’est d’entendre Pascal lui dire que, de toutes les femmes qu’il connaissait, j’étais celle qui faisait le moins de scène, que j’étais de très loin la moins chiante. Hum, il avait oublié qu’il n’y a pas si longtemps, il m’avait dit le contraire!
Pascal a décidé qu’il était tard, qu’ils feraient bien d’aller se coucher. Nina a pensé le suivre dans sa chambre, mais il a fait une petite grimace;
- C’est mieux pas, si d’aventure Jane décidait de revenir pour dormir ici… Je préfère qu’elle ne te trouve pas dans mon lit… désolé!
- Mais, puisqu’elle sait…
- Même… je veux pas. Puis, tu n’as as arrêté de parler d’elle, alors… je ne me sens pas à l’aise de dormir avec quelqu’un d’autre juste après…
- Tu déconnes?
- Mets toi à ma place… tu as parlé sans arrêt de Jane depuis les dernières 30 minutes, alors qu’est-ce que tu crois? Tu m’as fais pensé à elle, et… quelque part ben…
Nina a arrêté de bouder, elle ne voulait pas dormir seule. Elle a essayé de le persuader que je ne viendrais pas, qu’ils pouvaient au moins passer la nuit dans le même lit.
Pascal l’a embrassée sur la joue pour se diriger seul vers sa chambre, Nina est restée un moment debout au milieu du salon hésitante. Nina s’est ensuite dirigée vers la chambre d’amis en laissant la porte ouverte, alors je n’ai pas osé bouger. Trop peur de me faire surprendre. J’ai tâté la clé dans ma poche pour être sûre qu’elle était bien là, et j’ai attendu.
Après 30 minutes, les jambes lourdes, j’ai pensé que je pourrais enfin tenter une évasion, Nina a traversé le salon pour aller vers Pascal. Il ne dormait pas encore, il lisait. Tout en laissant la porte ouverte, Nina s’est glissé dans son lit. Pascal a tenté de la raisonner et lui dire de retourner dans sa chambre, mais elle ne voulait pas.
Merde, j’étais coincée! Pourquoi est-ce qu’elle n’avait pas fermé la porte, j’aurai pu au moins filer… C’était presque 1h du matin!!!
Pascal s’est levé, il a essayé de m’appeler. Heureusement, mon natel était sur silence. Je l’ai entendu me laisser un message pour dire bonne nuit. Il voulait savoir si j’avais reçu son message, si j’étais bien rentrée, et que c’était tard, mais… il a hésité et soupiré… il aurait voulu que je sois là!
Hoooh! Malin ça! Si je n’avais pas été plantée derrière ce rideau, j’aurai cru chaque mot! Le pire, c’est que j’aurai été rassurée et comblée. Qu’est-ce qu’on peut être stupide...
Nina l’avait entendu, et lui a demandé s’il pensait ce qu’il venait de me dire. Pascal a dit que oui.
Ha bon !!! Avec Nina dans son lit??? Il est fou ou quoi? Pour le faire suer, je devrais apparaître tout à coup! Il verrait s’il ferait autant le malin! Oui, mais je fais quoi en trouvant l’autre dans son lit? Ok, c’est pas une idée brillante. Je vais m’en tenir à ma fuite dès que je pourrais.
Pascal a encore essayé de me joindre, comme il tombait encore sur mon répondeur, il a juste dit que c’était encore lui.
Quant il a fait mine de retourner au lit, Nina s’est jetée en premier dans le lit, prête à l’attaque. Je les ai entendu encore discuter.
Pascal ne voulait rien entendre, demain c’est boulot, donc il fallait dormir. Nina lui a grimper dessus, mais il l’a remise de son côté en répétant qu’il fallait dormir.
Je ne sais pas si ça me faisait plaisir ou pas. Je ne ressentais plus rien. Une chose est sûre, c’est que Pascal avait parfaitement raison à propos de ce qui avait de l’importance pour moi. Pas le fait qu’il couche avec d’autres filles, non, mais sa manière d’être quant je suis là, quant on est ensemble.
Bien sûr, ça fait mal, peur aussi... Pour l’instant, il s’en était plutôt bien sorti.
J’ai dû encore poireauter 1h pour être certaine qu’ils dormaient. Pascal ne l’avait pas prise dans ses bras. Bon point pour lui. Mais, je ne suis pas idiote, probablement dans son sommeil, il finira par la coller contre lui.
Presque en rampant, j’ai trouvé mon chemin jusqu’à la porte. Chaque fois que j’entendais des mouvements provenant de la chambre, je restais pétrifiée sur place. J’ai mis plus de 10 minutes pour mettre la clé dans la porte et la tourner. Hors d’haleine, tremblante, j’ai osé l’ouvrir et me faufiler dehors. J’avais peur que le bruit ne les ai réveillé.
J’ai encore attendu un peu avant d’oser recommencer le même processus et fermer la porte à clé. Sous la pluie, j’ai couru à ma voiture et je suis rentrée complètement courbaturée, rompue. Maintenant, j’ai un torticoli d’enfer!
Lundi, c’était la course toute la journée et le soir, au lieu d’être au souper de famille à 18h, j’attendais un futur coloc qui n’est pas venu. Il était en réunion d’après son message. Ce sont les vacances scolaires, et la puce est au ranch, donc on était que 4; David, ma soeur, Carmine et moi. On a tellement papoté, que je n’ai réussi à rentrer qu’après 22h.
Trop tard pour répondre à mes messages… J’ai quand même pris le temps de répondre à Pascal. J’ai dit que; je m’étais couchée aussitôt rentrée, donc je n’avais pas vu son message, et ce soir, ben, souper de famille et je venais seulement de rentrer. JTM, Bisous.
Pascal m’a aussitôt répondu, il voulait savoir s’il pouvait m’appeler. Alors je l’ai appelé.
Nina est toujours chez lui, elle ne rentre que mercredi en Allemagne. Pascal a demandé s’il pouvait venir dormir chez moi. Ça m’a scotché! Pourquoi? Il voulait faire semblant de ne pas vouloir être avec Nina ou quoi? J’ai gardé mon calme. J’ai rigolé et je lui ai dit que c’était comme il voulait. Comme il semblait sérieux, j’ai dis que c’était un peu tard, trop tard pour faire des kilomètres juste pour dormir.
Bizarre, il a eu l’air d’insister, alors j’ai décidé d’aller chez lui. Le temps de prendre une douche et d’enfiler un training propre, j’ai filé.
J’ai tout de suite remarqué que Pascal avait changé les draps. D’ailleurs, j’ai vérifié dans la corbeille à linges. Hum, il ne voulait pas que je sente le parfum de Nina dans son lit? Si c’était un test, alors une fois de plus, Pascal a été adorable, alors je ne pouvais rien lui reprocher. J’ai bien senti que Pascal m’observait.
Nina a paru contrariée d’avoir à supporter ma présence. Grand bien lui fasse… Je dois bien supporter la sienne!
Pascal m’a dit que ça l’avait perturbé que je lui dise que j’avais confiance en lui. J’ai cherché à comprendre pourquoi, et j’ai réalisé que c’était de la culpabilité.
J’ai pensé nécessaire de lui dire que je n’étais pas idiote à propos de Nina! Pascal n’a pas cherché à en savoir plus, et moi je n’ai pas cherché à m’expliquer d’avantage.
C’est vrai, l’essentiel, c’est qu’il soit comme il était en cet instant avec moi, son appel aussi pour me demander de venir dormir. Ce qui me fait douter de mes conclusions, comme quoi il s’était senti coincé, du coup, j’en doutais. Ce soir, comme samedi soir, il était adorable… Je l’aime exactement comme il est...