288/11 - Souffrir le martyre...

Publié le par JaneDo

Souffrir le martyre...
Samedi, 15 oct 2011 - (288/11) - samedi minuit à env.3h du matin

Je me suis sentie pas mal seule au cours de la soirée et mal à l’aise de la manière qu’il était avec cette fille. La petite blonde était de retour, et moi qui avait pensé qu’elle était hors jeu! J’avais l’impression d’avoir déjà vu sa tronche quelque part, à part l’autre soir, puis ça m’a fait tilt, ce devait être la sœur d’un de ses potes du basket.

Si c’était bien elle, Pascal devrait savoir qu’on ne s’amuse pas avec la sœur d’un pote! Ou peut-être qu’il ne s’amusait pas? Chaque sourire, chaque petit chuchotement, petit geste de sa part me rendait folle. En plus, Pascal m’évitait, ça j’en étais sûre. Il évitait même de croiser mon regard.

Je n’étais pas à l’aise, je me sentais hyper mal et je souffrais le martyre de voir l’intérêt qu’il semblait lui porter. Je ne voulais pas accepter de l’avoir perdu. Est-ce que c’était vraiment fini? Combien de temps j’allais encore souffrir? Est-ce qu’un jour je supporterais d’être dans la même pièce que lui sans souffrir? Et supporter de le voir avec une autre? Est-ce qu’un jour cette douleur dans ma poitrine disparaîtra?

Le pire, c’est que je ne savais plus quoi faire. Au cours de la soirée, la boule au fond de mon estomac n’a fait que grossir. Des images folles me traversaient la tête; comme d’aller vers eux et faire un scandale, lui foutre une claque, ou encore aller sauter sur le poil de cette grognasse.

Le groupe a décidé d’aller en boîte.

Pascal et cette fille n’avaient pas l’air de suivre, et j’ai entendu Pascal lancer qu’ils nous rejoindront peut-être plus tard. Ça m’a retourné l’estomac. Clairement ils voulaient rester seuls. Ne savait-il pas que cela me faisait souffrir? Ou il n’en avait rien à foutre? J’ai failli rester, mais j’aurai eu l’air idiote, alors je suis partie avec tout le monde.

Caro, elle, a osé rester, quitte à se faire jeter dès que tout le monde sera hors de vue.

Qu’est-ce que je fais? Cela valait-il la peine que je revienne sur mes pas? Est-ce que je n’allais pas me faire du mal inutilement? Ne serait-ce pas mieux de ne rien savoir et d’imaginer la fin qui me convient; comme; il allait rentrer chez lui tout seul? J’ai décidé de rester dans les parages, de savoir ce que ferait Pascal. J’ai bien fait, Pascal et cette fille sont allés chez lui.

C’était horrible, les choses n’avaient fait qu’aller de mal en pire entre Pascal et moi, c’était l’enfer. Je ne pouvais pas me passer de lui, j’avais besoin de lui, de son amour, besoin de ses sourires, de ses câlins.

Je ne savais pas ce que j’allais dire ou faire, ça ne me ressemble pas, j’ai toujours besoin de tout planifié avant de faire quoi que ce soit, je me méfie de mes impulsions, de cette manière, je suis moins tendue et il y a moins de marges d’erreurs. Je savais que c’était une idiotie d’aller chez Pascal, je m’étais assez ridiculisée, pourtant, je ne pouvais pas résister.

Sur place, j’ai constaté que Caroline n’était pas là, alors je l’ai appelée.

Pascal l’avait renvoyée, elle n’en menait pas large. Elle m’a demandé de passer chez elle, je lui alors dit que j’allais tenter ma chance. Caro m’a dit de ne pas y aller, Pascal allait me renvoyer aussi, il avait rendez-vous avec l’autre miss. Elle s’était incrustée dans la voiture à Pascal, qui a été obligé d’aller déposer l’autre fille, il lui a dit qu’il la rejoindrait plus tard, il l’a ensuite déposée à son tour pour aller se changer. Caro avait essayé de lui parler, mais il était resté de bois.

Tant pis, je voulais quand même y aller, rien n’aurait pu me faire changer d’avis. Au moins, je savais qu’il était seul, qu’il n’allait pas m’humilier devant cette fille ou Caro.

Pascal ne s’attendait pas à me voir devant sa porte. Mince, je ne savais pas quoi dire, et j’ai commencé par lui rappeler son mot, comme quoi, si je change d’avis, etc. En plein milieu de mes explications scabreuses, je me suis excusée de ne pas avoir répondu à son message l’autre jour. Il a dit que ce n’était pas grave. Il a dit qu’on ne pourrait pas parler très longtemps, il devait partir. Alors, oubliant ma réserve, mes principes bidons, je lui ai demandé si on ne pouvait pas faire une “trêve”?

Après tout, il avait déjà utilisé la même excuse plus d’une fois... Quitte à avoir l’air idiote, j’avais l’intention de m’incruster... Et il a souri... Il m’a souri à moi toute seule... Ça faisait longtemps...

Sans un mot, il m’a fait entrer et m’a serré dans ses bras. Afff, le sol s’est dérobé sous mes pieds. J’aime trop fort qu’il me serre comme ça. Puis ses lèvres ont cherchés les miennes, il a caressé mes lèvres du bout des doigts... afff, j’avais l’impression que ça faisait une éternité. Ses mains ont emprisonnés mon visage, ses baisers se sont fait de plus en plus tendres, plus passionnés... Ah? Est-ce que...?

Non! Aussi soudain qu’il s’est mis à m’embrasser, il m’a repoussée. Il devait s’habiller. Glups, il ne voulait pas de moi? Aïe, il pensait sûrement à Thomas, une fois de plus, il ne pouvait pas (me toucher). Je savais aussi que c’était pour aller rejoindre l’autre. J’étais déçue et je recommençais à avoir des palpitations d’angoisses.

Je l’ai suivi dans sa chambre. Il a sorti un polo et a enlevé sa chemise. J’avais envie de toucher sa peau, alors je me suis approchée, ma main a effleuré doucement son dos, et j'ai posé un bisou sur son dos.

Il avait son sweat dans les mains, mais il a suspendu son geste. Mon cœur battait à 100 à l’heure, je m’attendais à ce qu’il me repousse sèchement, qu’il me balance qu’il ne pouvait pas. Pascal s’est éloigné de moi, sans se retourner, sans me regarder, il a dit qu’il ne pourrait jamais oublier ce qui s’était passé avec Thomas, qu’il ne pouvait pas passer là-dessus et faire comme si ce n’était jamais arrivé. Puis sans attendre que je dise quoi que ce soit, il m’a dit qu’il devait y aller et il a enfilé son polo.

Je ne pouvais pas le laisser partir... pas maintenant, pas après qu’il m’ait quand même embrassée... pas pour aller rejoindre une autre fille... il fallait que je l’arrête coûte que coûte.

Je lui ai demandé si ce n’était pas juste une excuse, qu’il cherchait n’importe quel prétexte pour se débarrasser de moi? Il a dit que non. Je lui ai demandé s’il était avec Caro, si c’était à cause d’elle qu’il me fuyait, m’évitait? Ça l’a surpris, il a dit qu’il n’était pas avec Caroline. Légèrement sarcastique, il m’a dit que comme moi,   il avait l’intention de s’amuser, qu’il n’était avec personne  .

Clairement, il m’avait fait comprendre qu’il était libre de faire ce que bon lui semblait, qu’il n’avait pas l’intention de laisser qui que ce soit lui mettre la corde au cou, d’autant plus qu’il en avait déjà une de corde!

Alors, j’ai joué le tout pour le tout, j’ai laissé couler les larmes. Tête basse, je me suis assise sur le lit, et j’ai laissé libre cours à mon chagrin. Comme je m’y attendais, il a craqué. Il s’est assis à côté de moi, m’a serré dans ses bras en appuyant ma tête contre son épaule. J’ai passé mes bras autour de lui, et j’ai laissé parlé mon cœur.

Je lui ai dit qu’il me manquait beaucoup, que je ne pouvais pas imaginer la vie sans lui, que je ne le voulais pas, je ne voulais que lui, que je l’aimais à la folie. Que si parfois je fais des bêtises, c’était parce que j’étais terrifiée de l’aimer autant, d'être si dépendante de lui, que ce n’était pas parce que j’étais plus âgée que lui que j’étais plus maligne ou sans défaut... Et tout ça entre mes hoquets de larmes... Tendrement, Pascal m’a fait taire en posant un doigt sur ma bouche. J’ai pris sa main pour le coller contre ma joue, j’aime sa chaleur, j’aime sa peau, son odeur et tout le reste.

Son natel avait annoncé quelques messages et même un appel, il n’a pas osé aller voir, ni répondre.

Je me suis incrustée à fond. Pascal n’a pas osé m’abandonner en pleurs pour partir voguer ailleurs. On s’est étendu sur son lit, il a attendu que je me calme en me caressant la tête, le visage. Il m’a fait quelques bisous sur la tête et le front et je me suis accrochée à lui comme une huître à son rocher. Il n’aurait pas pu me détacher même s’il avait voulu.

Une fois calmée, on a discuté gentiment. Pascal campait sur ses positions sans pour autant le dire et moi je faisais celle qui comprenait, mais on pouvait très bien imaginé aussi que je ne comprenais rien. Tant qu’il ne disait rien clairement, je n’allais pas non plus lui poser de questions directes.

Pascal n’est pas parti à son rendez-vous avec l’autre.

Quant j’ai commencé à m’endormir, Pascal m’a proposé un t-shirt et il s’est changé aussi avant de s'allonger à côté de moi. Là, j'ai su qu’il n’allait nul part. Glups, j’ai pensé; Pas question de me coucher dans ce lit où d’autres ont couchés, mais j’ai été bien inspiré de la boucler. J’étais folle de joie de dormir avec lui même s’il n’avait pas l’intention de tenter quoi que ce soit. C’était déjà un grand pas!

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288/11 - Souffrir le martyre... - Samedi, 15 oct 2011
(samedi minuit à env.3h du matin)

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K
Ah ha! .... un très grand pas.... vive la suite! Bravo Jane
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