287/11 - Perte de terrain... (suite)
Perte de terrain... (suite)
Vendredi 14 oct 2011 - 287/11
Dimanche, j’avais l’anniversaire à Ella, alors il me fallait faire des courses pour lui faire son gâteau d’anniversaire. J’avais aussi mes modèles à déposer à l’agence, des tonnes de téléphones à faire. Bref, le stress.
Je m’étais promise de laisser Caro prendre sa voiture la prochaine fois qu’on sortais, alors j’ai déposé ma voiture chez elle, et je l’ai laissé faire le chauffeur. De cette manière, si c’était possible, je pourrais rentrer avec Pascal, ce qui m’évitait de l’avoir sur le dos puisqu’elle sera obligée de prendre sa voiture.
Au local, je n’ai pas voulu rentrer tout de suite regarder le groupe jouer, ça m’embêtait, alors j’ai attendu dehors. De temps à autre, je jetais un coup d’oeil par les fenêtres, et vers la fin, j’ai été rejoindre Caro. Elle avait dit à Pascal que j’étais là, donc il n’a pas été surpris de me voir. Dès qu’ils ont eu fini, je suis ressortie attendre dehors, je n’avais pas envie de supporter le regard narquois de la pouffe de chanteuse du groupe. Ça m’a déçue de penser que Pascal lui avait raconté nos histoires. Non, je n’étais pas seulement déçue, mais énervée. Qu’est-ce qu’il avait à raconter nos trucs à tout le monde? Quel idiot!
En arrivant sur place, au local, j’avais avertie Caro que j’espérais avoir l’occasion de parler à Pascal, j’ai tout de suite senti que ça ne lui faisait pas plaisir, mais elle ne pouvait plus rien y changer. On était là, pas moyen de faire demi-tour. Elle m’a demandé comment je pensais faire ça, certainement pas devant tout le groupe? J’avais pensé que peut-être, on irait discuter quelque part, pour être tranquille, ou peut-être chez moi. Caro a tiqué mais, j’ai fait semblant de ne pas m’en apercevoir. Comme à la guerre, il n’y a que le résultat qui compte.
Ils ont mis des siècles pour sortir, Pascal était dans les 1ers. J’ai immédiatement demandé à Pascal si je pouvais aller avec lui, que j’avais à lui parler. Flappy, Caro a donc été prendre sa voiture et je devinais bien qu’elle tenterait de nous suivre, mais j’étais contente d’être seule avec Pascal. Ma joie a été de courte durée, avant qu’il ne démarre, la chanteuse a couru lui demander s’il pouvait l’emmener parce que les autres traînaient encore et avaient d’autres plans.
J’ai eu peur que mon plan tombe à l’eau. Sarcastique, j’ai proposé que Caro la ramène, mais Pascal a, en quelque sorte, ignoré ma proposition. Il savait que ça ne plairait pas à Caroline, elle est donc montée avec nous. Pfff, donc, pas possible de discuter tant qu’elle était dans la voiture. Ça m'énervait qu'il fasse aussi attention à ce qui pourrait plaire à madame, et moi alors? Je voulais lui parler, n'aurait-il pas pu penser à ce que je voulais moi aussi?
Après l’avoir déposée, j’ai proposé à Pascal de venir chez moi... rhhhh, il a hésité...
Ok, je ne savais pas à quoi m’attendre, mais je n’avais pas prévu qu’il hésiterait et chercherait des excuses pour éviter qu’on se retrouve enfermé entre 4 mûrs. J’avoue que ça m’a un peu coupé les jambes, et j'ai dû faire un gros effort pour ne pas lui dire d’aller se faire cuire un œuf et me faire déposer sur le champ n’importe où. Je m’étais préparée à faire taire mes mouvements d’humeur, je voulais absolument lui parler ou du moins, renouer le contact.
Finalement, il m’a proposé d’aller chez lui. J’aurai dû peut-être refuser, mais je n’ai pas tout de suite pensé que c’était peut-être pour être près de Caro, ou du moins lui permettre d’avoir un oeil sur nous. Mince, c’était bizarre d'être mal à l’aise en présence l’un de l’autre, comme si on était des étrangers. Comment est-ce qu’on en était arrivé là?
J’ai engagé la conversation en lui demandant s’il cherchait à m’éviter, évidemment oui. Il avait cherché à me parler et je l’avais envoyé balader, donc il avait compris que je ne voulais plus rien avoir à faire avec lui. Il a donc pensé que c’était préférable de garder nos distances.
Même là, il gardait ses distances, il s’est assis en face sur le bras du fauteuil, il ne me regardait pas vraiment non plus. Rhhh, on a pas eu le temps de briser la glace, il a fallu que Caroline pointe le bout de son nez. Zut. Je n’arriverais jamais à rien si tout le monde s’amusait à nous interrompre chaque fois. Et flûte de chez flûte, je ne voulais vraiment pas qu’elle soit là alors que j’essayais de briser la glace. Ça m’a coupé et énervée que Pascal la fasse entrer. Il aurait pu lui dire qu’il n’était pas seul, comme il me l’avait fait la dernière fois.
J’avais eu la bonne idée de lui demander de couper son natel pour qu’on ne soit pas interrompu, et il a fallu que Caro vienne nous interrompre. Je pense qu’elle ne voulait pas nous laisser seul trop longtemps. Je ne pouvais pas me permettre de me la mettre à dos, alors j’ai fait le poing dans ma poche. Je me demande si elle ne réalise pas des fois qu’elle est juste de trop?
Il s’en ai fallu de peu que je retombe dans un mutisme total...
On a donc repris notre discussion, et Pascal m’a répété qu’il avait essayé de me parler, mais que ça n’avait plus d’importance, c’était trop tard. Il ne savait pas à quoi il avait pensé, il me connaissait, il aurait dû se douter de ma réaction. Je lui ai demandé s’il avait essayé de me parler ce soir là, le soir où il m’avait dit qu’il n’était pas seul, s’il avait tenté de me trouver, s’il m’avait suivi? Non, il ne l’avait pas fait. Caro a eu la bonne idée d’ajouter qu’il était resté avec cette fille, qu’elle avait passé la nuit chez lui.
Pascal a réalisé alors qu’elle l’avait épié, il lui a posé directement la question. Pour se défendre, elle a dit qu’on était ensemble, j’ai fait l’étonnée, ensuite je me suis empressée de confirmer sa version. Pascal a pensé que j’essayais de la couvrir, vu ma tête, il a pensé qu’elle mentait. Je l’avais fait exprès, je ne voulais pas qu’il sache.
Les choses ont légèrement dégénéré. Pascal lui avait demandé d’arrêter ce cirque et ça l’énervait de penser qu’elle continuait. J’étais hors course. Ils ont commencés à se prendre la tête, c’était entre eux, je n’étais pas concernée. Caroline s’est mise à pleurer, et j’ai vu Pascal se radoucir, craquer et la prendre dans ses bras pour la calmer. Chier, j’aurai dû faire une petite séance de larmes moi aussi, mais voilà, je n’en avais pas eu le temps.
Pascal a décidé qu’il ne voulait plus discuter, il avait eu une longue semaine, qu’il en avait plein la tête, et j’ai été subitement inclue dans le lot, il a demandé qu’on le laisse, qu’il nous retrouverait au bar. Il a dit avoir juste besoin d’un moment, il voulait rester seul.
J’ai pensé lui rappeler que je voulais lui parler, mais à voir sa tête, ça aurait été le mauvais moment. Il m’aurait sûrement demandé de le laisser, et je me serais sentie blessée, alors je n’ai rien dit.
Dans la voiture alors que Caro nous conduisait au bar, je lui ai dit que ce n’était pas cool d’être venu nous interrompre. Je n’avais pas eu le temps de discuter avec Pascal, rien, on avait pas pu s’expliquer. Rhhh, et elle s’est remise à pleurer. Elle m’a demandé si j’avais remarqué à quel point il avait été froid avec elle (pfff, froid? c’est ce qu’elle appelait être froid?). Caro avait fait l’erreur de parler de ce soir là, elle avait oublié que Pascal ne savait rien. Caro était sûr qu’il lui en voulait maintenant.
Hum, je crois qu’elle avait raison... Je ne suis même pas sûr qu’il viendrait nous rejoindre au bar... C’était minuit, je lui laisse jusqu’à 1h du matin, s’il ne venait pas, j’irai faire le pied de grue chez lui.
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287/11 - Je n’abandonnerai pas - Vendredi, 14 oct 2011