289 - Encore le dos, je ne peux plus bouger..
J’ai raté la diffusion d’hier sur la TSR de l'émission de Delarue avec ma soeur et mes nièces, alors comme ça repassait aujourd’hui à 14h, je me suis empressée de l’enregistrer. L’émission a été enregistrée le 8 octobre à Paris, le jour de l’anniversaire à ma petite puce ;) Qu’est-ce qu’elle est choukinette.
J’avais évité tous les appels à Pascal en début de journée, répondu à aucun de ses messages... Je ne savais pas comment réagir, ni quoi lui dire. Je devrais pourtant lui répondre avant qu’il ne pense que je sois fâchée. Fâchée? Pas encore, peut-être seulement après l’avoir vu ou entendu, et aussi seulement d’après ce qu’il me dirait.
En début d’après-midi, armée de mes models, j’ai été au boulot les présenter à mes employeurs. Ils ont beaucoup aimé. Suis contente. Une chose de réglée avant le week-end. J’aimais beaucoup ce que j’avais préparé. Je regrettais de les donner :( comme d’hab. Je savais qu’ils ne porteront pas ma signature, pour ça , je serais grassement payée. Snif quand même.
Avant son match, Pascal m’a envoyé un message pour savoir si j’allais voir le match ou si on se retrouverait après? Niet. Je ne voulais pas y aller. Le fait que Pascal permette à d’autres filles, notamment Caroline, de s’accrocher à son bras comme si elle était sa copine, avait refroidi le peu de courage qui aurait pu me conduire au bord du terrain. Pas question que je fasse partie du tas, ou me montrer en sa compagnie.
Malgré toute ma bonne volonté, je n’arrivais pas à me résoudre à me montrer avec lui. Il allait falloir que je lui explique s’il me pose la question, sinon, je ne dirais rien, c’est tout. Il ne s’en rendra peut-être même pas compte, alors ça me donnera le temps de passer là dessus. L’empêche... ça me faisait un peu mal. Un peu beaucoup. Je crois que je lui en voulais. Comme je pouvais avoir tord de réagir comme ça... motus pour l’instant.
J’avais prévu de me préparer et attendre qu’il propose de passer me chercher, et là, ben, on irait ailleurs, mais certainement pas avec ses potes, puisqu’il y aurait des copains de baskets. S’il me demande d’aller le rejoindre, ben, je n’irai juste pas. Je ne pourrais pas.
A l’heure approximative de la fin du match, j’étais prête. J’ai vite sorti Maxou. Il n’allait pas terrible, il avait dû avaler des os, du coup, il avait la diarrhée et il saignait aussi. Et là CRAC... Hahhh... Un malheureux faux mouvement en tentant d’aider Max... et PAF, mon machin discale au dos m’a terrassée. Zut, flûte et re-zut. Clopin, clopan, Maxou et moi avons repris le chemin de la maison.
Conduire était un vrai supplice. Je ne pouvais pas aider Maxou à remonter en voiture, alors j’ai reculé vers un talus pour qu’il puisse plus facilement monter. Le petit kilomètre qui nous séparait de la maison; un enfer. Éviter les bosses et les remous, pas évident. La montée des marches jusqu’à l’appartement était terrible... Enfin à la maison... Je savais que pour moi, sortir ce soir, c’était râpé.
J’avais tellement mal, impossible de bouger, m’asseoir et même bouger le bras!! Un simple geste était une torture... il ne me restait plus que la position couchée.
Une fois allongée, inutile de penser à me relever; ça me prenait 1h... Ciel. La douleur me tirait les larmes, je ne voulais voir personne, je préfère souffrir seule dans mon coin. Alors quant Pascal m’a téléphoné pour me demander ce que j’avais envie de faire... simple... rien. Je restais à la maison. Je n’avais besoin de personne pour me regarder pleurer, alors je ne voulais pas qu’il vienne.
- Allons Jane... Tu n’es pas la 1ère personne que je verrais malade ou souffrir du dos ou autre chose. Allé, laisse moi passer ?
- Afff, je préfère pas chou. J’ai envie de te voir, mais pas comme ça, je préfère rester seule.
- Tu n’aura pas besoin de bouger, je ferais ce que tu veux, je...
- Pascal non. Je suis vraiment pas bien, je peux pas. Passe une bonne soirée, je vais raccrocher d’ac. On s’appelle demain?
- Je veux te voir, allé... Je suis déjà devant chez toi.
- Je ne t’ouvrirai pas. De toute façon, il me faudrait au moins 1h pour arriver jusqu’à la porte et dans d’horribles souffrances, ne me fais pas un coup pareil. Tu sais, le moins je bouge, plus vite je serais sur pieds... Bonne soirée chou.
J’ai raccroché. Je n’arrivais même pas à m’extraire du canapé, qui avait accueilli ma carcasse, pour aller jusqu’à la fenêtre pour le voir. Trop trop mal. Gros gros soupir. J’espère que cette saleté ne va pas durer 1 mois, sinon je vais être mal. J’avais un peu mal au coeur de lui avoir presque raccroché au nez, mais ça ne servait à rien qu’il insiste des heures, je ne changerais pas d’avis. Dans mon état, je ne pouvais rien faire à part me faire des films et déprimer. Hahrrrh, le week-end s’annonçait d’enfer, au sens propre et au figuré.
Quelle monstre poisse; attendre toute la semaine pour passer le week-end avec lui et paf, mon dos qui me lâche... La rage.
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------ Encore le dos, je peux polus bouger - (289-ven-16.oct.09) ------