290 - Je n'arrive pas à l'oublier

Publié le par JaneDo

Dimanche... 17 oct 2010

Je n’ai pas osé dire à Thomas que je préférais dormir dans une autre chambre. Puis, j’suis nulle parce que je l’adore et je ne voulais pas agir comme une tarte, ni lui faire du mal, j’étais juste perturbée par mon appel à Pascal. Savoir que je lui manquais m’avait fait du bien, mais me faisait me sentir mal à l’aise. Je l’avais presque rayé de ma vie et voilà que le fait de savoir qu’il pensait à moi me perturbait. Je me sentais perdue, mais je n’avais pas le droit de le montrer.

  • Tu ne va pas bien, hein? Pascal n’aurait pas dû t’appeler, ça ne fait que te perturber... Je me demande s'il se rend compte qu'il te fait du mal.

Aïe, ce n’était pas lui qui m’avait appelé... mais je n'ai rien dit. Je ne voulais pas le perturber. Enfin, c'est l'excuse que je me suis donnée!

Thomas était tout tendre, me faisant des bisous sur la tempe. Il tenait mon visage entre ses mains, mais ses mains sont descendus, encore et encore... C’était bizarre, parce que je l’aimais et j’aimais faire l’amour avec lui, mais je me serais bien abstenu ce soir parce que je pensais à Pascal. Là toute de suite, j'avais peur que l'image de Pascal vienne se substituer à celui de Thomas.

Puis zut, même si j’aimais Pascal de toute mon âme, j’avais envie de Thomas...

Pascal ne sera jamais à moi, jamais on ne pourra être ensemble, je devais vivre ma vie. Je ne pouvais pas continuer à être en stand-by, à l’attendre indéfiniment. Il fallait que je tourne la page. Point. Thomas était adorable, peut-être un peu plus contrôlant, j’avais l’impression qu’il me surveillait tout le temps, mais c’était peut-être aussi pour voler à mon secours s’il avait l’impression que j’allais mal. Il était toujours très attentif. Zut, ça aussi me faisait penser à Pascal.

Peut-être parce que j’avais l’impression de l’avoir fait souffrir, créer des doutes dans son esprit, j’ai été plus tendre, plus câline. Thomas était étendu sur le dos, les yeux fermés, j’ai commencé à lui faire des petits bisous par-ci, par-là, ça le faisait frissonner. Il a souri tout en gardant les yeux fermés, ses fossettes se sont creusés. Je promenais mes doigts sur son visage, dessinant les contours de son sourire, de son menton. Thomas a ouvert les yeux pour m’observer en souriant.

  • Je t’aime tu sais...

Graouh, j’ai toujours eu du mal à répéter comme un péroquet, alors je n’ai rien dit, j’espérais que mon sourire et les étincelles dans mes yeux lui disait que je l’aimais aussi très fort.

  • Et toi? Est-ce que tu m’aime? Un peu au moins? Beaucoup?
  • Je t’aime... Tu ne le vois pas?
  • Ben disons... (Il a froncé les sourcils)... Non rien.

J’étais collée à lui, il était trop chou avec ses cheveux bouclés en bataille qui lui cachaient presque les yeux. Il était vraiment chou. Ses yeux brillaient, il avait l’air détendu et heureux. Les doutes qui l’avaient assaillis semblaient avoir disparus. Thomas n’a pas mentionné l’incident de tout à l’heure, heureusement.

Le lendemain matin, j’ai été réveillée par l’odeur du café et des croissants. Trop mignon. Thomas avait été me préparer un plateau déjeuner et était venu me le porter au lit. Arf, il me gâtait trop, me traitait bien, ça me faisait complètement craquer.

Après avoir déjeuner, on est desdendu se mêler aux autres. Je devais tenir compagnie à Caro puisque j’avais tellement insisté pour qu’elle monte, mais elle n’avait pas l’air d’avoir besoin de moi. On est resté quand même ensemble. Ca ne servait à rien que je lui demande de garder pour elle que je fréquentais Thomas, Pascal le savait sûrement, ou le saurait bientôt. De toute façon, tout le monde semblait au courant.

D’ailleurs, Paul m’a demandé ce que j’allais faire si Pascal était là? Je n’ai pas su quoi dire. Il a voulu savoir ce que je ressentais pour Thomas, et pour Pascal. Il a paru soulagé de savoir que je tenais toujours à Pascal. Ils se parlaient souvent et Pascal lui demandait de mes nouvelles. Il n’a pas osé lui parler de Thomas. Pascal tenait toujours à moi et la transition était difficile pour lui.

Paul était proche des 2, mais un peu plus de Pascal, tandis que Pascal et Thomas sont extrêmement proche, il pensait que je risquais de me retrouver entre les 2 et provoquer des tensions. Toutefois, il était certain que Pascal ne se mettra pas entre nous. Si j’étais sûre de vouloir être avec Thomas, il ne pensait pas que Pascal interfèrerait. Paul m’a dit que Pascal ne voulait pas revenir les week-end à cause de moi, il faisait des efforts pour que ça marche avec Jessica.

Paul pensait que je devais me décider d’être complètement avec Thomas ou pas. Ce n’était pas juste de l’être qu’à moitié. Ce n’était pas juste pour Thomas, ni pour Pascal, et sûrement pas non plus pour moi.

Pendant qu’on discutait, je regardais Thomas et j’avoue que j’avais le coeur qui battait, je l'admirais et je ressentais de l'amour pour lui...

J’étais vraiment à l’aise et bien avec Thomas, je me sentais complète, moi même, et pas la fille complètement désorientée, en attente, en palpitations toujours en manque. Glups, avec Pascal, j'étais toujours en manque comme une droguée qui a besoin de sa dose. Oui, je crois bien que je me sentais comme ça tout le temps avec Pascal.

Ciel, il fallait que j’arrête de tout ramener à lui, mais... je devais, je voulais, j’avais besoin de lui parler encore, juste pour savoir où j’en étais... Comme si je ne le savais pas déjà... De lui avoir parler m’avait complètement déboussolée... Je l’aimais toujours à mort!

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------ Je n’arrive pas à l’oublier, je n'arrive pas à oublier Pascal... - (290) - dim.17.oct.10 ------

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