291/14 - Nina s en va enfin...
Samedi, 18 octobre 2014 - 291/14 - Nina s’en va enfin...
Rhhh, trop de détails, trop de texte; ça donne un gros pâté. Jeeez, je pourrais résumer plus, et pas me perdre dans les détails, mais j’ai toujours le soucis que, si je lis ça dans quelques mois, suivant ce qui se passe, que je ne me rappelle plus de certaines choses… Faudrait quand même que je résume plus!
Pascal a offert à Nina une suite dans un des luxueux et plus beaux hôtels de Genève… Ça m’a fait péter un câble. Cette garce m’avait eu en beauté! Nina m’avait coiffée au poteau! Je n'arrivais pas à le croire...
Mais, sur l’heure, je n’en savais rien. J’ai juste pensé que Pascal était peut-être sorti avec des potes après avoir déposé Nina à l’aéroport. J’ai encore laissé un message pour lui dire que je commençais à m’inquiéter. Parce que, je ne crois pas qu’il me laisserait sans nouvelles!?
Si j’avais su pour l’hôtel, j’aurai fait le tour des hôtels où il avait l’habitude de m’emmener. Jeeez, j’aurai passé la nuit sur les routes, ou à hésiter à le faire, parce qu’il pourrait rentrer entre deux. Vers minuit et demi, miracle, Pascal a appelé pour dire qu’il arrivait. Pas eu le temps de lui parler, il avait l’air stressé ou pressé. Comme s’il avait couru.
En fait, il était avec Nina. Ils avaient dîner à son hôtel, et elle lui a proposé de rester. Il n’était pas très sûr de le vouloir, mais, il n’avait rien de prévu, alors, il s’était dit; pourquoi pas. Il faisait bon, ils avaient pris un verre sur la terrasse de la chambre.
Nina avait commandé plusieurs films, et ils s’apprêtaient à en regarder un. Pascal m’a dit que, comme ça, ça lui laissait le temps de décider s’il restait ou pas.
Pascal s’était demandé pourquoi je ne l’avais pas encore appelé. Ou peut-être, comme Nina l’avait suggérer, je n’étais venue hier soir, que parce que j’étais jalouse d’elle. Que pour l’humilier elle, et lui, comme un idiot, il était tombé dans le panneau. Nina lui bourrait la tête de petits sous-entendus, pour me faire passer pour une pouffiasse qui le manipule!
Etonné de ne pas avoir reçu d'appels ou de messages, Pascal a voulu vérifié ses appels, et Nina a voulu l’en empêcher. Il a compris pourquoi dès qu’il a eu son natel en main; elle l’avait éteint. Ils se sont presque disputés. Il a voulu savoir pourquoi elle avait fait ça. Elle a dit que c’était pour qu’ils ne soient pas tout le temps dérangé.
Dès que Pascal a vu mes messages, il m’a appelée, et Nina c’est moquée de lui; "On dirait qu’elle te fait peur… Pourquoi tu cours? Vous n’êtes plus ensemble! Quoi elle pleurait? Elle t’a fait une scène?"
Je me suis détendue après son appel. A tel point que je me suis endormie sur le canapé. J’ai été réveillée par des caresse sur la joue. Et la première chose que j’ai vu en ouvrant les yeux, c’était son sourire. Je l’adore. J’adore son sourire. Mon coeur se serre chaque fois, parce que j’ai toujours peur que ce soit la dernière fois que je vois ce sourire.
Pascal m’a embrassée sur le front. Je me suis accrochée à lui, heureuse que ce ne soit pas un rêve. Heureuse de le voir tout court.
Un bruit vers la porte donnant sur la terrasse et mon rêve a été brisé; Nina se tenait devant la porte avec de ses valises à ses pieds. Grrrh, elle était encore là elle! Pascal a suivi mon regard. Bizarre, mais j’ai eu l’impression qu’il était lui aussi un peu surpris. Il m’a alors dit, qu’il était effectivement à l’aéroport, mais que Nina avait raté son avion.
Hum… je ne lui ai jamais dis que je comprenais pas mal l’allemand, même si je ne le parle pas. Ça sert d’avoir eu de l’allemand à l’école! Merci à l’éducation nationale!
Ironique, Nina a croisé les bras en le regardant droit dans les yeux, et en allemand, elle lui a demandé pourquoi il ne me disait pas la vérité, et; “alors, comme ça j’ai raté mon avion? C’est une idiote si elle croit une chose pareille”. Elle m’a dévisagée avec un petit sourire narquois, alors que Pascal avait un petit coup de fard. Il lui a demandé de la fermer.
Si Nina croyait que j’allais lui faire le plaisir de montrer que je doutais de Pascal, et qu’on se dispute, elle se mettait le doigt dans l’oeil. J’ai souris et je me suis redressée pour me frotter les yeux.
Toujours en allemand, Nina lui a demandé de l’aider avec ses bagages. Quant il a passé près d’elle, elle lui a susurré qu’elle pourrait me raconter leur soirée, et elle a souri d’un air peste. Je ne comprenais pas tout, mais le ton ne trompait pas, ni son petit regard dans ma direction, ni non plus le silence de Pascal.
Quant il est revenu, elle a dit qu’elle voulait sortir, toujours en s’adressant à Pascal. Pour elle, je n’existais pas.
Pascal n’en avait pas envi. Il n’osait pas vraiment me regarder, ni même s’énerver. Pourtant, je comprenais les petites menaces dans sa voix et dans ses propos; bruits, comme hier soir, lui dirait tout. Finalement, Pascal m’a proposé de sortir prendre un verre.
Nina l’a tout de suite rembarré en lui disant qu’elle ne voulait pas que je vienne.
Pascal a à nouveau rougi. Trop tard, il avait déjà lancé le mot. J’ai dis que ça me ferait plaisir, pourquoi pas. Par contre, j’ai réalisé que je n’avais pas vraiment prévu de sortir, je n’étais pas habillée pour. J’ai failli lui dire de sortir tout seul.
Mais, je ne voulais pas dire que j’avais compris ce que disait Nina, et je voulais pousser Nina à parler, pour que Pascal sache qu’il n’avait rien à craindre, qu’elle pouvait dire ce qu’elle voulait, que je ne la laisserais pas s’immiscer entre nous. On ne se disputera pas pour madame.
Enervée de me voir prête à sortir, énervée parce que Pascal a dit que j’étais très bien comme j’étais, et de le voir marcher sur des oeufs, Nina a pensé qu’elle allait me faire craquer et l’envoyer chier.
Après avoir passé son temps à m’ignorer, avec son air de pimbêche et supérieure, Nina s’est enfin adressée à moi. Persuadée qu’elle allait me briser, briser Pascal et moi. Pascal qui venait d’ouvrir la porte, s’est figé pour me fixer. Les pommettes rouges, Pascal a retenu sa respiration.
Nina a dit qu’ils n’étaient pas à l’aéroport, mais à l’hôtel… Oui? Et alors? C’est tout? Dire que Pascal avait peur pour ça! J’ai haussé les épaules. Elle a pensé que j’imaginais qu’ils y étaient parce qu’elle avait raté son avion, alors elle m’a précisé qu’ils n’avaient pas mis les pieds à l’aéroport.
Je ne voulais pas l’agresser au cas où elle avait d’autres choses à m’apprendre. Pendant qu’elle parlait je m’étais rapprochée de la porte, et Pascal avait pris ma main qu’il serrait. J’ai compris, il ne voulait pas que je m’énerve. Mais, je n’avais aucune intention de m’énerver.
Il était là, il était rentré dès qu’il a vu mon appel, ça comptait plus que tout ce qu’elle pouvait raconter.
Voyant que tout ce qu’elle pouvait dire n’arrivait pas à me mettre en colère, Nina a tourné les talons en demandant à Pascal de la ramener à l’hôtel. Hihihi, Pascal lui a dit qu’il n’en était pas question, il ne tenait pas à passer la nuit sur les routes. Elle avait voulu venir, elle n’avait qu’à prendre la chambre d’amis.
Furieuse, en allemand, elle lui a dit qu’elle voulait rentrer. Pascal lui a répondu que c’était trop tard.
Sur ce, on a été se coucher. C’est là que Pascal m’a raconté qu’elle avait éteint son natel, et qu’il n’avait rien vu. Il a tenu à dire qu’il ne s’était rien passé. Ça, il aurait pu l’éviter. Je n’ai pas discuté. Si j’avais eu peur, c’était oublié; il était venu. Je n’allais pas passer tout le week-end sans le voir.
J’étais rassurée. Quoi qu’il se soit passé, j’ai oublié devant son regard vert qui cherchait à deviner mon humeur. Je me sentais même généreuse… J’ai dis à Pascal que Nina devait être super fâchée contre lui, qu’il devrait peut-être aller la calmer, lui parler. Pas très sûr, je devinais que Pascal refusait à cause de moi.
Alors, je lui ai dis que je n’irai nul part, qu’il n’avait pas à s’inquiéter pour moi, et je lui ai montré mon bouquin. Je lui ai dis de prendre son temps, si jamais je m’endormais, pas besoin de me réveiller, je voulais seulement qu’il me prenne dans ses bras pour dormir.
A son sourire en sortant de la chambre, j’ai su qu’il était rassuré. J’aime qu’il ne se fasse pas de soucis, qu’il sache que je serais toujours de son côté. Que je le soutiendrais toujours.
Il a eu des crises, des cris, des pas furieux à travers le salon. J’ai lu quelques lignes, puis je me suis effondrée de sommeil. Je n’ai même pas regardé l’heure. J’étais fatiguée. Donc, je ne sais pas à quelle heure Pascal est venu se coucher. Je sais seulement que j’ai ressenti sa présence rassurante, ses bras, son odeur, sa main sur mon visage, ce qui m’a bercée dans mon sommeil.
Nina tirait un peu la tête au déjeuner, et encore plus quant il est parti faire son jogging avec Caro. J’avais toujours mon nez plongé dans mon bouquin, mais je ne lisais pas.
J’étais en train de me demandé si je ne ferais pas mieux de rentrer chez moi, faire ma lessive et prendre quelques affaires. Peut-être que je devrais attendre le retour de Pascal. Je ne voulais pas qu’il s’imagine que j’étais partie à cause d’elle ou de quelque chose qu’elle m’aurait dite.
Nina a brisé le silence et le cours de mes pensées pour demander si je connaissais vraiment Pascal, si je savais qu'il couchait avec Caroline? Qu’ils étaient peut-être seulement parti chez elle, sous prétexte d’aller courir. Glups, les doutes m’ont envahi. Puis, je me suis calmée.
Et quand bien même, je pouvais le comprendre. Seulement, je n’y avais jamais songé avant qu’elle en parle. C’était bien possible. Mais j’appréciais le fait qu’ils m’épargne et aient trouvé ce prétexte pour se retrouver seuls. Je sais que Pascal aime aussi Caroline, c’était un fait…
Pour enfoncer le clou, Nina a tenu à me préciser qu’ils couchaient aussi ensemble. Elle a ajouté qu’elle ne savait pas pourquoi, ni ce qu’il y avait encore entre nous, mais d’une certaine façon, Pascal semblait vouloir me protéger de la vérité. Pour l’énerver, je lui ai dis que ça m’était égal, et que ça ne m’intéressait pas.
A son retour, j’ai soigneusement éviter de le scruter pour voir si ce que Nina racontait était vrai, à propos de ses sorties pour aller courir. Je ne voulais pas le savoir.
Nina partait dans l’après-midi, elle avait confirmé sa réservation. Tant mieux, asta la vista chica! Comme Pascal l’emmenait à l’aéroport, j’ai décidé de rentrer pour faire mes trucs, et revenir plus tard. Nina a eu un petit regard qui m’a énervée quant j’ai franchi la porte. J’allais lui dire au revoir, et ça m’a coupé dans mon élan.