291/2012 - So what!
Jeudi - 18 octobre 2012 - (291/2012) - So what!
Pascal a deviné que je faisais bien évidemment la tête! Bien sûr que je n’avais pas répondu à son adorable message, ni à aucun autre d’ailleurs. Et clairement il n’avait pas osé me demander de passer chez lui ce soir. Il savait très bien que j’aurai refusé.
Curieuse, je suis passée voir chez lui et j’ai vu qu’il était sagement à la maison. Dommage qu’il ne se rendait pas compte qu’il aurait dû me bombarder d’appel et de messages, je lui aurai pardonner. J’étais tout de même contente de le voir à la maison tout seul.
Je suis restée encore quelques minutes, à le regarder avec la folle envie d’aller sauter dans ses bras. Pascal s’est mis à téléphoner, puis tout à coup, il s’est levé, jeté son blouson sur l’épaule et il est sorti. Je me suis dit, qu’une fois de plus, j’avais commencé à me faire des illusions, parce que j’avais cru qu’il serait resté à la maison.
Impossible de pouvoir le suivre! J’avais parqué trop loin, alors d’ici que j’atteigne ma voiture, il aurait disparu dans la nature. Déçue, je suis rentrée en faisant un petit détour par la ville. On ne sait jamais, peut-être que j’aurai la chance de croiser sa voiture! Je regrettais de n’avoir pas demandé à Caro dans quel hôtel était descendue l’autre patate; Nina.
J’avais perdu toute mes illusions sur le chemin du retour! Je ne me doutais pas que Pascal réussirait encore à me surprendre!
Je n’avais pas vu sa voiture, alors ça m’a surprise de le trouver devant ma porte! Il avait pensé que c’était inutile d’essayer de m’appeler, inutile d’espérer me voir répondre à ses messages, alors il avait prévu d’attendre jusque vers 1h du matin, ensuite, si je ne rentrais pas, il serait parti.
Comme ça m’a fait plaisir de le voir. J’ai su que les coups de fils que je l’avais vu passer, c’était pour savoir si quelqu’un m’avait croisé. Il avait pensé qu’au lieu d’essayer de m’appeler, il avait meilleur temps de me voir, face à face.
Le voir là, j’ai fondu et ça m’a fait lui pardonner instantanément! Il avait fait un gros effort et je voulais qu’il se rende compte que j’appréciais vraiment beaucoup. C’est fou qu’il ne devinait pas ça!
Avec un air super gêné, il m’a demandé si on pouvait juste avoir un petit temps mord, et s’il pouvait me serrer dans ses bras. Trop mignon, alors j’ai jeté mes bras autour de ses épaules, et hissé sur la pointe des pieds, je l’ai embrassé. Oublié les heures à poireauté comme une idiote chez lui l’autre soir, oublié la colère noire qui m’avait envahie, oublié toutes ses tentatives maladroites de s’expliquer.
Après 1 petite heure de câlins, il m’a demandé si je voulais bien aller dormir chez lui… Bien sûr que j’ai accepté, mais demain. Ce soir, je n’avais pas prévu de bouger, et après s’être réconcilié, c’était mieux qu’il rentre gentiment chez lui.
Je me suis rendu aussi compte que l’angoisse qui me torture depuis plusieurs jours, voir semaines, ne venait pas des problèmes que j’ai avec Pascal, mais d’autre chose. Parce que, ce soir, j’étais heureuse qu’on se soit retrouvé, mais cette sombre angoisse était toujours là, persistante, lourde et dévastateur.
Afff, pourtant, ce soir, je suis super heureuse d’avoir pu me réfugier dans ses bras, de pouvoir me scotcher à lui… et le reste… Je l’adore… Dire qu’il ne se rend pas compte à quel point je l’aime! Comment peut-il imaginer qu’une simple dispute puisse me faire ne plus l’aimer!?!