292 - Photo souvenir... Couper le cordon...
Mardi..... 19 oct 2010
J’ai appelé Pascal! Je ne tenais plus, je n’avais pas pu le faire plus tôt, et depuis le moment où je lui avais dis que je rappellerais, il avait attendu en vain mon appel. Il n’a pas cherché à connaître les raisons qui m’avaient empêché de le rappeler. Heureusement, sinon j’aurai dû mentir! On a parlé presque 1h et ça avait été difficile de raccrocher.
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Oh Jane, c'est tellement bon de t'entendre, j’ai envie de te voir... J’avoue que c’est dur, mais ça me fait super plaisir que tu appelles...
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J’ai aussi envie de te voir, c’est dur de t’entendre aussi, mais c’est aussi bon... Parle moi, raconte moi n’importe quoi, lis moi le journal, parle moi de la pluie, du beau temps, je m’en fiche, j’ai juste envie d’entendre ta voix...
J’étais tombée dans le mode débile, impossible de faire une phrase sans y mettre un bataillon de “aussi”, pfff. Je pouvais l’entendre sourire à l’autre bout du fils. Arf, j’imaginais sa mimique et j’avais envie d’embrasser sa bouche, sentir sa présence. On a folâtré presque 1h au téléphone, nos silences en disaient aussi long que nos bavardes.
Pascal ne comprenait toujours pas pourquoi j’étais partie comme je l’avais fait. Il a d’ailleurs demandé des explications à Jess et elle lui a menti. Elle a prétendu ne pas savoir que j’étais en Allemagne et elle a joué la victime en lui faisant des reproches. Il paraît qu’elle était plutôt tendue ces derniers temps, et elle a fondu en larmes. Quelle comédienne!!!
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Jess dit que la seule conversation qu’elle a eu avec toi, c’était au téléphone quant tu as appelé l’autre jour?
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Ha d’accord! Alors, tu ne me crois pas?
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Si bien sûr, je sais bien que tu n’aurai rien dit autrement... Jess est un peu tendue ces temps, alors je n’ai pas voulu insister, je ne voulais pas l’énerver ou la faire pleurer.
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Je comprends.
Tu parles que je comprenais! Pfff, je détestais carrément qu’il me parle d’elle, grrrr.
On a réalisé que ce n’était pas une bonne idée de s’appeler. C’est lui qui en a parlé en 1er. Pascal pensait que cela risquait de perturber sa vie de couple. La grosse vache en cloque avait raison, il ne voulait plus que je l’appelle. Il l’avait demandé gentiment, mais le résultat était le même, il ne fallait pas qu’on s’appelle. Pourtant, il s’est contredit presque aussitôt en disant que quoi qu’il se passe, il pensait tout le temps à moi, que je lui manquais et qu’il ramenait tout à moi. J’en avais autant à son service. D’ailleurs, c’était pour ça qu’il ne rentrait pas les week-ends, Pascal a dit que les 1ers jours avaient été un enfer, maintenant que ça allait mieux, enfin... jusqu’à mon appel. Ça allait encore être dur les prochains jours.
Au moins ça avait le mérite d’être clair, je ne devais pas l’appeler. Aïe, horrible de l'entendre me dire ça!
Pascal ne comptait pas rentrer les week-ends, d'ailleurs Jess ne se sentait pas très bien pour faire de longs trajets en voiture. Cela me laissait supposer qu’il ne reviendrait probablement plus après ces 3 mois. Je suis sûre que Jess n'avait pas envie qu'il vienne ici et c'est pour ça qu'elle prétendait ne pas pouvoir voyager. Pascal semblait aux petits soins pour Madame. Pétasse. Apparemment, tout se passait bien avec sa petite femme enceinte, et il ne voulait pas que je vienne perturber tout ça.
Après ce coup de fils, même si j’avais été folle de joie d’entendre sa voix, j'étais lessivée, déprimée à mort. Pendant une 1/2 seconde, j’ai eu l’envie de courir me réfugier dans les bras de Thomas, mais bon, il n’aurait pas compris pourquoi j’étais dans cet état, et j’aurai dû lui expliquer. Je suis donc restée confinée chez moi.
Ce téléphone avec Pascal avait déclenché mon deuil... Les larmes sont venues toutes seules, je savais que c’était parti pour 3 jours... Il ne me restait que quelques photos, pas terribles, pas très nettes, transférées d'un natel à l'autre... Mince, c'est tout ce qui me restait de lui...
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------ Photo souvenir... - (292) - mar.19.oct.10 ------