293/11 - Tout va bien... et pafff!
293/11 - Tout va bien... et pafff!
Jeudi, 20 oct 2011
Pascal m’a envoyé un message vers les 1h du matin, “Dommage, je viens de rentrer et j’ai vu que tu étais déjà partie. Une autre fois d’accord... Désolé”. Je n’arrivais pas à deviner ce qui se passait dans sa tête, je ne pense pas qu’il était aussi désolé que ça, je suis presque sûre qu’il l’avait fait exprès.
Dans la matinée, j’ai été prendre le café chez ma sœur, je devais apporté des couleurs (peinture) à ma nièce pour finir son tableau de “Pulp Fiction”. Après, je devais passer vers Marie, alors je l’ai fait en début d’après-midi, je savais qu’elle avait un truc vers 16h, alors je pourrai enfin rentrer.
Je n’avais pas beaucoup dormi, inquiète à nouveau à propos de Pascal, donc je pensais faire une petite sieste avant de me mettre au travail. Sans grand entrain, j’ai bossé.
J’étais préoccupée... Je ne savais pas si je devais me forcer ou non à sortir ce soir...
Ma 1ère impulsion aurait été de rester chez moi. Après tout, Pascal ne semblait pas avoir envi de me voir, alors à quoi cela servirait-il de lui coller aux basques? En même temps, il m’a reproché de ne pas être aussi tenace et accrocheuse que Caro, pour lui cela signifiait que je ne tenais pas autant que ça à lui, ce qui était complètement faux. Mais foncer la tête la 1ère dans des portes blindées n’était pas tellement mon truc.
Arf, j’étais finalement assez coincée, et je me rendais bien compte que j’avais tendance à m’effacer plus souvent qu’à mon tour, mais c’était ma nature. Il y avait des limites à ce que je pouvais endurer, et passer la soirée à le regarder s’amuser, blaguer et rire avec d’autres m’agaçait. Mais, je sentais que j’étais obligée de le faire puisqu’il me l’avait dit. Pfff.
Peut-être pour trouver une excuse pour ne pas être obligée de sortir, je lui ai envoyé un message pour lui demander ce qu’il faisait ce soir. Je sais, j’aurai peut-être dû téléphoner, mais je n’en avais pas envie, puis je préfère les sms; plus court, plus direct, pas de perte de temps. Ca prend moins d’1mn pour écrire un mot, et bien trop quant il s’agit de bavarder de la même chose de vive voix.
S’il ne me répondait pas, je ne sortirais pas, point final.
C’était la bonne excuse, je ne m’attendais pas à recevoir de réponses. Dol voulait me voir, mais j’ai prétendu avoir déjà quelque chose. Je rêvais de rester chez moi et passer une soirée tranquille. Alors quant Pascal a téléphoné, j’ai répondu sans même regarder de qui il s’agissait. J’étais à milles lieux d’entendre sa voix.
Pascal avait un truc ce soir, et il s’excusait aussi pour hier soir. De fils en aiguilles, il a fini par dire qu’il pensait rentrer après l’entraînement, et que le truc de ce soir n’était qu’un prétexte pour éviter de me voir. Je n’ai rien trouvé d’autre à dire à part; “Oh!”. Alors, j’ai été aussi honnête avec lui; je ne savais pas ce qu’il attendait de moi, sachant qu’il était chez lui, je ne savais pas si je devais passer chez lui, si je ne le faisais pas, allait-il me reprocher de ne pas faire assez d’effort pour montrer ce que je ressentais.
Il n’a rien répondu, j’étais dans la panade.. Bref, quant j’ai raccroché, je n’étais pas plus avancée qu’avant!
En partant à l’entraînement, il m’a rappelé (trop trop chouky) pour me dire que je pouvais passer si je voulais, ça lui ferait certainement plaisir. Seulement, entre temps, Caro m’avait appelée pour me dire qu’elle passait chez lui. C’était pour éviter qu’on se marche dessus. Elle connaissait son programme, et apparemment, il n’avait pas les mêmes restrictions vis-à-vis d’elle. Je me suis même demandée s’il n’avait pas prétendu avoir quelque chose parce qu’ils avaient prévu de se voir. Donc, j’étais surprise qu’il me dise de passer.
Probablement pour vérifier mes suppositions, j’ai proposé de le voir plutôt vendredi soir, puisque Caro passait chez lui ce soir. Glups, il ne le savait pas, donc j’avais tout faux. Cette fois, c’est lui qui a répondu avec un “Oh!”. Puis, ça m’arrangeait mieux vendredi de toute façon. L’empêche que j’étais contente qu’il ait rappelé pour me dire de passer, ça me montrait qu’il avait tout de même eu envi de me voir, malgré ce qu’il avait dit. Et je l’adorais pour ça.
Et je l’ai adoré encore plus quant il est venu sonné chez moi...
J’avais passé une soirée sans avoir le moral dans les tongues, rassurée de savoir ce qu’il faisait, rassurée aussi de savoir qu’il serait chez lui, et même si c’était Caro qui profitait de sa compagnie. Même si je déteste les surprises, de le voir devant ma porte, j’ai réalisé qu’il préférait me voir plutôt que Caro, et j’ai fondu comme une glace. Oublié les doutes, oublié les interrogations, oublié le sentiment désagréable quant il a dit vouloir m’éviter.
Bref, par son geste, il a tout effacé. Et je l’adore trop quant il fait ce genre de choses...
On est vraiment de sacrés idiots tous les 2... Pascal avait pensé que j’allais en profiter pour courir ailleurs, il voulait vérifier je pense, et il a été heureux de voir que j’étais à la maison. Mercredi soir, il nous avait épié chez Thomas, il voulait voir ce que j’allais faire s’il ne rentrait pas, il avait été content de me voir partir. D’ailleurs, il m’avait suivi pour être sûr que je rentrais vraiment et que je n’allais pas traîner ailleurs. Ça le rendait fou de recommencer à faire ce genre de choses.
Donc, il me suivait lui aussi, il allait falloir que je fasse attention!
Au lieu d’être agacée par tout ça, au contraire, je le trouvais chou, trop chou d’oser en parler. Si c’était possible, je crois que je l’aimais encore plus. Ça me remplissait de joie. Même s’il s’en rendait pas compte, pour moi, ça voulait dire qu’il tenait encore beaucoup à moi, et qu’il m’aimait encore très fort, même s’il s’en défendait.
Après ça, j’ai perdu les pédales et je lui ai posé des questions sur la petite blondasse (grosse erreur), il a reconnu la fréquenter, d’avoir besoin de faire table rase, de commencer autre chose, mais aussi de s’amuser, qu’il n’y avait rien de sérieux. Je lui ai quand même fait remarquer (encore une autre grosse erreur), qu’on ne s’amuse pas avec la sœur d’un pote.
A cause de ce que je lui ai dit, Pascal a du se rendre compte qu’il avait été peut-être trop loin avec elle pour pouvoir maintenant faire marche arrière. Je ne me taperais jamais assez la tête contre les mûrs pour avoir mentionné ça, pourtant je savais que je n’aurai pas dû le faire, je me l’étais promis, mais ma grande langue, mon stupide cerveau m’ont fait défaut.
Je ne sais pas comment on appelle cet état dans lequel on est quant on est dans les bras de celui qu’on aime, et qu’on est persuadé qu’il nous aime aussi, que rien ne peut nous atteindre, ou peut-être un peu trop de confiance, on se sent invincible, trop persuadée qu’on sait tout, que tout se passe comme on l’imagine, et pafff!
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293/11 - Tout va bien... et pafff! - Jeudi, 20 oct 2011