296...1/2 - Remous!

Publié le par JaneDo


Vendredi, 23 oct.09...soir

Pascal aurait préféré qu’on passe une soirée tranquille à la maison, rien que les deux. Son match l’avait crevé et il n’avait pas envi de sortir. Je me doutais que c’était aussi pour discuter et je ne me sentais pas vraiment prête à ça, même si j’avais envie de le voir. J’ai prétendue avoir une sortie avec mes copines. S’il voulait me voir, il n’avait qu’à se débrouiller!

Je suis vraiment trop bizarre; j’ai envie de le voir et pas du tout, de lui parler et pas du tout... arhhhh. En fait, je ne sais pas ce que je veux et ça me fait réagir bizarrement. Je voudrais ne pas le voir pendant quelques jours, mais
le week-end, j’avais de la peine à rester forte. Ça avait toujours été les seuls jours qu’on pouvait passer presqu’entièrement ensemble, alors j’ai de la peine à ne pas penser à lui et à ce qu’il était en train de faire. Ça avait le don de me faire mettre une croix sur mes humeurs et le voir me faisait toujours fondre. Je finissais par tout lui passer.

Depuis quelques temps, on pouvait être ouvertement ensemble et me voilà embarquée à être fâchée avec lui? Pfff, un peu nul.

J’ai passé des heures à me préparer et à hésiter à sortir. Pour m’y obliger et ne pas me retrouver seule pour entrer dans un bar bondé, j’ai
demandé à Vania de me servir de bouclier. Gentiment, elle a accepté. Donc, on s’est pointé toutes les 2 au Tiger.

Comme je m’y attendais, Pascal était déjà là, assis sur un coin de tabouret, les bras croisés, il discutait avec ses copains.
Caroline accrochée au même tabouret, avait un bras posé sur son épaule et bavardait activement avec eux. Grrr. Il allait falloir que je lui dise 2 mots un de ces 4 à celle-là.

Pascal m’a vue arriver. Nos regards se sont croisés un court instant. J’ai détourné les yeux pour saluer mes potes, bavarder 2 minutes avec eux tout en continuant ma progression en direction de Pascal et des autres potes de la bande, faisant la bise aux uns et aux autres au passage. Je ne savais pas encore si j’allais éviter Pascal ou pas. Vania me tenait par la main et me tirait gentiment derrière elle si ça avait l’air de trop durer. Sacrée Vania!

J’ai presque salué tout le monde avant de me tourner vers Pascal.
Difficile de l’éviter! Un peu prise de court, je ne savais pas si j’allais lui faire la bise ou l’embrasser. Caroline avait retiré son bras et regardait ailleurs pour ne pas me saluer. Rien à fiche, je n’avais pas l’intention de la saluer de toute façon. Pascal m’a sauvée dans mes hésitations en me prenant par la main pour m'entraîner à l’extérieur. J’ai fait mine de protester, mais j’étais bien contente d’éviter la foule.

Pascal voulait savoir ce qui se passait, pourquoi j’étais aussi distante, pourquoi j’avais évité ses appels, pour je l’évitais? Pascal voulait savoir pourquoi je lui faisais la tête? Et avant que j’aie pu me rouler la langue et la ficeller, les mots sont sortis tout seul. Des questions que je ne voulais pas poser...

  • Tu étais avec elle samedi soir, hein? Alors tu as préféré ne pas répondre à ton téléphone...
  • Non, j’ai été au chalet. Tu n’étais pas bien et tu ne voulais pas me voir. Normalement, dans des moments comme ça, on se tourne vers son partenaire... mais apparemment, tu ne voulais pas de moi, je ne devais pas faire l’affaire, hein?

Aïe, est-ce qu'on était en train de se disputer? Ce serait notre 1ère! J’aimais pas trop les étincelles qui s’agitaient dans ses yeux.

  • J’ai préféré m’isoler, j’avais besoin d’être un peu seul... C’est parce que tu m’as vu partir avec Caro vendredi que tu ne voulais pas me voir, c’est ça?
  • Seul? Au chalet hein?

Il a hésité un peu, une demi seconde, mais c’était assez pour que j’en déduise qu’il n’était pas seul. Là, j’ai tenté de changer de sujet parce que j’avais peur de ce qu’il pourrait dire.

  • Tu ne répond pas à ma question, était-ce la raison pour laquelle tu ne voulais pas de moi?
  • Non. Quant je suis pas bien, je préfère rester seule c’est tout. Alors? Je comprends pas le truc du chalet?
  • Tu n’as toujours pas répondu à ma question. Alors? C’était à cause de ça? Répond moi?
  • Non. Ça n’a rien à voir.
  • Alors c’est quoi toute cette histoire de Caro par-ci par-là?

 Il insistait pour savoir si c’était la raison qui m’avait fait le tenir à l’écart. J’avais beau lui dire que ça n’avait rien à voir, il ne semblait pas me croire. De mon côté, je ne croyais pas plus à son besoin d’isolement au chalet. Pour moi, il avait été au chalet pour se cacher de Thomas, qui habitait juste au-dessus. Je ne le croyais pas, il voulait simplement passer un week-end tranquille avec elle, sachant que j’étais bloquée sur Lausanne.

Mon imagination faisait des siennes, j’avais du mal à avaler ma salive et je lui en voulais mortel.

  • J’avais envi d’aller au chalet, c’est tout. Tu me manquais et je n’avais pas envi de sortir sans toi. Et même, si tu préférais être seule, ça ne me dis pas pourquoi tu ne voulais pas me parler au téléphone! Tu me fais la tête et je ne sais pas pourquoi. Vendredi après le match, elle m’a demandé si elle pouvait venir avec moi et m’a invité à prendre un verre. J’ai essayé de te joindre, mais tu ne me répondais toujours pas et je n’avais rien d’autre à faire. J’ai le droit d’aller prendre un verre avec une copine, non? Tu ne me ferais pas une petite crise de jalousie par hasard?

Pascal a voulu me toucher mais j’ai reculé. Pas question que je le laisse m’approcher. 

Zut. J’avais oublié qu’on était pratiquement devant l’entrée du bar, c’était tout vitré et on pouvait nous voir.
Mon geste pouvait me trahir, alors j’ai jeté un coup d’oeil à l’intérieur. Caroline qui nous observait. Grrrr. Ça me fichait en rogne qu’elle puisse se douter qu’on parlait d’elle. Pascal risquait de le lui dire au détour d’une conversation et ça aussi ça me rendait folle furieuse. Je ne voulais pas qu’elle sache qu’on se disputait à cause d’elle, elle serait trop heureuse. Gros soupir.

Une toute petite voix me conseillait de mettre tout ça de côté pour l’instant, parce que finalement, je n’arrivais pas à me passer de lui et je savais bien que j’allais lui pardonner.

Mince, je ne voulais pas gâcher tout le week-end. Pascal semblait vouloir être avec moi, alors pourquoi me laisser aller à chercher la petite bête? Comment est-ce que j'arrivais à me mettre dans une colère noire comme ça pour pas grand chose? Après tout, on pourra continuer cette discussion à la maison. Ici, devant l’entrée, ce n’était pas vraiment l’endroit idéal.

En levant les yeux, j’ai croisé son adorable regard et je me suis simplement collée contre lui, cachant mon visage contre son torse.
Hum, comme j’aime son odeur... Ses bras m’ont encerclés me serrant encore plus fort et il m’a posé un bisou sur la tête et ça a vidé instantanément mon disque dur. Plus fâchée moi. Mouais, je n’avais pas envie de passer la soirée à lui faire la tête.

Après quelques bisous-câlins, on est retourné à l’intérieur, main dans la main. Là, je me suis rendue compte qu’il faisait froid dehors et que ma colère m'avait tenue chaud. Je n’ai pas pu m’empêcher de jeter un petit coup d’oeil en direction de Caroline. Elle était déçue. Bien fait.
Pascal était à moi.

Notre mini dispute avait altéré l’humeur de Pascal. Il souriait et discutait avec ses amis comme d’hab, mais il n’était pas aussi joyeux. Il ne me lâchait pas et me gardait collée à lui. Il était doux et câlin comme toujours,
ce qui me faisait fondre. La plupart du temps, j’étais assise entre ses jambes et de temps en temps, je frottais ma joue contre la sienne pour sentir sa chaleur et sa présence. J’avais envie de me fondre en lui.

On est tous sorti en boîte. Pascal, lui, avait envi de rentrer, il n’avait pas envi de se farcir toute la troupe, toute la soirée. Mon mode-débile se demandait si ce n’était pas pour ne pas m’imposer à Caroline, c’était un peu facile d’aller se cacher à la maison!!!

Pascal n’était là que parce que j’avais eu envie de sortir. Il restait dans son coin et ne parlait presque pas. Même si elle m’ignorait totalement, Caroline s’était plantée à côté de nous, plus précisément à côté de Pascal.
Ça me faisait fulminer, mais je gardais le sourire, faisant semblant de rien. J’ai même hésité à aller danser parce que je ne voulais pas les laisser ensemble. Mais, qu’est-ce qu’elle pouvait bien faire ici, hein? Rien.

En dansant, discrètement je ne les quittais pas des yeux et je me maudissais d’être aussi insécure. En voyant Pascal sourire ma température à fait un bond dans le rouge et je tremblais de rage. C’était la 1ère fois qu’il souriait de la soirée! Il se parlait tête contre tête pratiquement, et elle avait posé une de ses sale patte sur son épaule. De quoi pouvaient-ils bien parler? Qu'est-ce qui le faisait sourire comme ça?

J’ai quitté la piste, je n’avais plus envie de danser.

Pascal a passé son bras autour de ma taille et a voulu m’a tirée sur ses genoux. Je me suis mise de manière à tourner le dos à Caroline tout en faisant
barrière entre elle et Pascal. Qu’est-ce que je suis nulle. En y repensant, j’avais envie de me frapper, mais impossible de m’en empêcher.

Caroline avait immédiatement arrêté de parler quant je me suis pointée. J’ai pas manqué son petit signe de tête à Pascal à mon approche. Peste. Si ça n’aurait pas fait tâche,
je lui aurais sauté à la gorge...

Un moment de la soirée, j’ai été dansé et Pascal discutait au bar avec Thomas et Paul. J’essayais de me maîtriser et d’arrêter de flipper pour rien, mais mon coeur s’est mis à battre dans ma gorge en voyant la pouffe (Caroline) se joindre à Pascal au bar, à l’aise comme un poisson dans l’eau et discuter avec eux. Elle faisait vraiment tout pour m'énerver ou quoi? Moi, je n’aurai pas su quoi dire, du coup, je n’aurai pas osé aller vers lui. Elle, elle osait et se sentait à l’aise en plus!

Puis j’ai vu Caroline tirer Pascal sur la piste, il faisait non de la tête. Hum, il n’avait
pas intérêt à aller danser avec elle, il n’avait pas dansé avec moi de la soirée! Finalement, elle a réussi. La moutarde ne m’était pas seulement montée au nez, mais carrément dans le cerveau. Je voyais rouge. Que faire? Partir? Pfff, ouais et le lui laisser? No way. Aller m’interposer pour danser avec mon chéri? Non plus. Pascal n’avait pas pensé danser avec moi, donc, je ne voulais plus danser avec lui.

Mais je ne pouvais pas me contrôler, mes pieds se sont mis en action tout seul et
je me suis retrouvée devant Pascal la gorge nouée, paniquée. En plus, elle avait ses bras autour de son cou et ils se souriaient. Je ne savais pas quoi faire, mais je ne pouvais plus faire marche arrière. Elle m’a jeté un regard comme si j’étais de trop et Pascal, lui, comme s’il me demandait ce que je voulais?

Fallait que je trouve quelque chose et vite, mais ____ rien!

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------ Remous!  - (1sur 2) - (296.1-ven.23.oct.09) ------

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