304/11 - Halloween - La nuit de la citrouille

Publié le par JaneDo

Halloween - La nuit de la citrouille
Lundi, 31 oct 2011 - 304/11

La vrai soirée de Halloween, c’était ce soir, mais ici, on avait l’habitude de fêter ça le week-end et pas en pleine semaine. Toutefois, comme c’était le jour “J”, Thomas a voulu qu’on se réunisse pour prendre un verre ensemble et fêter Halloween comme ça devrait se faire, mais sans les attrapes pour effrayer tout le monde.

Il avait fait décorer avec des tas de trucs qui représentaient la mort, la terreur, et touti quanti et on s’est rassemblé autour de la table du salon, pour se raconter des histoires qui font peur. Il n’y avait que quelques rares bougies dans des citrouilles pour éclairer le salon. A chacun son tour, celui qui prenait la parole plaçait la seule bougie sur la table devant lui.

Certaines histoires sont des histoires vraies, qu’on a vécu ou qui nous ont été racontés par quelqu’un, mais en tous cas, ça foutait la trouille. Même si je faisais ma fière, intérieurement, je pétais de frousse.

J’ai raconté l’histoire de la femme en blanc qui rodait certains soirs autour du cimetière près de mon école au Libéria. Quant j’avais entendu cette histoire alors que j’étais petite, je me souviens que chaque fois qu’on passait le soir, près du cimetière en voiture avec mes parents, j’avais peur et je jetais des coups d’oeils furtifs pour être sûr qu’elle ne se trouvait pas dans les parages. J’avoue qu’aujourd’hui encore, j’y crois. Je suis sûre qu’elle rôde encore là-bas.

J’ai aussi raconté l’histoire de la femme enceinte, celle de ce bébé qui quittait le ventre de sa mère certaines nuits sans lune. C’était un mauvais esprit, un enfant démon qui semait la terreur et la mort autour du village. Pour le stopper, ils ont mis des bassins d’eau chaude autour du lit de la mère, le bébé s’y ait réfugié croyant retrouver la chaleur du ventre de sa mère. Ils l’ont retrouvé le matin, mort dans une des bassines.

Les autres histoires me semblaient toutes plus terrifiantes les unes que les autres, en fin de soirée, j’avais les jambes tremblotantes et j’avais le trouillomètre à zéro.

On a même eu la visite d’esprits, on a vite arrêté parce qu’on ne savait pas quel genre d’esprit on risquait de réveiller.

J’aurai bien dormi chez Pascal, mais Dol m’a appelé au moins 20x, et je n’ai entendu ses messages que vers minuit et 1/2. Elle avait des larmes pleins la voix, ça n’allait pas fort et elle voulait passer la nuit chez moi.

Crap, j’aurai préféré dormi en sécurité près de Pascal, juste à l’étage en-dessous et pas avoir à faire toute la route, rempli de monstres pour rentrer. Mais, je ne pouvais pas laisser tomber ma copine!

Je suis donc partie en faisant celle qui ne croyait pas en toutes ces histoires et qui n’avait certainement pas peur de quelques petites histoires qui n’étaient certainement pas vrai. Pas très rassurée, j’avais refusé la proposition de Pascal de me raccompagner, mais j’ai quand même fermé mes portières et je ne me suis pas arrêtée pour prendre de l’essence. Je ferais ça demain et en plein jour!

Pascal a dit qu’il fallait qu’on parle quant j’étais sur le point de partir, ce qui m’a fait filer encore plus vite. Je déteste quant on me dit; “Il faut qu’on parle”, ça me fiche la trouille. En général, c’est jamais bon.

Afff, adorable, il m’a appelé pendant que j’étais encore sur la route. Il aurait aimé que je reste dormir, alors je lui ai dit pour Dol, je ne pouvais juste pas. Je ne pouvais pas abandonner ma copine.

Alors, Pascal a fini par me dire qu’il aurait aimé qu’on passe plus de temps ensemble, qu’on soit ensemble la semaine aussi, et pas seulement les week-ends, qu’on passe nos soirées ensemble chez lui ou chez moi. Il ne pouvait pas imaginer comme ça m’a fait plaisir d’entendre ça!

Ça l’embêtait de parler de ça au téléphone et en vitesse comme ça, mais il avait eu l’impression que j’avais pris la fuite, alors il n’a pas eu tellement le choix.

Je ne savais pas encore que j'aurai mieux fait de me casser une jambe, parce que Dol est restée toute la semaine chez moi. Arhhh. Et se coucher à des heures normales s’est transformé en mirage, une vue de l’esprit. Mon bar est vide, et je me suis efforcée de ne pas voir les trucs qui traînent partout. Man, en fin de semaine, j’étais naze.

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Halloween - La nuit de la citrouille - Lundi, 31 oct 2011 - 304/11

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