304 - Déception après déception...
Dimanche... 31 octobre 2010
On a fait la fête jusqu'au matin et on est rentré sur les rotules, vers les 5h du matin... de l’ancienne heure! Malgré mon plaisir d’être avec Thomas, je n’ai pas voulu dormir chez lui... Pascal serait beaucoup trop prêt et je doute que je puisse me retenir de tenter quelque chose, et ça gâcherait tout avec Thomas...
L’oublier, être heureuse avec quelqu’un d’autre, c’est ce que je voulais... Disons que c’est le rêve que je voulais avoir!
Dès que Thomas m’a déposé à la maison, ne voulant pas être seule face à mes démons, j’ai appelé Brian qui était aussi en train de rentrer et il est passé me chercher. Je me souviens avoir pensé à Thomas; j’aurai voulu dormir dans ses bras, j’aurai peut-être dû accepter sa proposition, je n’aurai pas dû appeler Brian. Je n'aurai pas dû lui demander de passer me prendre, ni aller dormir chez lui. Arf, je faisais des conneries, les unes après les autres!
Brian me connaît vraiment bien, il s’en ait douté et m’a proposé de me déposer chez Thomas. J’ai prétendu qu’il se trompait. Je n’avais pas besoin de lui préciser que je ne voulais pas dormir à 2 pas de Pascal. Brian m’a traitée d’idiote, et m’a raisonné; si je voulais être avec Thomas, je n’avais pas à me préoccuper de Pascal, de plus, il était sûr que Thomas ne demandait que ça. Il avait mille fois raison...
Thomas n’était pas encore couché. Je l’ai appelé et je n’ai pas eu besoin de frapper, il m’attendait. Thomas aimait ce genre de surprise, il ne s’attendait vraiment pas à ce que je change d’avis. Il devait certainement se demander si ce n’était pas un peu pour rendre Pascal jaloux, en me trouvant chez Thomas le lendemain matin, mais il se trompait.
C’est clair que ça m’a fait quelque chose de le voir si heureux, si rassuré, de voir son sourire et l’expression de son visage. Je crois que je tombais amoureuse de lui. J’ai toujours eu un gros faible pour les mecs gentils!
Le lendemain, dimanche, Pascal et Jess s’attendait à ce que Thomas passe prendre le petit déjeuner avec eux, comme il avait souvent l’habitude de le faire. Comme il ne descendait pas, Pascal est monté le chercher.
J’avoue que, d’entendre sa voix m’a causé quelques surssauts cardiaques. Après avoir frappé quelques coups tonitruant à la porte, Pascal était entré, sans attendre de réponse. Thomas a immédiatement enfilé un bas de training et il a filé au salon.
Pascal a deviné que Thomas n'était pas seul et il lui demandé qui c'était mais Thomas n'a pas voulu lui répondre. Je me demande s'il se doutait qu'il s'agissait de moi? Pour une fois, je ne me suis pas levée pour épier leurs conversations à travers la porte. Pour faire taire les battements fous de mon coeur de le savoir si près, j'ai rempli ma tête d'images de Thomas; de ses sourires, de ses attentions, de ces petits gestes adorables dont il avait le secret et qui me comblaient et je me suis rendormie.
Je ne voulais pas qu’on sache que j’étais là, alors heureusement qu’on était dans la chambre. Je pense que si Thomas avait pensé que je voulais simplement rendre Pascal jaloux, il a dû se rendre compte que ce n’était pas le cas. Je crois qu’il s’est senti soulagé de n’avoir pas été utilisé, mais en même temps, je crois qu’il voulait que la planète entière sache. Hum, moi non.
Je suis rentrée en milieu d’après-midi. Je sais, même si j’essayais de me convaincre du contraire, que je voulais être à la maison pour le cas où Pascal aurait l'envi de me voir avant de repartir pour Munich... C’était stupide...
Involontairement, j’ai écouté les bruits de voitures, espérant contre toute attente entendre la sienne. Je surssautais chaque fois que j’entendais des pas dans les escaliers et je collais mon oeil à la porte.
Mais niet, Pascal n’est pas passé...
J'ai même commencé à regretter de n'avoir pas fait irruption dans le salon quant Pascal était passé chez Thomas, au moins, je l'aurai vu, même si ce n'était qu'une minute!!! J’ai attendu, espéré stupidement comme ça jusque vers minuit, refusant l’invitation de Thomas d’aller croquer un truc au resto.
Vers minuit, j’ai déclaré forfait, Pascal devait être en route pour l'Allemagne depuis longtemps... Je me sentais épuisée et triste à mourir. Pour apaiser ma tristesse, j'ai bien failli appeler Pascal, mais je ne l'ai pas fait, parce que je savais que sa femme était à côté de lui. Jess devinerait surement que c'était moi, et si Pascal m'envoyait sur les roses?!?!
Ce soir, c’était le 31, donc la vraie soirée Halloween, et toute l’équipe fêtait ça, moi, je suis restée cloîtrée chez moi... en pleurs, pour ne rien changer.
Pourquoi est-ce qu’il me manquait autant? Pourquoi est-ce que je n’arrivais pas à l’oublier, ou du moins à me convaincre d’abandonner? Je n'aurai pas dû espérer... Je devais avoir envie de souffrir... Dire qu'il n'avait même pas cherché à me voir? Ni même eu l'idée de dire, au revoir et à la prochaine? Je n'arrivais pas à l'encaisser.
Allez... Demain c’est le jour des morts, je vais symboliquement enterrer mon histoire avec Pascal... Courage ma fille! C’est aussi l’anniversaire de ma meilleure amie, Dani...
------ Déception après déception - (304) - dim.31.oct.10 ------