306/2012 - Ce que femme veut...
Vendredi - 2 Novembre 2012 - 306/2012) - Ce que femme veut!
Wahhh, je regrette tellement d’avoir dit mon secret sur la planque chez Pascal à Caro!!! Si elle en parle, je suis foutue… Il ne me reste plus qu’à trouver un bon gros mensonge, une bonne excuse, ou le moyen de nier platement et de manière ultra convaincante au cas où.
Pascal m’a demandé si je voulais rester ici le week-end ou aller au chalet. J’ai choisi le chalet. Je ne sais pas s’il espérait que j’ai envie de passer le week-end qu’avec lui? Il m’a rappelé pour s’assurer que je n’avais pas changé d’avis, avant de confirmer à Thomas qu’on montait aussi.
-
Mais t’es sûre? Une fois au chalet, tu sais qu’on devra se tenir à carreau hein? T’es sûre que tu veux monter? - Oui, ça ira… Puis, c’est pas comme si on aura pas l’occasion d’être ensemble! Moi ça me va quant tu es là, tu sais. Puis, on dormira ensemble, non?
- Oui, mais t’es vraiment sûre? Ça ne te dirait pas de rester à la maison ce week-end?
- Non, non, ça ira très bien.
- Ok. Bon, je passe te chercher ou on part de la maison?
- On part de chez toi. Je te sms en partant de chez moi d’ac?
- Ça marche… A toute… Et Jane?
- Oui?
- Je t’adore tu sais…
J’ai rigolé. Il était trop chou. J'adore tellement quant il laisse tomber le masque et qu'il se montre vulnérable. Je l'aime encore plus fort. Je me demande s'il préférait rester ici? Non! Il me l'aurait dit. Je pense qu'il avait peut-être peur que je veuille y aller juste pour lui faire plaisir. C'était un peu le cas. Je ne voulais pas l'éloigner de ses amis.
- Moi aussi tu sais!
- T'as intérêt!
Après avoir traîné encore un peu avant de raccrocher, je me suis dépêchée de préparer mon sac. J’avais encore du boulot à finir avant que Roméo rentre de l’école. Je devais lui tenir compagnie. A 18h, il partait à son 1er cours de guitare électrique, alors j’aurai enfin un peu de temps avant de partir chez Pascal. Je ne pensais pas y aller trop vite, mais j’avais envie de me noyer dans un long bain et lire un peu pour me vider la tête.
20h tapante, je suis arrivée chez Pascal, boustée au café. J’en avais avaler une dizaine avant en moins d’1h.
Je n’ai pas vraiment été surprise de voir Caroline. Elle m’avait appelée pour savoir ce qu’on faisait ce week-end, elle lui avait laissé plusieurs messages, et Pascal ne l’avait pas rappelée. En voyant le sac avec son déguisement, j’ai réalisé que je n’avais rien prévu pour Halloween. Poisse. Pascal m’a dit de ne pas m’inquiété, Thomas avait certainement pensé à tous ceux qui avaient oubliés.
Et c’était le cas. Mais pas pour ce soir. Demain, pour ceux que ça intéressaient, il avait fait réserver tous les déguisement d’un des magasins pour ses amis. Sacré Thomas!
Au chalet, ils avaient déjà tous mangés. Ils sortaient quant on est arrivé, nous, on est resté encore un moment pour poser tranquillement nos affaires. Ensuite, on est sorti manger une pizza tous les 3, avant d’aller les rejoindre. On crevait la dalle. Ils ont bu du vin, moi ça ne me disait rien du tout. Ça ne se faisait pas trop d’avaler une vodka avec sa pizza, alors je me suis retenue.
On avait pas trop d’intimité avec Caro dans les pattes…
Merde! Je suis vraiment trop coincée! Dès qu’on est arrivé dans notre repaire habituelle, on s’est retrouvé dispersé. Caroline a suivi, sans gêne Pascal. Et moi, ben, j’ai détalé dans l’autre sens. J’ai été me planter vers Thomas et Julien. Je suis vraiment nulle! Je n’avais qu’une envie, c’était d’être vers Pascal, alors pourquoi est-ce que je file ailleurs, comme une fusée?
J’ai presque avalé mon verre cul sec. C’était pour dissoudre mon anxiété et ma jalousie de le voir parler et sourire avec d’autres filles. Il avait l’air heureux, détendu et l’air de s’amuser! Et ce n’était pas avec moi!!! J’étais envieuse. Envieuse aussi de voir Caro à ses côtés et pas moi. Il ne regardait même pas dans ma direction. J’ai avalé un 2ème verre presque aussi rapidement que le 1er.
Je crois que ça m’a décoincée un peu. Je me suis lancée dans un discussion acharnée avec… Jeeez… Il s’appelait comment lui? Me rappelle même pas. Mais un moment donné, ce type m’a passé le bras autour des épaules pour me chuchoter un truc à l’oreille, et je n’ai rien entendu. Je n’en ai pas eu le temps. Pascal est apparu d’un coup, m’a prise par le bras pour qu’on rentre.
Hihihi… Je pense que j’avais fait un peu exprès d’être ultra sympa avec ce mec pour provoquer Pascal…
Le type n’a pas très bien compris, et je n’ai pas réussi à déchiffrer ce qu’il a dit, mais j’ai juste entendu Pascal lui dire “Bas les pattes”. Pascal avait attrapé son bras à lui de l’autre main. Je crois qu’il voulait me toucher ou peut-être me parler, je ne sais plus.
Je crois que Caro s’était rapprochée de nous, mais elle n’était plus là quant on est sorti. Je crois bien que Pascal était en colère. Glups.
- Ne recommence pas… Tu sais bien que je suis jaloux! Je ne supporte pas de te voir te laisser draguer par n’importe qui! Je ne partage pas... Et ça m’énerve…
Wahhh, ce qu’il était chou quant il était tout gêné. Il s’est lancé dans des excuses de m’avoir fait sortir comme ça. L’air frais me faisait du bien, ça m’éclaircissait la tête. Ses excuses s’intercalait avec de petits éclats d’humeur, ne comprenant pas que j’ai pu me laisser aller à boire autant. Je lui ai dit que ça allait, je n’étais pas saoule. Alors, il s’énervait encore plus, en me demandant comment j’avais pu laisser ce type poser ses sales pattes sur moi.
Pour le calmer, je lui ai pris la main. Je souriais. Je l’aimais tant. S’il savait à quel point j’étais raide dingue de lui, il ne me ferait jamais de scènes. Sentir mes doigts dans sa main l’a calmé, il a serré mes doigts avant de me passer le bras sous le sien et mettre ses mains dans ses poches. C’est vrai, j’étais un peu grise, mais pas complètement saoule. Maintenant que j’étais avec lui, j’étais bien.
Au chalet, il m’a presque arraché mes vêtement avant de me jeter sur le lit… La douce chaleur de son corps réveillait mes sens, sa bouche se faisait pressante et gourmande… Je ne demandais que ça…
Je crois que je me suis endormie après. Dans un demi sommeil, j’ai vu que Pascal était encore là, il lisait au lit. Il m’a souri et je me suis encore endormie, rassurée. Je crois lui avoir dit de ne pas rester ici pour moi, ça allait. Il ne voulait pas me laisser toute seule au chalet. La fois suivante quant j’ai entre-ouvert les yeux, il n’était plus là, j’ai entendu du bruit en bas, et j’ai replongé jusqu’au lendemain. J’étais out.