305/2012 - Malentendu! Lesbiennes? Pas trop!

Publié le par JaneDo


Jeudi - 1 Novembre 2012 - (305/2012) - Malentendu! Lesbienne? Pas trop!

Aujourd’hui, pour me rattraper de ma fatigue d’hier, et aussi pour surprendre mon petit coeur, je me suis pointée à son boulot à midi, pour qu’on aille dîner ensemble. Je m’étais discrètement renseignée, pour être sûr qu’il n’avait pas déjà quelque chose pendant la pause de midi. La réceptionniste l’a averti qu'on l’attendait. Eh ben, ça lui a fait drôlement plaisir.

En attendant, ne sachant pas, il avait prévu d’aller manger avec des collègues, et ils ont plaisanté en voyant pourquoi. Ça lui faisait plaisir, parce que le soir, il avait un match à l’extérieur, et il ne savait pas exactement à quelle heure il allait être à la maison. C’était mignon, parce que c’était comme s’il avait des comptes à me rendre. Comme si on était un petit couple, tout ce qu’il y a de normal.

J’avais réservé dans notre petit hôtel habituel près de son boulot. Je n’avais pas vraiment l’intention de manger en fait. L’idée lui plaisait bien à voir son sourire coquin, mais, il m’a dit que ce n’était pas raisonnable. Si on nous voyait entrer ensemble là-bas, il était cuit. On aurait dû faire comme on faisait d’habitude, y aller chacun de son côté. Comme ça, on ne nous voit, ni entrer, ni sortir ensemble.

Poisse… raté… Donc, on a été dîner!

Après notre dîner romantique, à s’obliger à ne pas se toucher de trop, ni se prendre la main, ni se faire de bisous, ni rien, je suis rentrée travailler en attendant la fin de la journée pour courir chez lui. Puis j’ai réalisé que ça ne me servait à rien de courir, il ne rentrerait que tard dans la soirée.

De toute façon, j’avais une autre idée en tête; continuer ma fouille! De le savoir à loin, m’arrangeait plutôt!

Caro a voulu passer à la maison, ça ne me disait rien, alors j’ai repoussé pour quant je serais chez Pascal. Ça foutait un peu en l’air mes plans de fouille, mais bon! Donc, vers 20h, j’ai retrouvé Caro chez Pascal. Et je n’ai pas pu me retenir de lui parler de ce que j’avais découvert. Je lui ai fait juré de garder le secret sur sa vie!

Complice, on s’est précipitée dans la chambre pour jeter un coup d’oeil sur les paperasseries. Aïe, j’ai dû faire attention à tout ce qu’elle touchait, pour qu’on remette tout en place. Je ne voulais pas que Pascal se doute de quelque chose. Avec mon natel, j’ai fait des photos avant chaque opération, pour savoir comment reposer les choses.

J’ai presque aussitôt regretté de lui en avoir parlé et surtout, surtout, de lui avoir montré la cachette. Je trouvais assez moche, d’être là les 2 à fouiller dans les affaires de celui que j’adore. Et il y avait des choses que je ne voulais pas qu’elle sache! Mais, je crois que le secret avait été un peu lourd à porter toute seule, et je pensais me sentir soulagée de le partager avec quelqu’un. Et qui mieux que Caro?

Donc, je l’ai fait commencé par le bout que j’avais déjà regardé, en évitant soigneusement ce qui me concernait. On a pu faire ce que je n’avais pas eu le temps de faire la dernière fois, lire quelques rapports. L’air de rien, même si Pascal m’avait raconté certaines choses, ça faisait encore mal de le lire.

D’après un des derniers rapports, il semblait que Pascal entretenait encore des rapports avec Nina. Quant elle était en Suisse, Pascal avait passé plusieurs soirée à son hôtel. Et dire que je ne m’étais doutée de rien. Les boules. Je crois que je suis un peu naïve. Toute perdue d’amour pour lui, je voyais ce que je voulais bien voir, entendait ce qui m’arrangeait. Caroline aussi avait la mine défaite.

Vers 21h30, on a arrêté et préféré tout remettre en place, de peur que Pascal arrive entre 2, et qu’on soit trop occupée pour l’entendre passer la porte. D’ailleurs, aïe aïe aïe, on a eu chaud. Pascal est arrivée alors qu’on sortait de la chambre. Un peu plus, et on se faisait chopé, la main dans le sac. Enfin, dans la malle!

Pascal a eu une expression bizarre sur le visage. Nous, enfin, Caro a rougi jusqu’aux oreilles, et moi, les oreilles violacées à fond!!! C’était un peu le malaise, il a fallu immédiatement inventer une excuse pour être allée dans sa chambre. On se sentait forcément coupable, et je crois que j’insistais un peu trop. Alors j’ai arrêté.

Je trouverais quelque chose pour expliquer à Pascal plus tard, quant Caro sera partie. Alors autant éviter de m’enfoncer maintenant. On aurait vraiment dû penser à ce qu’on allait raconter, au cas où!!!

J’avoue que j’étais loin d’imaginer que Pascal puisse se faire une tout autre idée, en nous voyant sortir toutes les 2 de sa chambre à coucher. Il y avait une salle de bains dans notre chambre, donc pourquoi aller dans celle qu’il partageait avec sa femme? J’ai pensé couper court à ses questions en disant que c’était un problème de filles, que je pouvais difficilement lui donner des détails.

Je n’aurai pas pu imaginer que Pascal s’était demandé s’il ne se passait pas quelque chose entre Caro et moi, dans son dos!!!

Je n’ai pas compris pourquoi il était un peu distant le reste de la soirée. J’ai pensé qu’il se doutait de nos recherches, mais lui était à cent lieux de ça. Il se posait des questions, croyait comprendre pourquoi je ramenais toujours Caro dans notre couple. Ciel, il avait tellement tord, mais j’étais loin de me douter de ce qui se passait dans sa tête. Dire qu’il s’était précipité à la maison après son match pour être avec moi. Il pensait avoir découvert le pot aux roses, un secret qu’on avait voulu lui cacher.

Bref, un total malentendu!

L’ambiance était lourde, on était toutes les deux assez gênée, alors Caro n’est pas resté longtemps. On sentait Pascal nous observer, rire en retenu à nos petites blagues. Caro et moi n’avions pas ce genre de relations, mais depuis l’autre côté du miroir, à la place de Pascal, il pensait qu’on se donnait du mal pour éviter que quelqu’un remarque quelque chose. Et pourtant, on était comme d’habitude.

En partant, Caroline a même oublié les casseroles qu’elle avait laissé ici l’autre jour.

On a passé une soirée tranquille. J’ai voulu lui expliquer au détour de la conversation, mais Pascal a balayé mes excuses d’un geste de la main. Il ne voulait pas en parler, pas savoir. Puis, au moment de se coucher, il a fini par cracher le morceau.

  • Tu sais Jane, si Caro et toi, vous… Enfin, je veux dire que si… Bref, je ne vois pas pourquoi tu te sens obligée de me le cacher! Est-ce que vous… Est-ce que Caro et toi, vous êtes plus qu’amie?
  • What?! Qu’est-ce que tu racontes? De quoi tu parles?
  • Est-ce que vous couchez ensemble?
  • Waouh! Qu’est-ce qu… T'es dingue? Mais, qu’est-ce que tu racontes?

Enfin, un regard franc, droit dans les yeux. Depuis qu’il était arrivé, il avait soigneusement évité mon regard, semblait un peu gêné, alors je me sentais rassurée, mais pas en entendant ce qui sortait de sa bouche.

  • Ben, tu veux que je pense quoi en vous voyant sortir d’une chambre, aussi embarrassée l’une que l’autre, rougissantes et tout?
  • Ohh pfffff… Dieu!

J’ai éclaté de rire! Oh mince alors! Et moi qui pensait qu’il se doutait peut-être qu’on avait fouillé dans ses affaires, et m’était préparée à lui inventé le plus gros mensonge de la terre! Oh ben ça alors, il s’était immaginé qu’on était dans la chambre pour se faire des papouilles??? Il rigole là!

Mon rire a détendu l’atmosphère. Je me rendais compte ce qu’il s’était imaginé, et je comprenais ses regards par en-dessous, sa distance. Il se torturait la tête pour rien. De me voir rire l’a fait réaliser qu’il devait se tromper.

Après avoir bien rit, je l’ai rassuré en lui disant que même si ça avait été le cas, on avait aucune raison de le lui cacher, au contraire, on l’aurait fait participer! Qu’on était ni l’une, ni l’autre, attirée par les femmes. Evidemment, après on a parlé de ça.  Comme tout homme, il se demande ce qui se passe dans notre tête, se demande comment on arrive à jouer à des jeux sexuels, sans pour autant éprouver des sentiments amoureux pour l’autre femme. Par contre, ce n’est pas le cas quant il s’agit d’un homme.

On a, en quelque sorte, analyser la question. Pascal était curieux. Ça nous a gardé réveillé une bonne partie de la nuit. On a aussi rigolé, parce qu’il m’a expliqué qu’il s’était imaginé parfois, et aussi toutes les pensées qui lui avaient traversé la tête. Il s’était imaginé que j’étais peut-être amoureuse de Caro, et c’était pour ça que je la laissais toujours revenir entre nous. Il avait eu un peu peur aussi d’avoir été carrément aveugle.

Ça, ça m’a fait encore rire. Lui aussi.

Je lui ai dit que j’étais amoureuse de lui, et que personne ne lui arrivait à la cheville!


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