32/2014 - Thomas me fait des cadeaux? Ou il cherche à m’acheter?!
Samedi, 1er Février 2014 -- 32/2014 - Thomas me fait des cadeaux? Ou il cherche à m’acheter?!
Oh!… Que se passe-t-il? Thomas m’offre des cadeaux! Et pas de petits riens, ce qui aurait été plus adorable. Là, j’ai l’impression qu’il cherche à acheter mon affection, mon attention, mes sentiments. Il ne le fait pas exprès. C’est vrai que de tous temps, la plupart des hommes pensent qu’ils peuvent acheter les femmes avec des démonstrations d’argent. C’est gentil, mais j’ai refusé son bracelet, qui valait dix fois plus que ma voiture!
J’aime les hommes généreux, qui font de petits cadeaux, comme une fleur, un petit livre, des petits chocolats, mais tant que je n’ai pas décidé de “sortir” avec, je n’aime pas avoir l’impression qu’il m’en jette plein les yeux.
Sachant que je n’avais pas l’intention de passer la nuit au chalet, Thomas a tout tenté pour me faire changer d’avis. Pour le refroidir, je lui ai rappelé que je voyais Layne. Qui est un de ses bon copain. Il a fait la grimace, mais a insisté quand même. Hum, je crois qu’il a pris ça pour une “compète”. Ce n’était pas le but. J’aurai pu lui dire que je n’avais pas l’intention de m’engager envers qui que ce soit, seulement profiter de la vie, m’amuser un max, maintenant que j’étais libre. Mais, j’ai préféré ne pas insister. Au moins, il sait.
Pour une fois, j’ai papoté un peu avec tout le monde, évitant comme la peste, les coins où se trouvaient Pascal. J’ai voulu aller me chercher quelque chose à boire, malgré la profusion de ce qui se trouvait sur la table. Je voulais re-goûter un “gin-fizz”, ça faisait un bail. C’était aussi pour m’éloigner un peu du groupe. J’étais fatiguée de la foule. Accoudée au bar, je cherchais un moyen de fuir et rentrer chez moi.
Pascal est venu se poser à côté de moi. J’ai tout de suite ressenti sa présence, avant même qu’il me parle. La chair de poule est montée du bas de mon dos, le long de la colonne, jusqu’à la racine de mes cheveux. Le flippe.
- Hey…
- Hey.
- Je ne savais pas si j’osais t’aborder, si tu n’allais pas m’envoyer sur les roses.
- Pourquoi?
- Ben… T’étais fâchée contre moi hier?
- Je n’étais pas fâchée Pascal, j’avais juste des choses à mettre au clair. C’est tout.
- Ha bon!
Après un petit moment de… recueillement, il m’a demandé si on était toujours amis. C’était clair. Je ne vois pas pourquoi je lui ferai éternellement la tête. Ni même pourquoi je l’enverrai promener, s’il m’approche.
- Ben… Tu n’es même pas venu me dire bonjour, alors j’ai pensé que tu étais sérieuse hier. Que tu ne voulais rien avoir à faire avec moi!
- J’étais sérieuse, mais ce n’est pas pour autant que je suis fâchée. Je ne te fais pas la gueule, si c’est ce que tu cherches à savoir. Je ne vois pas pourquoi. Je veux juste que tu évites, comme hier, les bisous sur la bouche. De toute façon, tu pouvais aussi te bouger pour venir me dire bonjour. Puis, je ne voulais pas te déranger.
- Ça me fait bizarre de te faire la bise…
- T’inquiète… A moi aussi…
Thomas est venu se planter devant nous, comme s’il venait de nous prendre la main dans le sac. Je n’aime pas ce genre d’attitude.
- Alors? Réconcilié?
J’ai pensé que c’était à moi de répondre; “On a rien à “réconcilier”, on n’est pas fâché!”. Pascal, gêné, a préféré se retirer. Il m’a fait un bisou sous l’oreille. Encore une fois, j’ai failli lui aboyer que, c’était justement ce genre de chose qui me dérangeait. Mais, je ne voulais pas en faire toute une histoire devant Thomas.
Thomas a entrepris de me questionner sur Pascal. Il avait aussi remarqué, que je n’étais pas allée le saluer. Je me faisais l’effet de répéter inlassablement les mêmes choses. Je lui ai répété les mêmes choses, que j’avais dit à Pascal hier et ce soir. Thomas avait l’air sceptique; “Et arrête… Tu me donnes l’effet de vouloir que je me justifie… Je n’ai pas à le faire. Ni envers Pascal, ni envers toi. Dois-je te rappeler que, tu as une copine!”.
Thomas a fait celui qui s’écroule presque, après avoir reçu une balle, en portant la main au coeur; “Touché.”. Ça m’a fait rire, et je l’ai traité d’abruti. Mais, c’était gentil, parce qu’il était drôle.
Après ça, il m’a entraînée sur la piste, et on a dansé. De temps en temps, je me laissais aller à mettre mes bras autour de son cou. Lui non plus, je ne voulais pas qu’il se mette à me “rouler des pèles”. Je déteste ce genre d’attitude en publique. Encore plus, quant ce n’est pas mon partenaire fixe. On est juste des “friends with benefits” (amis avec des avantages).
Du coin de l’oeil, j’ai vu Pascal nous observer un moment, avant de se laisser happer dans une discussion, qui le faisait beaucoup sourire, avec Elodie et d’autres miss que je ne connaissais pas bien. La prochaine fois, je ferais quelques efforts pour connaître un peu mieux les autres filles, qui tournent comme des satellites autour du groupe.
Après un certain temps, j’ai constaté que Pascal m’avait complètement zappée. Est-ce que c’était vraiment ce que je voulais???
Non, je ne reste pas ce soir. Demain, je sais que les garçons passeront leurs journées sur les pistes. Si je reste là, je pourrais lire près de la cheminée, faire quelques siestes. Mais, je risquais de devoir faire un peu connaissance avec les filles qui ne vont pas sur les pistes, et je ne suis pas sûre que j’apprécierai. Les conversations, qui tournent en rond, débiles même, sur les garçons, qui est avec qui, qui est comment, etc, je ne sais pas si je supporterais.
Je pourrais toujours remonter faire la fête avec eux demain soir…
Mais pour l’instant, ce soir, dans les bras de Thomas, je dansais sans trop me soucier de ce qui se passait autour. C’était un gros effort, pour ne pas laisser mon regard glisser vers le bar du fond. La vodka, ça aide bien.
Avant de m’endormir, j’ai eu un gros coup de cafard; ce sera bientôt la St-Valentin… La fête des amoureux… Pas pour moi!