322 - Résister à ses formes, ses nibards et touti quanti?
Jeudi.... 18 nov. 2010
Thomas avait un match ce soir, je ne pouvais pas aller le voir jouer, j’avais peur que quelqu’un me refile son rhume. Si je devais attraper la toux, ce serait l’horreur. Après, il sortait, comme d’habitude, prendre un verre avec ses potes. Si j’avais été en forme, j’aurai probablement été le rejoindre. Quoique, depuis que Pascal n’est plus là, je n’ai plus tellement envie de sortir.
Je n’avais pas vraiment fait attention au fait que, les week-ends au chalet, c’était toujours lorsque les garçons n’avaient pas de match. Ce week-end, on allait donc au chalet, Thomas n’avait pas de match.
Vers midi, j’ai failli avoir une petite crise cardiaque en voyant le nom de Pascal apparaître sur mon natel. Tremblante, j’ai répondu presque aussitôt. J’avais peur qu’il change d’avis et raccroche!
Pascal avait appris par Caro que j’avais atterri à l’hôpital dimanche et que j'avais passé la journée aux urgences pour des problèmes respiratoires. J’avais papoté avec Caro hier, mais je ne m'attendais pas à ce qu’elle le dise à Pascal. Elle m’avait dit qu’il avait été étonné de ne pas m’avoir vu dimanche, que Thomas lui avait semblé de mauvaise humeur, que Thomas lui avait demandé s’il m’avait appelée, et lui avait posé tout un tas de questions.
Par contre, Thomas, une fois qu’il a su ce qui m’était arrivé, n’en a rien dit à Pascal.
J’aurai pu me fâcher contre Thomas pour ça, mais bon, je le comprenais. Après tout, lui avait été là pour moi, et il n’y avait pas de raison particulière qui l’obligeait à parler de moi avec Pascal.
Pascal semblait inquiet et me reprochait de n’avoir pas pensé lui dire, ou l’appeler pour m’emmener à l’hôpital ou même pour aller me récupérer. Je devais vraiment me sentir mieux, parce que je lui ai rappelé que lui non plus n’avait pas jugé utile de me dire à propos de la grossesse de Jess, par contre, il avait couru le dire à Caro. Hum, on a failli commencer à se prendre la tête, mais heureusement Pascal restait calme. Il a reconnu que j’avais en partie raison et s’est excusé.
Ça m’a un peu coupé les pattes, mais profitant de mon avantage, je lui ai avoué que je savais qu’il avait passé la nuit chez Caro. Oui, oui, je l’avais espionné! Pascal a eu une sorte de hoquet amusé;
- Je sais que je ne risque pas de faire des bêtises, je ne risque rien avec elle. On ne peut pas en dire autant si... Enfin tu vois quoi!
- Nooo-on? Je vois pas!
- De toute façon, ton chéri m’a interdit de t’appeler, alors...
- Mais, c’était après... avant ça, tu avais déjà été te réfugier dans les jupons de Caro..
- Ah! Donc tu avoues finalement que tu sors bien avec Thomas!
- C’est pas la question...
Bref, on tournait autour du pot, chacun bloqué dans sa vision des choses. Il n’en restait pas moins, qu’il s’était tout de même tourné vers Caro en 1er, et pas vers moi. Ça je n’arrivais pas à le lui pardonner, ni à l’oublier. J’aurai pensé, non, souhaiter être la 1ère personne à qui il en aurait parlé. Pour moi, il était clair qu’on se tourne vers celle qui compte le plus en 1er, donc elle, Caro, comptait plus pour lui que moi, alors son histoire, comme quoi il ne risquait pas de faire de bêtises s’il était avec elle, n’arrivait pas à me convaincre du tout, du tout.
Les mecs sont des imbéciles patenter, non mais, me faire croire qu’il arrivait à dormir dans le même lit, avec une fille qui lui plaisait autant que Caro, sans plus, no way. Avec toutes ses formes, ses nibards, et touti quanti, pfff, non je n’arrivais pas à avaler une couleuvre pareille! En plus, ça me faisait mourir de jalousie rien que d’en parler, de l’imaginer.
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Si tu étais dans les parages, tu devrais le savoir, il ne s’est rien passé. Il ne se passera rien. C’est juste une amie, une bonne amie. Ca t’arrive aussi de dormir avec un bon copain sans qu’il ne se passe rien, comme avec Brian, non? Ou je dois imaginer autre chose?
Baaaahhh, là j’ai failli m’étouffer... Heum, oui, non, heu Brian, ce n’était pas pareille... Arf, j’ai préféré changer de sujet et je ne voulais plus parler de ça, ni me prendre la tête avec lui, parce que j’étais quand même contente de l’entendre.
Pascal m’a dit qu’il serait au chalet ce week-end et a voulu savoir si j’y allais aussi, si j’allais bien ou si je pensais rester sur Lausanne. Il a promis qu’on aura l’occasion de discuter durant le week-end. Les battements de mon coeur se sont un peu affolés à l’idée de le voir, le revoir, l’approcher... Glups, j’étais toujours fragile quant il s’agit de Pascal.
J’allais devoir me contrôler, travailler sur moi-même et me rappeler à tout moment qu’il s’était tourné vers Caro et pas moi. Elle était la 1ère à avoir appris la “bonne” nouvelle, elle comptait plus que moi pour lui, passait avant moi... Je devais juste me répéter tout ça, encore et encore, ça m’aiderait à rester à distance et ne pas m’attendre à un miracle, ni attendre qu’il me demande d’aller me faire pendre ailleurs.
Le soir, après avoir pourtant dit à Thomas que je ne me sentais pas en état pour sortir, j’ai eu envie d’aller le rejoindre. J’aimais être avec lui, je me sentais bien quant j’étais près de lui et ça me faisait plaisir de le retrouver. Je savais toujours où il était, il me laissait toujours des messages sur son parcours, donc je savais où retrouver mon petit homme.
C’est fou comme je me sens à l’aise avec Thomas. Apuyé au bar quant j'ai pointé le bout de mon nez, Thomas m'a acceuilli avec un grand sourire heureux. Il était avec des mecs et des nanas que je ne connaissais pas, pourtant à aucun moment je ne me suis sentie empruntée pour me joindre à eux. Je lui ai fait la bise en dernier, parce que je ne bougerais pas de là.
Thomas est un peu bagarreur, c’est seulement maintenant que je m’en rend compte. En arrivant, j’avais salué quelques amis, et un peu plus tard, un de mes copain s’est approché pour papoter. On discutait gentiment, Thomas était à côté, je ne pensais pas qu’il faisait attention à ce qui se passait de mon côté, mais c’est là où je me trompe. Thomas, sans que je le sache a toujours gardé un oeil sur moi, et ce depuis longtemps. Il restait toujours discrètement dans les parages, même quant je sortais avec Pascal, petit à petit, je me rend compte de sa gentillesse, de sa tendre amitié qui le fait veiller sur moi sans que je le sache.
En bavardant avec mon pote, un type, sûrement un de ses pote s’est pointé, et par habitude, je lui ai fait la bise et il a essayé de m’embrasser. Le crétin, il avait dû imaginer que j’étais une de ces idiotes qu’il avait l’habitude de côtoyer ou quoi? J'avoue que ce genre de chose ne m'arrive pas souvent, j'avais dû baisser ma garde. En général, je les renifle ces abrutis à des km Je me suis reculée précipitamment. Le plouk a voulu m’attraper par le bras pour me forcer, mais il n’en a pas eu le temps, Thomas l’a repoussé, et le plouk a atterri sur une table voisine, avant de s’écraser parterre.
Se sentant humilié, il a voulu revenir à la charge, enfin plutôt, s’en prendre à Thomas. Mauvaise idée. Thomas a évité son crochet du gauche et a attrapé son bras pour le traîner dehors, comme un videur l’aurait fait. Dehors, il le repoussait chaque fois que l’autre le chargeait. J’ai pointé mon nez dehors, pour leur dire d’arrêter et demander à Thomas de rentrer. Le plouk m'a lancé; “ta gueule la pouffiasse”, du coup Thomas lui a balancé son poing dans la gueule. L’autre avait l’air d’un insecte essayant de se remettre sur pied. J’avais envie de rire, mais je me suis retenue, je ne voulais pas que Thomas pense que ça m’amuse.
Les copains du plouk sont sortis, et ils ont disparus. J’étais un peu inquiète quand même, parce qu’on ne sait jamais avec ce genre de taré. Vexé d’avoir été rejeté, mis sur le carreau, ce genre de lâche pouvait très bien se cacher dans un coin pour attaquer par derrière, vu que de face il ne faisait pas le poids. S’il avait attendu, il a dû s’impatienter, parce qu’on est parti qu’env. 2h plus tard.
On a été dormir chez lui. Oui, je crois que Thomas m’aime, je l’aime aussi.
Il a voulu faire l’amour, je m’y attendais. J’aurai préféré qu’il un peu patient, qu'il attende que je sois vraiment rétablie, mais comment résister quant il plonge ses yeux marrons dans les miens et que sa bouche se transforme en caresses!
------ Résister à ses formes, ses nibards et touti quanti? - (322) - jeu.18.nov.10 ------